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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 05:55
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Nous avons évoqué hier (ici) la parution, sous forme de brochure, dans un tirage limité à 550 exemplaires, d'une édition anglaise mais en langue française, de La Barbarie de Berlin de Chesterton. Grâce à Aidan Mackey, chestertonien universellement connu, nous avons la chance d'en posséder un exemplaire (photo ci-dessus). Nous reproduisons ci-dessous le texte de la première page de ce livre de Chesterton :

 

« À moins que nous ne soyons tous des fous, il y a, derrière l'affaire la plus ahurissante, une histoire raisonnable; et si nous sommes tous des fous, la folie dans ce cas n'existe nulle part. Si je mets le feu à une maison, j'éclaire les faiblesses de mes voisins aussi bien que les miennes. Il se peut par exemple que le maître de la maison ait péri dans le feu parce qu'il était ivre ; il se peut que la maîtresse de la maison ait été brûlée parce qu'elle était avare, ou qu'elle sort morte en marchandant les frais d'un appareil de sauvetage. Toujours est-il qu'ils ont vraiment péri, parce que j'ai mis le feu à la maison. Voilà le fond de l'affaire. Les simples faits de l'histoire de la conflagration européenne actuelle sont tout aussi faciles à raconter.

 

Avant de passer à l'examen des causes profondes qui font de cette guerre la plus sincère de toutes les guerres de l'histoire humaine, il est aussi facile de répondre à la question : – comment est-il arrivé que l'Angleterre y soit mêlée, – qu'à ceux qui demandent pourquoi un homme est tombé dans un puits, ou  pourquoi il a manqué à un rendez-vous. Les simples faits ne sont pas la vérité tout entière. Mais les faits sont les faits, et dans ce cas ils sont peu nombreux et très simples. La Prusse, la France, et l'Angleterre avaient toutes promis de ne pas envahir la Belgique. La Prusse nous proposa de lui permettre d'envahir la Belgique, parce que c'était là le chemin le plus sûr pour envahir la France. Mais la Prusse promit que si elle pénétrait de force en Belgique, en manquant à sa parole et à la nôtre, elle se contenterait de pénétrer, mais ne pillerait point. En d'autres termes, en même temps qu'elle nous offrait un gage de bonne foi pour l'avenir, elle nous proposait une violation de la foi jurée pour le présent. Ceux qui s'intéressent aux origines des choses humaines, peuvent se rapporter à ce vieil écrivain anglais de l'époque de la reine Victoria, qui composa le dernier et le plus sobre de ses essais historiques sur Frédéric le Grand, fondateur de cette politique invariable de la Prusse. Après avoir dit comment Frédéric faillit à l'obligation qu'il avait signée au profit de Marie-Thérèse, il décrit ensuite comment le roi de Prusse essaya de tout réparer au moyen d'une promesse qui n'était, qu'une insulte. “Si elle (Marie-Thérèse) consentait à, lui céder la Silésie,” dit-il, “il la protégerait contre toute autre puissance qui essaierait de lui enlever quelque autre de ses possessions" »



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Published by Les amis de Chesterton - dans La malle des livres de GKC
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