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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 07:40

Sur son blog, Thierry Guinhut met en ligne l’article qu’il a écrit sur le William Blake de Chesterton pour  Le Matricule des anges de ce mois de mai. On hésite à commenter ce très bel article tant il se suffit à lui-même, à la fois bien écrit et montrant une réelle connaissance du métier de critique. Je voudrais juste en signaler deux extraits avant de vous inviter à aller le lire soit en achetant le numéro de mai du Matricule des anges, soit en vous rendant sur le site de Thierry Guinhut.

 

 

« L’on admirera le sens de la formule de Chesterton pour qualifier la poésie de celui qui était « bloc de convictions volcaniques » : « Son verbe diluvien l’assourdissait. » Parmi de longs textes, parfois « décousus », il trouve une phrase « cosmique et synthétique ». Il se fait à la fois critique d’art et littéraire, débat de la question de la folie de ce « grand mystique », dont les plus mauvais poèmes sont ceux d’un « spirite », dresse des portraits édifiants de ses mécènes, de l’ange à l’escroc, brosse un tableau des courants intellectuels et politiques du XVIII° siècle qui est celui de « l’affranchissement de la raison vis-à-vis de l’église », dans lequel se dresse la figure spirituelle et solitaire de son héros. »

 

 

 

« La prose puissamment cultivée, succulente et précise de Chesterton fait merveille. Ce « journaliste d’idée », poète et essayiste, nouvelliste, polygraphe infatigable qui se convertit au catholicisme, n’en conserve pas moins des traits du rationalisme de son temps, tout en figurant à travers son modèle ses angoisses et convictions. Entre ses biographies de Dickens, Browning et Stevenson, celle-ci est certainement la plus époustouflante. Certes, il ne s’agit pas là d’un strict inédit, puisque Néo (les Nouvelles Editions Oswald au catalogue jadis impressionnant) publia ce texte en 1982. Reste que la maquette blanche, si chic, ornée de « L’Ange Michel ligotant Satan », et une nouvelle traduction, peut-être plus élégante, rendent cette curiosité biographique et fantastique, tout simplement météorique.

 

 

Signalons encore que Thierry Guinhut consacre un autre article à Chesterton, toujours sur son site. Il présente les autres petits volumes publiés par Le Promeur et élève Chesterton au rang de « Prince de la nouvelle policière ». Extrait : 

 

« Trop méconnu, l’anglais Chesterton (1874-1936) est un spécialiste de la littérature policière. Les amateurs ne doivent pas méconnaître celui qui apparait exclusivement dans des nouvelles, aux nombre impressionnant de cinquante-deux, le fameux Père Brown, enquêteur rondouillard, un peu rustique et néanmoins d’une sagacité à toute épreuve, qui peut concurrencer sans démériter le célèbre Sherlock Holmes. Ce curé fait évidemment preuve de sagesse, non sans un certain humour bien anglais. Le romancier prolixe, aussi à l’aise dans le fantastique que dans les exploits de détectives,  l’essayiste et philosophe chrétien n’a pas fini de nous surprendre ; et pour ce faire, voici un roman et deux recueils totalisant cinq nouvelles inédites en enquêteurs et criminels et victimes surprenants. »

 

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Published by Les amis de Chesterton - dans Veille chestertonienne
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commentaires

Thierry Guinhut 08/06/2011 19:28



Merci de votre lecture indulgente...


Thierry Guinhut


http://thierry-guinhut-litteratures.over-blog.com/


 



Thierry Guinhut 18/05/2011 20:34



Merci de votre attention...