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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 14:00

À côté de la mise à jour de ce blog, de la préparation du bulletin de l'association, de l'organisation d'un deuxième colloque (je dis deuxième parce que j'espère qu'il y en aura un troisième), de la préparation de nouvelles éditions de Chesterton, l'une des activités les plus prenantes et les plus passionnantes est celle du… conseil.

Presque chaque jour, je reçois un courrier électronique pour me demander conseil afin de retrouver une citation, indiquer des livres à lire, trouver l'équivalent français d'un passage en anglais, etc.

Dans 90 % des cas, je trouve, non sans avoir passé parfois des heures de recherche. Parfois, je ne trouve pas mais je continue à chercher. Cela m'arrive en ce moment sur un passage vraisemblablement de Chesterton et pour lequel je dois trouver s'il a été publié dans une revue française. C'est toujours l'occasion d'excellents contacts.

Parmi ces demandes de service, certains m'arrivent par téléphone, au milieu d'un rendez-vous ou d'une réunion de travail. Ce fut le cas lorsque Paul-Marie Coûteaux m'appela l'autre jour. Le plus drôle, c'est qu'à force de  répéter toujours la même remarque sur un passage d'Orthodoxie, je fus incapable au téléphone  de lui répondre immédiatement. Après avoir repris mes papiers, je livrais à Paul-Marie Coûteaux le passage attendu. Je retrouve l'évocation de cet épisode dans son Journal publié sur le Net :


« Téléphoné à Philippe Maxence, sans doute l'un des meilleurs connaisseurs de Chesterton en France au sujet de sa fameuse phrase sur les idées modernes devenues folles; je voulais la phrase exacte : la voici, encore plus instructive que je croyais : " Depuis que l'ordre religieux est ébranlé – comme le christianisme le fut sous la Réforme – les vices ne sont pas seuls à se trouver libérés. Certes les vices sont libérés et ils errent à l’aventure et ils font des ravages. Mais les vertus aussi sont libérées et elles errent, plus farouches encore, et elles font des ravages plus terribles encore. Le monde moderne est envahi des veilles vertus chrétiennes devenues folles. Les vertus sont devenues folles pour avoir été isolées les unes des autres, contraintes à errer chacune en sa solitude." G.K. Chesterton, Orthodoxie, chapitre III (Le suicide de la pensée), Idées/Gallimard, 1984, traduction Anne Joba, p. 43. »


Voilà aussi pourquoi j'ai pris un peu de retard pour ce blogue…


Philippe Maxence

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Published by Les amis de Chesterton - dans Information
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