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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 16:02

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Pour la troisième fois, cette année, Causeur, le portail d’Élisabeth Lévy, et la revue éponyme, parlent de Chesterton. Après deux articles de Basile de Koch (ici et ), c’est autour de Bruno Maillé de nous livrer un éblouissant article sur l’édition Climats d’Hérétiques et d’Orthodoxie. On voudrait évidemment tout citer, mais ce serait dommage de ne pas montrer à Causeur que des lecteurs sont intéressés par Chesterton. Aussi, je vous invite à cliquer sur ce lien et à découvrir cet article. Pour la bonne bouche, en voici un extrait composé du premier et du dernier paragraphe:

 

« Entre 1903 et 1908, une innombrable foule d’hommes modernes, saisie par la terreur, sillonne l’Angleterre, poursuivie par un éléphant. Dans cette cohue, on distingue confusément les silhouettes talentueuses de Rudyard Kipling, de George Bernard Shaw, de H. G. Wells. L’éléphant, guerrier, ardent et farceur, se nomme Gilbert Keith Chesterton. Cette cavalcade oubliée et inoubliable, ce grand moment de littérature et de pensée porte deux titres : Hérétiques (1905) et Orthodoxie (1908). La réédition par Climats et la nouvelle traduction que nous donne Lucien d’Azay de ces deux chefs d’œuvre longtemps introuvables en français compte au nombre des heureuses nouvelles de l’année 2010. Sale temps pour les modernes ! »

 

(…)

 

« Gloire au monde moderne, qui nous a donné Chesterton ! D’une trompe ferme et joviale, mille et trois fois Chesterton nous saisit par les pieds, nous autres modernes qui flottions doctement et majestueusement tête en bas dans les airs. Mille et trois fois, il nous retourne, nous fait virevolter vivement pour nous remettre à l’endroit. Mille et trois fois, sa trompe chaude nous colle et recolle affectueusement les pieds sur terre. Sur la terre ferme, sur le sol bête, sur l’ineffable plancher des vaches. Avec bonté, avec prodigalité, avec la joie d’un jeune animal jouant. Chesterton nous replace au cœur du miracle ordinaire. Au cœur du miracle d’être homme. Au cœur du rugueux miracle terrestre.Il veut nous donner ce qui est bon. Il veut nous donner le sol, la terre. Il veut que nos pieds, nos orteils endormis par leur séjour dans l’éther, retrouvent la joie nue de toucher la terre, la joie délicieuse, sensuelle, charnelle des orteils humains foulant la terre, la terre bonne et commune, extraordinairement ordinaire – il veut réveiller nos corps de la torpeur moderne, de l’anesthésie moderne, réveiller, au fond de nos corps, la joie foudroyante de la finitude. »

 

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Published by Les amis de Chesterton - dans Veille chestertonienne
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commentaires

Inma Abbet 01/07/2010 10:24



Bonjour, votre site est passionnant. Ravie de constater que l'oeuvre et la pensée de Chesterton trouvent actuellement des relais.


http://inma-abbet.blogspot.com/search/label/Chesterton