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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 19:37

Si nous reprenons notre visite périodique (d’une périodicité variable, avouons-le) des ouvrages de Chesterton, après avoir évoqué La petite histoire de l’Angleterre pour l’année 1917, nous devrions évoquer pour cette même année l’Utopie des usuriers. Recueil d’articles parus à l’origine dans The Daily Herald, publication socialiste et syndicaliste, après le départ de G.K. Chesterton du Daily News – conséquence directe du scandale Marconi (voir ICI,  , , et ), Utopie des usuriers fut publié, non en Angleterre, mais directement aux Etats-Unis. Nous avons déjà présenté ce livre (ICI,  et ) à l’occasion de la parution de sa traduction française, réalisée par Gérard Joulié, et parue aux éditions de l’Homme Nouveau. Dans Valeurs Actuelles du 25 novembre dernier, voici ce qu’en disait Philippe Barthelet :

 

« “L’utopie des usuriers”, c’est le monde que Chesterton prophétisait il y a un peu moins d’un siècle : au lecteur d’aujourd’hui de relever tout ce qui, de la dissolution de l’art dans la publicité à l’asservissement universel et indolore aux seules nécessités du commerce, lui rappellera quelque chose. Cet « essai d’hier pour aujourd’hui » a été publié en 1917 à New York – les éditeurs londoniens l’ayant refusé pour sa virulence. Cependant Chesterton reste Chesterton : « S’il tonne et frappe, sa colère est subtile et sa moquerie permanente », comme le remarque Philippe Maxence, éditeur de ce livre et l’un des plus éminents chestertoniens français. On ajoutera, et c’est tout dire, que la traduction est due à Gérard Joulié. » (la suite à lire ICI).

 

COUV CHESTERTON UTOPIE

En cette période de cadeaux et d’achat de livres, nous ne pouvons que vous inviter à vous procurer cet ouvrage qualifié de « prophétique » par Valeurs actuelles.

 

 

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Deux ans plus tard, Chesterton publie Irish Impressions. Le titre du livre en dit assez la matière, tirée d’un voyage en Irlande. Mais pas n’importe quel voyage ! Si le livre fut publié en 1919, le texte date d'un peu avant la fin du conflit, lors d’une tournée qu’effectua l’écrivain dans ce pays pour tenter de convaincre les Irlandais de s’engager pour aller combattre sur le front en France. Le livre rassemble une série d’articles parus à l’origine dans The New Witness, entre le 11 octobre 1917 et le 25 avril 1919. Il fut publié le 4 novembre 1919 chez Collins et connut également une éditions américaine chez John Lane Company, à New York, l’année suivante. Dans l’édition américaine, Irish Impressions comporte 222 pages. Le livre comprend neuf chapitres, dont voici le sommaire : 

 

 

Image-2-copie-17.png

 

 


 

D’un certain point de vue, c’est un livre étrange. Chesterton est venu en Irlande comme une sorte d’agent de recrutement de l’armée britannique. L’Irlande, qu’il découvre, est encore un pays occupé et asservi, qui a subi à Pâques 1916 un soulèvement républicain et indépendantiste qui s’est achevé dans un bain de sang. L’opinion publique irlandaise et même mondiale, notamment aux États-Unis, a été remuée par la répression sanglante des autorités britanniques qui n’ont pas hésité à fusiller et à déporter. Peu à peu, le peuple irlandais, qui s’était montré plutôt hostile au discours républicain, va mieux l’accueillir, au point de lui donner la victoire aux élections de 1918. Si ce livre est étrange, c’est que Chesterton est venu pour recruter des hommes pour l’armée britannique alors qu’il se montre foncièrement pro-Irlandais. Il exalte une Irlande paysanne et catholique (même s’il voit qu’une partie de l’Irlande se réclame davantage du celtisme que du catholicisme). 

 

À suivre…

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Published by Les amis de Chesterton - dans La malle des livres de GKC
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