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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 00:27

Le 28 juin 1910 (Gallimard indique dans son édition française du livre la date 24 juin) paraît en Angleterre un nouveau livre de G.K. Chesterton. Il s’agit cette fois d’une suite d’essais sociaux, divisés en cinq parties et rassemblés sous le titre général What is wrong in the world.
Le titre n’était pas de Chesterton lui-même, du moins pas complètement. Il aurait souhaité plus simplement « What is wrong ? ».
Le livre est édité chez Cassel à Londres. Il est publié également le 1er juillet 1910 à Leipzig, par « Tauchnitz edition », dans la « Collection of British authors ». L’édition américaine date d’octobre de la même année et paraît à New York chez « Dodd, Mead and company » (cf. image). La première traduction française date de 1948 et paraît chez Gallimard, à la NRF. Elle a été réalisée par J.-C. Laurens et comprend 256 pages (image ci-dessous). Une seconde traduction française est publiée en 1994, à l’Age d’Homme, dans la collection « Domaine anglo-saxon », dirigée par Gérard Joulié. La traduction est assurée par Marie-Odile Fortier-Masek. Le titre est différent : « Le monde comme il ne va pas ». Autre différence : cette édition reproduit la dédicace de Chesterton à C.F. Masterman. Au total, cette nouvelle édition, toujours disponible, comprend 208 pages. Enfin, dans les « Collected works » (l’équivalent des œuvres complètes) de Chesterton publiés par Ignatius press aux Etats-Unis, What is wrong in the world se trouve dans le quatrième tome de cette collection (nous donnerons désormais cette indication)
Maisie Ward a noté très justement dans son Gilbert Keith Chesterton que What is wrong in the world offrait les fondements de la sociologie de l’auteur, de ce qui sera plus tard les grandes idées du distributisme comme l’indique Michael Ffinch dans sa biographie. Ffinch note également, et avec justesse, que Chesterton attaque avec toujours plus de force le Calvinisme auquel il consacre au début de la quatrième partie tout un chapitre. Faisant référence à son livre « sur mon ami M. Bernard Shaw », Chesterton se réjouit que celui-ci ait admis qu’il était « un vulgaire calviniste ». Et Chesterton précise : Shaw « a ajouté que Calvin avait, bien entendu, raison d’affirmer qu’“une fois qu’un homme est né, il est trop tard pour le damner ou le sauver”. C’est là le secret fondamental et caché ; c’est là l’ultime mensonge de l’enfer. »
Après une telle approche, on pourrait croire que What is wrong in the world est essentiellement un livre religieux. Dire qu’il ne l’est pas serait, bien entendu, exagéré. Disons que le livre porte sur des sujets habituellement classés dans le domaine profane mais que Chesterton aborde avec un esprit religieux car s’il reconnaît la distinction des domaines, il ne croit absolument pas à leur séparation radicale. D’où des remarques que le lecteur peut entendre comme des digressions (reproche classique vis-à-vis de Chesterton) alors qu’elles répondent à une logique commune.

À suivre…

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Published by Les amis de Chesterton - dans La malle des livres de GKC
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