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28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 10:57
Roman très riche, La Sphère et la croix mérite certainement une exploration plus longue et plus profonde que celle que nous proposons en guise de simple apéritif. Pour terminer sur ce chapitre, quelques mots de la traduction française.
Signée Charles Grolleau, elle a d’abord paru Crès en 1921 et comprend alors 328 pages. L'éditeur a pris soin de souligner alors qu'il s'agit de la « seule traduction autorisée par les éditeurs MM. Wells, Gardner, Darton & C° ». À cette époque, il semble que ne soit disponible en traduction française que le Charles Dickens (parution 1909); Le Nommé Jeudi (parution 1911); Le Napoléon de Notting Hill (parution 1912); La Barbarie de Berlin (parution 1915); Les Crimes de l'Angleterre (parution 1916) et La Clairvoyance du Père Brown (1919).
La traduction de La Sphère et la croix par Charles Grolleau connaît une deuxième édition, à Bruges, chez Desclée De Brouwer le 13 mai 1937. Le volume comprenait 399 pages. C’est cette même traduction qui est reprise par les éditions de l’Age d’Homme, en 1981, permettant ainsi aux lecteurs d’aujourd’hui d’avoir accès à cette « fable métaphysique » qui constitue selon l’éditeur « une des plus belles inventions de G.K. Chesterton, un des plus fascinants modèles de délire logique de la littérature mondiale ». Dans cette édition de l’Age d’Homme, La Sphère et la croix comprend 220 pages. Enfin on retrouve cette même traduction dans le reprint des éditions Saint-Rémi qui reproduisent l'éditions Crès de 1921, en 328 pages.
Notons au passage que Charles Grolleau fut aussi le traducteur de deux autres ouvrages de Chesterton : Les crimes de l’Angleterre, paru chez Crès en 1916, dans la collection Angha, d'Orthodoxie, paru chez L. Rouart et J. Watelin, en 1923. Né le 28 juin 1867 à Paris, décédé le 15 juin 1940 à Chateauneuf-sur-Loire (Loiret), Charles Grolleau a traduit plusieurs ouvrages d’origine anglo-saxonne. Parmi les auteurs catholiques traduits, citons Dom Bède Camm (un récit de conversion), dom Cuthbert Butler (une étude sur la règle bénédictine) et enfin le célèbre Mgr Benson et ses Paradoxes du catholicisme. Parmi les auteurs profanes, Charles Grolleau fut notamment le traducteur d’Oscar Wilde et de William Blake.
Tout récemment (1er mars 2009), l’Association de la Médaille miraculeuse a établi un lien entre le roman de Chesterton et la médaille de la rue du Bac à Paris :
« Traduction d’un écrit anglais publié en 1909, il y a tout juste cent ans, La Sphère et la Croix est un beau livre de Gilbert K. Chesterton, un des plus importants écrivains anglais du début du XXe siècle. A ceux pour qui, symbole du christianisme, la croix reste un symbole de sauvagerie et de déraison, Chesterton répond : Vous commencez par briser la croix, et pour finir vous brisez le monde habitable. Car si vous enlevez Dieu, qu’est-ce que l’humanité devient? Dans quelle sorte de monde sommes-nous réduits à vivre? Notre Dieu est si loin d’être le rival de l’homme qu’il a voulu que l’homme partage sa propre nature divine et son bonheur éternel.
La Sphère et la Croix nous fait naturellement penser à l’apparition de la rue du Bac. Dans ses mains, la Vierge Marie tient une sphère surmontée d’une croix polaire. Depuis les premiers princes chrétiens, c’était l’emblème usité pour exprimer la puissance. A juste titre, on a donné à la statue de la Vierge, la représentant dans cette attitude, le nom de Vierge puissante. »
La suite, à lire ICI.
Notons enfin que « La Sphère et La Croix » sera aussi le titre d’une collection au Seuil.
Pour avoir un aperçu du texte de La Sphère et la croix, vous pouvez vous rendre , en n'oubliant pas qu'il est préférable d'acheter le livre, au risque sinon de voir les éditeurs disparaître et les livres avec eux.

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Published by Les amis de Chesterton - dans La malle des livres de GKC
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