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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 15:54



Chesterton and the romance of orthodoxie de William Oddie est divisé en deux grandes parties, de quatre chapitres chacune. La première explore la vie de Chesterton jusqu’à sa trentième année. Années d’enfance, si importantes pour l’acquisition de certains éléments fondamentaux comme la magie de la féerie ; années scolaires, si déterminantes, années d’études artistiques à Slade, si éprouvantes d’un certain point de vue, pour finir sur ses premiers pas comme jeune rédacteur dans des maisons d’éditions. La seconde partie suit Chesterton dans ses premiers écrits, dans l’émergence de l’homme de lettre, puis dans le critique et le polémiste, notamment avec la parution d’Hérétiques (1905) pour finir par la parution d’Orthodoxie.

Concernant l’évolution de Chesterton, William Oddie démontre que son catholicisme, comme système de pensée, était bien présent en 1908, bien avant donc son entrée officielle dans l’Église catholique. Il estime que les idées catholiques de l’écrivain lui ont été transmises, non d’abord par Belloc ou par le Father O’Connor, qui servira de modèle pour le Père Brown, mais essentiellement par sa femme, l’anglo-catholique, Frances Blogg (photo) et par les personnalités de la Haute-Église anglicane qu’il connaissait comme Charles Gore, Conrad Noel et Percy Dearmer. Ces derniers n’avaient rien de catholiques romains, mais s’intéressaient tous, dans le cadre du courant social chrétien, aux questions économiques et sociales, dans une perspective de justice sociale, également défendue par Léon XIII.
La vraie question qui se pose à propos du travail de William Oddie est de savoir si Orthodoxie constitue bien ce point d’arrivée dans l’évolution de la pensée de Chesterton. Ce dernier en défend lui-même l’idée dans son autobiographie. Pour Oddie, Orthodoxie constitue le terme d’un processus d’évolution spirituelle dont le livre va témoigner publiquement. Il estime que jusqu’à Orthodoxie le public et la critique pouvaient se demander qui était réellement Chesterton, ce qu’il voulait, ce qu’il pensait. Le propre frère de G.K.C, Cecil Chesterton remarque dans G. K. Chesterton : A Criticism, un livre anonyme consacré à son aîné, que personne en dehors de son propre cercle ne connaissait l’écrivain. À partir du printemps 1900, la question s’était, selon lui, transformée. Désormais connu, on cherchait à identifier celui qui se cachait en quelque sorte derrière les initiales G.K.C.

(à suivre…)


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Published by Les amis de Chesterton - dans Veille chestertonienne
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