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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 14:52
Anne Brassié, écrivain et journaliste de talent, nous transmet ce texte d'une de ses amies après sa lecture du Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste de Chesterton, à nouveau disponible après la sortie de la deuxième édition, revue et corrigée (A commander ICI). Nous la remercions de nous avoir transmis cette note de lecture que nous mettons à la disposition de tous. Et nous remercions l'auteur pour ce regard de bons sens.

« La traduction en français de « Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste » de G.K. Chesterton, nous permet d’entrer dans la confidence d’un texte destiné aux coreligionnaires de l’auteur.
Il écrit en 1926 et pressent une crise majeure qui pourrait remettre en cause la « supériorité » anglaise et l’Empire.
Chesterton prévient  que son pays, l’Angleterre, se fragilise tout les jours en favorisant la concentration de la propriété entre les mains de quelques uns. Il constate que collectivisme et concentration des moyens de production mènent aux mêmes impasses. Son antidote face au fléau de la concentration du capital est la parcellisation de celui-ci. Plus il est parcellisé plus le système est réellement capitaliste et plus il se protège de possibles dérives.
Il démontre que les sociétés stables sont construites sur de profondes fondations agricoles et cite l’exemple des sociétés de type français (Québec, France). Il admire notre humilité, notre conscience, notre capacité à courber le dos pour travailler la terre et par là à pérenniser nos systèmes sociaux/économiques et au-delà, à sauver notre âme.
Chesterton explique que « la vérité  demeure à l’extérieur de la cité » (Pierre Magnard). Il ne dit pas que la ville doit disparaitre  au profit de la campagne mais l’inverse, que la campagne ne doit pas disparaitre au profit de la ville.
En fait, cet ouvrage nous incite, nous Français du XXIe siècle, à retrouver et  à sauver le système ancestral qui fait encore notre force et nous pouvons, avec une oreille attentive, entendre Chesterton nous dire d’outre tombe: 
Vous avez raison, vous Français, de vouloir préservez vos nombreuses communes, votre agriculture, votre artisanat, vos manufactures et votre indépendance. Vous avez raison de rester fidèles aux réalités de ce monde terrestre, de résister aux chants des sirènes.  Car la puissance de l’argent n’existe pas sans sa réalisation. L’argent pour lui-même est de la puissance sans énergie. Une société fondée sur l’argent  et non plus sur le travail serait vouée à perdre son énergie. A l’image de ces personnes privées d’activité physique, professionnelle et victimes du monde « moderne » qui stockent, qui thésaurisent des graisses et qui malgré cette réserve de « puissance » sont sans énergie.                  

Merci à l’auteur pour ce message, cette anticipation venue du passé. Chesterton en revendiquant son identité anglaise et le fait que c’est d’abord le sort de son pays qui le préoccupe, donne une objectivité exceptionnelle et incontestable à ses propos. Et puis, un Anglais qui, avec son système de pensée et toute sa culture anglo-saxonne, analyse les raisons de la supériorité française, voilà en résumé une raison suffisante pour se lancer dans cette lecture passionnante et fort à propos. »
                           
Stéphanie
19/08/2009

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Published by Les amis de Chesterton - dans Information
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