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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 05:08

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The Flying Inn a été traduit et publié la première fois en langue française en 1931 chez Gallimard. Ne possédant pas cette traduction, nous sommes dans l’impossibilité d’indiquer le nom du traducteur [si un lecteur mieux renseigné pouvait corriger ce manque d’information, il sera le bienvenu]. L’ouvrage, dans cette version, contient 315 pages. Il sera réédité le 24 mars 1936, toujours chez Gallimard, avec le même nombre de pages.

Image-3-copie-10.pngUne autre édition francophone est disponible, éditée par l’Age d’Homme. Elle est signée du philosophe Pierre Boutang (photo), disciple de Charles Maurras, fondateur de l’hebdomadaire La Nation Française, auteur de nombreux ouvrages de philosophie à l’accès parfois difficile. Mais Boutang, que l’on réduit facilement à ce dernier aspect, était aussi un amoureux des lettres et un bon connaisseur des lettres anglaises. Stéphane Giocanti, à la fin de sa belle biographie consacrée à T.S. Eliot (T.S. Eliot ou le monde en poussières, JC Lattès) remercie le philosophe « qui me fit découvrir et aimer T.S. Eliot ». Sur celui-ci, on peut aussi se reporter aux Abeilles de Delphes (Éditions des Syrtes) de Boutang qui lui consacre un chapitre. En 1990, le philosophe a donc traduit et préfacé L’Auberge volante, publié par L’Age d’Homme et toujours au catalogue. L’ouvrage comporte 237 pages. On trouvera ci-dessous la table des matières de ce livre :

 

  1. Un sermon sur les auberges
  2. La fin de l’île des Oliviers
  3. L’enseigne du vieux navire
  4. L’auberge s’envole
  5. L’étonnement du régisseur
  6. Le trou dans le ciel
  7. La société des âmes simples
  8. Vox Populi, vox Dei
  9. La grande critique et M. Hibbs [sans titre dans l’édition de l’Age d’Homme]
  10. Le caractère de Quoodle
  11. Les salonnards végétariens
  12. Végétarisme dans la forêt
  13. La bataille du tunnel
  14. La partie oubliée de la Création
  15. La chanson de l’automobile Club
  16. Les sept humeurs de Dorian
  17. Le poète au Parlement
  18. La République de Peaceways
  19. L’hospitalité du capitaine
  20. Le Turc et les futuristes
  21. Le chemin de tourne-autour
  22. L’alchimie de mister Crooke
  23. La marche sur Ivywood
  24. Les énigmes de lady Joan
  25. La découverte du surhomme

 

 

 

La préface de Pierre Boutang est une belle réflexion sur le sujet du livre et sur son actualité, notamment au regard de la Révolution iranienne. Voici un extrait de cette préface qui tente de replacer L’Auberge volante dans le contexte de son époque et établit ainsi un pont entre le monde de Chesterton et celui des années 1990 :

« Pour celui qui ignore tout du roman de G.K. Chesterton The Flying Inn, les observations précédentes appellent cette explication : le sujet de cet extraordinaire roman - sans doute le seul roman proprement dit de son auteur - est une secrète invasion de l’Angleterre moderne par l'Islam, une de ses « sectes », ou l'une de ces entreprises, à la fois militaire et médiatique... L'entreprise dirigée contre l'entité nationale et les traditions d'Albion repose sur la complicité, et pour une part essentielle, l'initiative et la folie froide d'un aristocrate terrien et puisant parlementaire, lord Ivywood ; elle échouera, non sans une fantastique bataille sur le domaine d'Ivywood, une émeute populaire et une marche guerrière de forme plus onirique qu'historique, mais essentiellement conforme à la menace et à la conspiration qui font l'objet comme la vraisemblance du roman.

L'agression contre l'entité et la singularité nationales dans l'Angleterre immédiatement antérieure à la Première guerre mondiale – le roman fut écrit en 1914 et publié en 1919 [petite erreur de date de la part de Boutang puisque le livre est édité en 1914] – n'a pas d’autre contenu primitif et apparent que l’interdiction des auberges traditionnelles par les oligarques parlementaires à l'initiative de lord Ivywood. Maigre sujet ? Que non point ! Lisez The Flying Inn, et la signification énorme, proprement pickwickienne, vous apparaîtra vite et la question de l’enseigne des auberges comme signe des libertés anglaises fondamentales prendra toute invraisemblance.

L’Auberge volante, roman fantastique comme les Pickwick Papers, est avant tout un roman de chevalerie; nous n'en avons pas d'autre en notre temps. »

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Published by Les amis de Chesterton - dans La malle des livres de GKC
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commentaires

Philarête 09/02/2010 09:14


Hélas!

L'édition Gallimard que vous mentionnez, donnant la première traduction de L'Auberge volante, indique simplement:


«Traduit de l'anglais»…

Telles étaient donc les mœurs éditoriales en cette lointaine époque…

Je remercie la librairie Diogène, à Lyon, qui a pris la peine d'extraire l'ouvrage de la réserve pour me procurer ce renseignement… décevant! 


Philarête 02/02/2010 09:16


Je veux bien relever le défi de trouver le traducteur de l'édition Gallimard… Je vous dois bien cela!


Les amis de Chesterton 02/02/2010 09:20


Je ne pense pas que vous me devez quoi que ce soit, mais ce serait avec plaisir si vous trouviez l'information.