Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 00:25
« La Chasse à l’oie » est le deuxième conte que nous offre le recueil de l’Age d’homme (titre général : La fin de la sagesse). Comme le précédent, « Une demi-heure aux enfers », ce conte date de la période scolaire de Chesterton, quand il était élève à St. Paul’s School, à Londres.
Ce conte a été écrit en 1892, l’année des dix-huit ans de Chesterton. Dans les recueils anglo-saxons, il paraît habituellement sous le titre « The Wild Goose Chase », traduit par « La Chasse à l’oie » en français. Mais son titre véritable est plus long : « The Wild Goose Chase At The Kingdom of The Bird ».
Chesterton a fait suivre le nom de l’auteur de trois lettres : « J.D.C. ». Il s’agit du « Junior Debating Club » de St. Paul’s School, club auquel il appartenait et dans le journal duquel il écrivit ses premiers articles. Ce conte est précédé d’une dédicace (non reproduite dans la traduction française, mais présente dans The Coloured Lands) à un autre membre du « Junior Debating Club », Lawrence Solomon :

À Lawrence Solomon, J.D.C., qui, bien que critique, est toujours un critique fanatique des Contes de fées. Ce « nonsense » est affectueusement dédiée par un autre bébé.



Cette dédicace est suivie d’un extrait du poème de Robert Browning : « Rabbi Ben Ezra ». Il est intéressant de voir que, dans ce poème, Browning qui s’intéressait à l’hébraïsme, présente la philosophie optimiste d'un sage juif en qui l'on pourrait reconnaître Ibn Ezra. Ce poème fut publié pour la première fois en 1865 dans Dramatis Personae. Pour la petite histoire, ce même poème inspirera plus tard à John Lennon la chanson Grow Old With Me, qu’il interprète avec Yoko Ono.


L’histoire du conte de Chesterton est assez simple. Un petit garçon va poursuive une vie durant une oie et c’est cette chasse, avec ses différents épisodes, qui est contée. Le conte s’achève pourtant sur une poursuite inachevée, et de manière abrupte. L’auteur écrit : « Je ne saurais dire q’il a jamais trouvé ce qu’il cherchait. Je me suis simplement contenté de vous dire qu’il l’avait cherché ».
Malgré tout, ce conte est plus achevé que le précédent, « Une demi-heure aux enfers » (voir ici), avec une véritable unité de ton et de récit. L'histoire évoque, bien sûr, la chasse à l'oie sauvage, mais aussi, par ce biais, toutes les poursuites vaines qui peuplent la vie d'un homme. C'est une métaphore pour toutes ces recherches de la gloire, de la renommée et de l'argent si fréquentes dans la vie des hommes. Les différentes créatures que rencontrent le héros dans sa poursuite évoque des types humains caractéristiques. Le thème de la poursuite sera repris par Chesterton dans Un nommé Jeudi.
Les dessins de l’auteur sont en noir et blanc. Nous reproduisons ici seulement le premier. Les autres seront disponibles seulement pour les abonnés à la Lettre d’information (voir explication ici et ).



Partager cet article

Repost 0
Published by Les amis de Chesterton - dans La malle des livres de GKC
commenter cet article

commentaires