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14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 00:26
Le quotidien Présent a consacré sa Une du mercredi 8 avril à une présentation rapide de Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste de G.K. Chesterton (éditions de L’Homme Nouveau). Extrait.




A l’heure de la crise économique mondiale qui est inséparable  de la crise morale de l’Occident, deux livres d’aspect anodin arrivent  à point nommé. Apparemment hors sujet tous les deux,  puisqu’il s’agit, pour l’un, d’un receuil (inédit) d’essais de Chesterton  datés de 1926 que les éditions de l’Homme nouveau viennent  de publier sous le titre Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste ; pour l’autre, des actes de la XIXe université d’été de  Renaissance catholique en juillet 2005 : La pensée unique (Renaissance catholique).

Et pourtant, chacun à sa manière  éclectique et diversement datée, ils  disent déjà quasiment tout, d’une  part des causes profondes de notre  grande crise économique et de ses «  enfers sociaux », d’autre part des  effets intrinsèquement pervers de la  crise morale liée à ce funeste économisme.  (…)
« Ce que je reproche au capitalisme,  ce n’est pas qu’il y ait trop  de capitalistes mais précisément  qu’il n’y en ait pas assez », disait  Chesterton. C’est tout le « distributisme  » chestertonien, cher à Philippe  Maxence, qui est (si l’on y réfléchit  bien) le seul moyen politique  de « moraliser le capitalisme  » contre l’édifice malsain du  mondialisme. Louis Salleron en a  lui-même développé le principe en  France, en prônant non seulement  la diffusion de la propriété individuelle  mais l’organisation de la diffusion  de la propriété collective  privée, comme rempart de liberté  personnelle, facteur de justice sociale  et de développement économique  maîtrisé. La propriété est  pour la personne – « un besoin vital  de l’âme » (Simone Weil) – et non  la personne pour la propriété ! 
Nicolas Sarkozy a par exemple  jugé inacceptable que « Laurence  Parisot dise qu’elle n’a pas le désir  d’évoquer le partage des profits ».  Mais de la distribution de la propriété,  selon le principe clef de la  destination universelle des biens, il  n’en aura jamais été question, comme  remède politique et durable à  cette crise (dont le G20 ne vient finalement  que de « réguler » et renouveler  virtuellement les tares).  Or, note Philippe Maxence, « ce  n’est pas une mince surprise de  constater qu’en usant des mots qui  sont les siens, Chesterton avait déjà  pensé la crise de l’environnement,  la faillite des banques, la  perversité du système de la grande  distribution, la destruction de  l’agriculture » ! 

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Published by Les amis de Chesterton - dans Veille chestertonienne
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