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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 17:09

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La publication récente par les éditions Climats/Flammarion d’une nouvelle traduction d’Hérétiques et d’Orthodoxie nous permet de découvrir encore de nouveaux articles consacrés à Chesterton. Issu du travail précieux mené par Danièle Masson et l’équipe de L’Escritoire, le Réseau-regain vient de mettre en ligne sur son site Internet les critiques de Georges Leroy. Celui-ci nous propose son regard sur Chesterton à partir d’Orthodoxie, un regard qui semble reprendre mot à mot l'article de Patrick Kéchichian dans La Croix. Et que nous dit-il ? Voici le début de sa critique, le reste doit se lire ICI :

 

« Nous avons Péguy, l’Angleterre est riche de Chesterton et de la profondeur d’une pensée, éminemment claire, qui place l’homme du côté de sa vraie force: la faiblesse.

Même si on ne le sait pas toujours, le très Britannique Gilbert Keith Chesterton (1874-1936) est bien l’un des maîtres à penser du XXe siècle: un maître singulier, irrécupérable. Généreux, fraternel, infatigable, il installe dans nos têtes rétives une inquiète connaissance, remplace la somnolence par l’éveil spirituel, les multiples figures du mensonge par l’unique vérité. Il démontre enfin que la vélocité de l’intelligence peut avantageusement se substituer au ronronnement des habitudes. Sa pédagogie est méthodique méthodique, imaginative, puissante sans être pesante, chevillée au bien-fondé de la leçon dispensée. D’un naturel jovial et optimiste, il nous invite à être confiants et plein d’audace – sachant que tous les mystères de la vie ne sont pas joyeux… Il insiste sur la nécessité de toujours considérer l’orgueil comme «une faiblesse de caractère », une manière d’«assécher le rire, l’émerveillement, l’énergie et l’esprit chevaleresque». Il dit aussi : «Si un homme veut élargir son univers, il doit sans cesse se rapetisser ». Superlativement anglais dans sa culture, ses références, son humour, Chesterton est universel par son catholicisme. À sa mort en 1936, Jorge Luis Borges l’avait bombardé «Père de l’Église» tout en faisant remarquer qu’il avait eu le mérite de sortir l’apologétique chrétienne du rôle purement défensif pour la retourner en arme offensive et polémique. Moins colérique que Bloy, il préfère l’argumentation courtoise aux violences de l’invective. Chevalier de la foi nullement égaré en son temps, il s’enchante sans cesse non pas de la rigidité du dogme romain, mais de son infinie souplesse, de sa surnaturelle adaptabilité à nos soucis quotidiens autant qu’à nos interrogations métaphysiques. »

 

Vous l’avez certainement remarqué, cet article met en parallèle Péguy et Chesterton, à l’instar de la Table Ronde de jeudi prochain à l’Institut Catholique de Paris. Nous ne saurons trop le répéter : il faut venir à cette soirée Chesterton. D’abord pour y entendre des orateurs Français et Américains qui vont évoquer les œuvres et les destins croisés de ces deux grands écrivains. Ensuite, parce que trois nouveautés seront mises en vente ce soir-là :

      le premier numéro de la version française de The Chesterton review, réalisée conjointement par The Chesterton Institute et l’association des Amis de Chesterton. À ce titre, il faut saluer dès maintenant le travail remarquable réalisé par Daniel Hamiche qui a passé plusieurs jours (et plusieurs nuits) à mettre au point ce premier numéro ;

      la parution dans une nouvelle traduction, augmentée de deux chapitres, de L’Église catholique et la conversion, un petit essai dans lequel le célèbre converti explique les raisons de rejoindre l’Église catholique. Brillant, profond, caustique et toujours juste ;

      enfin, un inédit en langue française, avec un conte écrit et illustré par Chesterton lui-même, comprenant le texte anglais et la version française : L’Inconvénient d’avoir deux têtes.

 

Pour nous aider, nous vous demandons juste une chose : nous indiquer, par un appel téléphonique au 01 53 68 99 72, ou par courrier électronique (amis.de.chesterton@free.fr), votre venue. L’entrée est libre et c’est sans engagement. Il s’agit juste d’une question d’organisation.

Nous attendons donc de vos nouvelles. À bientôt donc. Au 14 octobre, de toutes façons, à l’Institut Catholique de Paris, salle des Actes, 21 rue d’Assas 75006 Paris, de 18h00 à 21h00.

 

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Published by Les amis de Chesterton - dans Information
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