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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 06:50
Fin de notre présentation de l'Affaire Marconi (six volets au total dont celui-ci. Pour les précédents voir ICI, LÀ, , et )

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Le 11 mars 1913 le New York Times répercute l'action en justice contre Le Matin.
L'Affaire Marconi devient internationale.

Dans son autobiographie, Chesterton s'explique sur l’accusation d’antisémitisme à propos du scandale Marconi. « Nous rejoignons ici, écrit-il, une autre légende sur le cas Marconi ; c’est que ce fut une attaque contre les Juifs. Comme disait M. Belloc quand il témoigna devant la justice, il serait difficile d’imaginer quelqu’un qui ressemblât moins à un juif que M. Llyod George. Et c’est le moment d’ajouter ici une bien curieuse conséquence de l’affaire ; curieuse et ironique aussi ; bien des années après que mon frère eut reçu, avant de mourir, les derniers sacrements dans un hôpital français, son vieil ennemi Godfrey Isaacs mourait peu de temps après s’être lui-même converti à la même Église catholique universelle. Nul plus que mon frère ne se serait réjoui de savoir cela. » Difficile évidemment de savoir quelles auraient été les véritables réactions de Cecil Chesterton. Force est de voir cependant ici l’expression du sentiment de Chesterton lui-même.

L’affaire Marconi eut pour ce dernier une autre conséquence. Il collaborait au Daily News depuis le 6 janvier 1901. Or la direction de ce journal soutint le gouvernement au moment de l’affaire Marconi, ce qui révolta bien évidemment le chroniqueur. Son dernier article dans le journal libéral date du 1er février 1913, mais c’est la direction qui prit l’initiative de le remercier.
À partir du mois d’avril suivant, il trouva refuge au
Daily Herald qui venait d’être lancé l’année précédente par les milieux syndicalistes et socialistes. Cette collaboration dura jusqu’au 26 septembre 1914 et permit à Chesterton d’écrire les articles réunis plus tard sous le titre d’Utopia of Usurers. Lors de sa publication en 1917, l’ouvrage ne fut pas publié en Angleterre, en raison de sa virulence, mais directement à New York.


FIN.


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Published by Les amis de Chesterton - dans Un peu d'histoire
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