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14 mai 2008 3 14 /05 /mai /2008 00:46
Parmi les éditions récentes de Chesterton, en France, citons Le Jardin enfumé que l'on doit aux éditions de l'Arbre vengeur. Ce petit recueil contient trois contes policiers, bien à la manière de l'auteur. L'un d'entre eux a donné le titre au livre dans son édition de 2007. Initialement paru sous le titre The Garden of Smoke (1919), ce conte est accompagné de Le Cinq de pique (The Five of Swords, 1919) et de La Tour de la trahison (The Tower of Treason, 1920). C'est sous dernier titre que le livre était déjà paru en 1977, dans la collection Marginalia, aux éditions Jacques Glénat. La nouvelle édition est bien réussie, d'un format plus agréable et d'une meilleure lisibilité.
Il est difficile de résumer de telles histoires. Il est préférable de les lire. Seulement, il faut faire confiance à l'auteur et à l'éditeur, être convaincu que l'on pourra être satisfait d'une telle découverte. L'esprit d'aventure manque le plus souvent aux lecteurs. Or, lire Chesterton, c'est souvent tenter une aventure.
L’émerveillement, l’extraordinaire sous des dehors ordinaires, c’est la clef du livre Le Jardin enfumé, admirablement préfacé par un très bon connaisseur de Chesterton, François Rivière. Au début de ce recueil de trois contes policiers, Rivière cite fort justement l’avis de Jorge Luis Borges : « Je pense que Chesterton est l’un des premiers écrivains de notre temps ». Mais François Rivière ne se trompe pas non plus quand il nous parle de G.K.C. comme d’un « grand voyant de l’invisible ». Dans les « contes » policiers de ce recueil, le lecteur côtoie effectivement un mélange de métaphysique, de mystère et d’intrigue classique, au point parfois de se demander s’il ne perd pas pied. Finalement, non, ce n’est pas le cas, car un retournement se produit. Mais il s’aperçoit alors que le romancier l’a conduit beaucoup plus loin que prévu. Et l’émerveillement, comme matériau constitutif du conte, laisse alors la place à l’émerveillement qui habite le lecteur, pareil à cette « Joie » dont parlait C.S. Lewis.
Il faut saluer le travail de l'éditeur et ne pas hésiter à aller visiter son site pour découvrir ce livre (et d'autres) : ici.
On peut aussi feuilleter quelques pages : .
Bonne nouvelle également : L'Arbre vengeur propose désormais un "badge" avec l'effigie de Chesterton (on trouve aussi Bloy et Richepin, par exemple). Plusieurs modèles existent, avec cinq couleurs différentes. Pour en savoir plus, il suffit de cliquer ici. Sinon, voici quelques informations de l'éditeur :

Commandez vos badges collector
"Arbre vengeur" !!!

Pour recevoir ces précieux objets (diamètre 34 mm),
merci de nous faire parvenir votre commande (avec les références
des badges convoités) accompagnée du chèque correspondant
(1,50 euros par badge + 1 euro de port) à l'adresse suivante :

Editions de l'Arbre vengeur
15 rue Berthomé
33400 Talence

N'hésitez pas à commander en vous recommandant du blogue, afin de nous faire connaître auprès de l'éditeur.

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Published by Les amis de Chesterton - dans Information
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