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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 18:16

Ceux qui s’intéressent à la littérature anglaise iront jeter un coup d’œil au hors-série du Point qui vient de paraître. Intitulé Les grands textes de l’esprit anglais, c’est une riche présentation sur plus de cent pages de la variété et de la richesse des auteurs britanniques de Shakespeare à Tolkien. On trouvera donc une présentation de ce dernier, mais aussi d’Evelyn Waugh, écrivain catholique anglais du XXe siècle, bien connu pour son sens de la dérision. Et Chesterton ? Pas de page proprement dite, mais une mention – quand même – dans le lexique final. Chesterton y est surtout présenté comme un auteur de roman policier. Mais ne boudons pas notre plaisir : il n’a pas été ignoré.


Autre mention de l’écrivain, dans le très intéressant numéro du Magazine littéraire de décembre dont le dossier est consacré à « Orwell, écrivain et prophète politique ». Dans l’entretien qu’il a accordé à Élisabeth Lévy Jean-Claude Michéa écrit que Orwell « confia un jour que, “ce dont avait besoin l’Angleterre, c’était de suivre le genre de politique prônée par le G.K.’s Weekly de Chesterton : une forme d’anticapitalisme et de “joyeuse Angleterre” agraire et médiévale. C’est à coup sûr dans ce cadre précis qu’il convient d’interpréter sa dernière volonté d’être inhumer selon le rite anglican. Il ne croyait évidemment pas en Dieu, mais il n’en pensait pas moins que “le véritable problème était de trouver un moyen de restaurer l’attitude religieuse, tout en considérant que la mort est définitive” ». Une explication qui complétera nos articles sur les rapports entre Orwell et Chesterton : ICI, , , , et .

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Published by Les amis de Chesterton - dans Veille chestertonienne
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commentaires

martin page 02/12/2009 16:14


J'avais parlé de Chesterton (citant sa vision de l'humour) dans l'article sur l'humour anglais de ce  hors-série, mais cela a été coupé. J'espère republier une version longue de cet
article.
votre blog est très intéressant.
Martin Page


Blaise 30/11/2009 22:10





Michéa citait, en tête de son essai Impasse Adam Smith, une phrase de Chesterton. Une phrase qui devait le séduire particulièrement :

"Le fou est celui qui a tout perdu, sauf la raison."

Il a probablement découvert Chesterton par l'intermédiaire d'Orwell. Ou plutôt, c'est clair comme de l'eau de roche. Il devait retrouver avec plaisir dans cette phrase la conception orwellienne
de l'homme ordinaire.