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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 14:05
Dans le dernier numéro de La Nef, Jacques de Guillebon, directeur délégué du mensuel catholique, présente à ses lecteurs Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste, édité par les éditions de L'Homme Nouveau. Un article qui a bien saisi les lignes forces de la philosophie chestertonienne en la matière. En voici un extrait. On peut se procurer cet article auprès de la revue et en profiter pour la décourir [2, cour des Coulons, 78810 Feucherolles, Tél : 01 30 54 40 14] .


« Ce recueil d’articles et d’essais de Chesterton, qui date quand même de 1926, n’avait en effet jamais été traduit de ce côté-ci de la Manche. Le scandale cesse donc maintenant. A ceux qui étaient affranchis déjà, à ceux à qui la crise ouvre les yeux, à ceux qui ne veulent pas encore s’avouer les méfaits du capitalisme, ce livre est également destiné. Le grand Chesterton y développe notamment à l’aide de l’humour furieux qui jamais ne le quitte sa célèbre intuition : « Une société capitaliste n’est pas une société qui compte trop de capitalistes mais une société qui n’en compte pas assez. » Où il ne faut pas entendre qu’il plaide pour un développement du capitalisme actuel, mais pour une meilleure répartition du capital, c’est-à-dire pour une redistribution de la propriété privée, dans la lignée des diggers, pauvres anglais qui déjà au XVIIème s’élevaient contre la loi des enclosures qui les privait de l’accès aux terres communales. Le grand ennemi de Chesterton, c’est le monopole (« Où allons-nous même sans le bolchevisme ? La réponse est simple : nous allons au monopole ») et ce n’est pas notre monde qui le démentira, monde où la multinationale, commerciale ou financière, triomphe même dans son désastre. »

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Published by Les amis de Chesterton - dans Veille chestertonienne
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