Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 12:00
Si Gilbert Keith Chesterton recommence à être un peu connu en France, Hilaire Belloc, paradoxalement, est quasiment tombé dans l’oubli. Paradoxalement, car Joseph Hilaire Pierre René Belloc est né à La Celle-Saint-Cloud, en France donc, à proximité de Paris, le 27 juillet 1870. Pourquoi cette naissance française ? Parce que son père était tout simplement Français.
Louis Belloc, un jeune avocat, avait épousé en 1867 une jeune britannique, Elizabeth Rayner Parkes (1829-1925) qui sera également écrivain. Si celle-ci était l’arrière-petite-fille du chimiste Joseph Priestley, Louis Belloc avait pour père un artiste en la personne de Jean-Hilaire Belloc. Né le 27 novembre 1786 à Nantes, Jean-Hilaire Belloc exerçait la profession de peintre de tendance néoclassique. Élève dans l’atelier d’Antoine Gros puis de Jean-Baptiste Regnault, Jean-Hilaire Belloc obtint une médaille au Salon de 1810. Par la suite professeur de dessin de la rue de l’École-de-Médecine, Jean-Hilaire Belloc sera fait Chevalier de la  Légion d’honneur en 1864, deux ans avant de mourir. On trouve certaine de ses œuvres au musée national du château et des Trianons de Versailles, au Paris, au musée du Louvre département des Peintures, à Paris et au musée national Magnin, à Dijon.

ARTHUR, COMTE DE DILLON, LIEUTENANT GENERAL (1749-1794)
Peinture de Jean-Hilaire Belloc (Versailles)





Peu après la naissance de Hilaire Belloc, sa famille part en Angleterre, pour éviter les affres de la guerre civile consécutive de la défaite de 1870, et les difficultés du siège de Paris, en septembre de la même année. En lisant The Times, ils apprendront que leurs maisons de Bougival et de La Celle-Saint-Cloud ont été mises à mal. Pourtant, en juin 1871, ils reprennent le chemin de la France et s’y installe à nouveau. Mais ce séjour devait s’avérait tragique. Lors d’un voyage en Auvergne, pour vister des amis, Louis Belloc se sent mal. Il se met à l’écart pour se reposer. Il sera impossible de le réveiller. À quarante-deux ans, il vient d’effectuer son dernier voyage. Le 22 août 1871 il est enterré au cimetière de La Celle-Saint-Cloud. La famille reste en France jusqu'au jour des morts, le 2 novembre 1871, puis elle reprend le chemin de l’Angleterre.
D’une certaine manière, la vie du jeune Hilaire est scellée. Avec un père vivant, il aurait certainement grandi en France. Celui-ci disparu, sa jeune veuve reprend naturellement le chemin de son pays natal.

Partager cet article

Repost 0
Published by Les amis de Chesterton - dans Un peu d'histoire
commenter cet article

commentaires