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21 octobre 2008 2 21 /10 /octobre /2008 09:24
Sous ce titre, la revue trimestrielle L’Atelier du roman, éditée par Flammarion et Boréal, vient de faire paraître dans son dernier numéro (n°55) un dossier consacré à Chesterton. Au sommaire, huit articles (dont deux en anglais), deux dessins de Chesterton, une mini-biographie (très mini) et une bibliographie des livres parus en langue française. On trouvera plus précisément :

– L’anarchie au service de l’orthodoxie (vice versa) de Gilles Marcotte ;
Enquête sur le Père Brown de Jean-Pierre Ohl ;
Deux ou trois choses apprises de Chesterton de Marie-Andrée Lamontagne ;
A Visit to a Wunderkind Mistaken for a Lunatic de Jarl Faidit ;
L’orthodoxie d’un homme éternel de Lambros Kampéridis ;
Science Fiction, Chesterton and Moor Eeffoc de Stephen R.L. Clark ;
Mort d’un paradoxe d’Olivier Maillart ;
C’était mieux avant de Lakis Proguidis, le directeur de la revue, qui termine ce dossier.
Au total près de 80 pages consacrées entièrement et uniquement à explorer l’œuvre de Chesterton et à la présenter aux lecteurs de cette revue.
Pourquoi un tel dossier ?
Lakis Proguidis s’en explique dans la présentation de ce numéro :
« Ce n’est pas seulement pour rendre hommage à “l’un des premiers écrivains de notre ”, selon les termes de Borges, que L’Atelier du roman propose de revenir aujourd’hui à Chesterton (1874-1936). C’est pour son actualité : nul autre auteur de notre temps n’a autant que lui scruté le gouffre béant creusé dans chaque âme par l’idéologie du progrès. Gouffre d’où jaillit, nous le constatons chaque jour davantage, soit l’homme prosterné devant les lubies inhumaines de sa sciences, soit le soldat de dieux vengeurs et destructeurs. Cependant, lire et relire Chesterton, revenir à ce moraliste joyeux, à ce romancier viscéralement anticonformiste, à cet homme de foi (chrétienne) qui n’a jamais subordonné le mystère de l’existence au dogme, ce n’est pas pour chercher la voie moyenne entre les deux extrêmes qui rongent nos sociétés postmodernes ; c’est pour entrevoir le chemin qui conduit au noyau dur de l’humain, là où se côtoient la farce et le sacré, la drôlerie et le sentiment religieux ».

Dans les détails et les affirmations de chaque article, et jusqu’à certains passages de cette belle présentation de Proguidis, il y aurait à dire, à relever, à discuter. Si le temps nous le permet, nous reviendrons sur l’un ou l’autre de ces articles. En attendant, il faut saluer cette parution, ce dossier dans une revue de cette qualité. Elles ne sont pas si nombreuses à aimer la littérature, à en parler et à la défendre le moment venu. On trouvera aisément L’Atelier du roman en librairie (enfin, chez les vrais libraires). Éventuellement, on pourra en profiter pour demander d’anciens numéros. Par exemple, ceux consacrés à Jean Giono (n°37), ou Michel Déon (n°43), sans oublier le numéro d’hommage à Philippe Muray (n°49). En attendant, il ne reste plus qu'à se précipiter pour lire ce dernier numéro. Chesterton revient ! Ce n'est pas nous qui allons nous en plaindre !

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Published by Les amis de Chesterton - dans Veille chestertonienne
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