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15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 09:45

Je vous signale la parution aujourd'hui dans Le Figaro Magazine d'un article consacré à Chesterton (en ligne, ici).


Pour les Parisiens ou pour les provinciaux de passage à Paris, ce samedi, je leur donne rendez-vous à la Librairie France Livres 6 rue du Petit Pont, 75005, pour dédicacer L'Univers de Chesterton, à partir de 15h00. Pour plus de renseignements : ICI.


Pour me faire pardonner cette petite page du publicité, voici un extrait d'Orthodoxie (dont c'est le centenaire) consacré à la Joie :

« La joie, qui fut la petite agitation extérieure du païen, est le secret gigantesque du Chrétien. Et comme je clos ce volume chaotique, je rouvre l'étrange petit livre d'où vint tout le Christianisme et je suis de nouveau hanté par une sorte de confirmation. L'imposante figure qui remplit les Évangiles domine sous ce rapport, comme sur tout autre, tous les penseurs qui ont pu croire à leur grandeur. Son pathétique fut naturel, presque insouciant. Les Stoïques anciens et modernes eurent l'orgueil de cacher leurs larmes. Il n'a jamais caché ses larmes; Il les a montrées simplement sur son visage, à découvert, devant un spectacle de la vie quotidienne tel que le jour où il vit de loin sa ville natale. Pourtant il a caché quelque chose. De solennels surhommes et d'impériaux diplomates ont l'orgueil de contenir leur colère. Il n'a jamais contenu sa colère. Il a jeté les tables des marchands sur les degrés du Temple et demandé aux hommes comment ils espéraient échapper à la damnation de l'Enfer. Pourtant il a contenu quelque chose. Je le dis avec respect : il y a dans cette personnalité troublante un je ne sais quoi qui pourrait être nommé de la réserve. Il y eut quelque chose qu'il cachait à tous les hommes quand il gravissait une montagne pour prier. Il y avait quelque chose qu'il recouvrait constamment par un silence brusque ou un isolement impétueux. Il y avait une chose qui était trop grande pour que Dieu nous la montrât quand il a marché sur la terre et j'ai quelque imaginé que c'était sa Joie.  »
(L'Univers de Chesterton, p. 159)

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Published by Les amis de Chesterton - dans Information
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