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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 14:18

Le blog décapant, et réjouissant à plus d’un titre, intitulé Discours sauvages sur la modernité, à l’adresse « modernologue » est placé sous le patronage de Charles Péguy : « Aussitôt après nous commence le monde que nous avons nommé, que nous ne cesserons pas de nommer le monde moderne. Le monde qui fait le malin »
Le maître des lieux, Florentin Piffard livre le résultat de sa lecture d’Hérétiques (Climats). Acrochez-vous, c’est décapant… Voici les premiers paragraphes. Le reste est à lire directement ICI.

 

 

« Le texte le plus profond que j’ai eu l’occasion de lire sur les délices présents et à venir de notre monde virtuel a été écrit par un auteur catholique au tout début du XXe siècle. Il s’intitule De Certains écrivains modernes et de l’institution de la famille et constitue le chapitre 14 de l’ouvrage de G.K Chesterton, Hérétiques, qui vient de paraître aux éditions Climats.
Presque un siècle avant Internet Chesterton y décrit avec une précision admirable l’état d’esprit d’Homo Internetus. Par quel miracle ? Homo Internetus est une possibilité de l’humanité moderne qui ne demandait qu’à s’actualiser grâce à la technologie. Homo Internetus est l’homme anticatholique par excellence. Celui qui se réfugie dans la secte de ses semblables, qui cherche dans le commerce de ceux qui pensent comme lui les facilités de l’approbation d’autrui et du déni de cette inconfortable réalité qui n’est rien d’autre que la somme des obstacles qui s’interposent entre nous et nos désirs . Homo Internetus cherche à fuir dans les délices de l’identité la dureté de la présence réelle d’autrui, présence qui impose à l’individu moderne le respect des formes de la civilité et la confrontation à l’opacité de la chair. Internet, c’est le triomphe contemporain du catharisme, cette négation de la dimension charnelle de l’humanité, ce contre quoi le catholicisme a toujours lutté. Qu’Internet soit le « lieu » du déchainement anticatholique, que le monde où triomphe la virtualité désincarnée d’Internet soit celui où s’effondre aussi l’influence de l’Eglise catholique, ça n’est sans doute pas un hasard. »

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Published by Les amis de Chesterton - dans Veille chestertonienne
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