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18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 07:53


Une nouvelle fois, la bande dessinée salue Chesterton. Cette fois-ci, il ne s’agit pas d’une adaptation d’un livre de GKC comme dans le cas de La Croix bleue (voir
ICI), mais d’une mention de notre auteur en exergue d’un nouvel opus de Neil Gaiman.
C’est Cecil McKinley qui nous l’apprend dans le dernier numéro de COMIC BOOK HEBDO n°33 du 12 juillet. Dans le huitième volume de Sandman : au bout des mondes (Panini Comics, Vertigo Cult), Neil Gandman plonge son lecteur dans « Un contexte assez lovecraftien pour la situation géographique, mais clairement créé en hommage aux Contes de Canterbury de Geoffrey Chaucer, dans la grande tradition des histoires contées par les personnages et formant un tout parcellaire. Neil Gaiman porte résolument cette création chorale vers un éventail de récits surnaturels se complétant de belle manière : fantastique, horreur, anticipation, aventures, mythologie… pour encore une fois explorer toutes les strates qui se dégagent de son concept. »
Déjà avec Chaucer nous sommes un peu en Chestertonie. Mais Cecil McKinley nous en dit davantage encore sur la place de Chesterton chez Neil Gaiman : « "Pour toi et moi, et tous les hommes de courage, mon frère", psalmodia Wayne, "on versera du bon vin à l’auberge Au Bout des Mondes". Cet extrait du Napoléon de Notting Hill de Gilbert Keith Chesterton mis en exergue de l’album montre encore une fois à quel point Gaiman a été profondément impressionné et influencé par ce grand auteur britannique encore trop souvent mésestimé. Un indice supplémentaire pour mieux comprendre ce qui constitue et pétrit l’univers de ce scénariste devenu star mais resté un doux rêveur à la simplicité confondante. Bref, lisez, lisez, lisez Sandman, sans modération, et plongez dans un univers qui ne ressemble à nul autre pareil. Incontournable ! Indispensable ! ».

Pour lire l’intégralité de cet article :
ICI

Au fait qui est Neil Gaiman ? Né le 10 novembre 1960 à Portchester, sujet de sa Gracieuse majesté, mais vivant aux Etats-Unis, Neil Gaiman écrit aussi bien des romans que des scénarios de bande dessinée. Il doit notamment sa célébrité à la série Sandman publiée par DC comics dans les années 1990. Neil Gaiman n’a pas caché qu’il devait en partie sa vocation d’écrivain à C.S. Lewis qu’il a découvert à travers Les Chroniques de Narnia, lu alors qu’il venait d’avoir sept ans. C’est ce qu’il raconte dans un discours, dans lequel il a évoqué les trois auteurs qui ont changé son existence.
Il ne cache pas pas qu’au début il n’a pas saisi l’allégorie religieuse (un terme que n’aurait pas aimé C.S. Lewis) que l’on trouve dans Les Chroniques de Narnia. C’est à partir de 12 ans qu’il saisit certains parallèles.
Mais Neil Gaiman s’est dit choqué alors de découvrir que les livres qu’il avait tant aimés pouvaient avoir un autre sens. L’aspect religieux ou la religion dans une œuvre de fiction ne le choquait pas en soi. C’est plutôt l’impression (elle sera passagère) d’avoir été trahi par C.S. Lewis. À l’époque, Neil avait déjà lu Tactique du diable (Screwtape Letters), un autre des chefs-d’œuvre de Lewis et il se passionnait déjà pour Chesterton. Bien qu’il critique certains aspects de l’œuvre de Lewis, Neil Gaiman n’hésite pas à déclarer qu’il a été « la première personne à me convaincre d'être un écrivain ».
Tolkien occupera aussi une place importante dans son itinéraire. Il en aimé la poésie. Il a lu et relu la trilogie du Seigneur des anneaux, au point de penser que celui-ci est certainement le meilleur livre jamais écrit. De quoi le placer devant un dilemne : comment faire mieux, ou, au moins, aussi bien ? En faisant autrement !
C’est dans la même bibliothèque scolaire où il avait trouvé Le Seigneur des anneaux que Neil Gaiman fit la connaissance avec Chesterton. Le premier ouvrage lu fut le recueil de toutes les histoires du father Brown. Malgré les autres auteurs découverts alors, Chesterton aura pour Neil Gaiman une place particulière et jouera un rôle similaire à celui qu’avait joué C.S. Lewis. Il a aimé les phrases de Chesterton et la joie qui les habitaient. Father Brown sera le lien avec les autres ouvrages de Chesterton que lira Neil Gaiman : Le Napoléon de Notting hill (son roman d’anticipation
préféré et qui a influencé l’un de ses romans, Neverwhere), Le Nommé Jeudi (qu’il voit comme le prototype de toutes les histoires d’espionnage) et enfin L’Auberge volante. Neil Gaiman déclare aimé aussi, à divers degrés, les essais et les poèmes de Chesterton.
C’est donc par Lewis, Tolkien et Chesterton qu’il est devenu lui-même un écrivain.






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Published by Les amis de Chesterton - dans Information
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