Pendant les années qui ont suivi sa mort, et surtout après la Seconde Guerre mondiale, G.K. Chesterton a été comme oublié. Seuls quelques passionnés entretenaient
sa mémoire, faisant tout pour que son œuvre reste vivante et accessible. En dehors des universités catholiques anglo-saxonnes, il existait peu d’institutions universitaires qui le mettaient
encore à leur programme d’études littéraires.
Au fil des années, les choses ont changé. Outre les travaux du Chesterton Institute
et de sa publication, The Chesterton Review, des associations comme The
American Chesterton society ont déployé un effort considérable pour faire connaître et aimer Chesterton et son œuvre, pour dépasser l’image facile d’un auteur un peu bouffon. C’est aussi
dans ce sens que voudrait travailler en France l’Association des Amis de Chesterton.
Les travaux biographiques qui ont été consacrés à Chesterton sont nombreux. Citons notamment pour ses dernières années : Wisdom and Innocence de
Joseph Pearce et le dernier en date, Chesterton and the Romance of Orthodoxy: The Making of GKC de William
Oddie.
Pour montrer l’influence, la renommée de Chesterton une petite video a été réalisée. Elle est en anglais mais même ceux qui ne maîtrisent pas parfaitement cette
langue pourront comprendre. Bien d’autres noms auraient pu être ajouté. Il s’agit d’exemples parmi d’autres.
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Suite de la vidéo de Father Brown, selon l'adaptation diffusée par EWTN, la chaîne de télévision catholique américaine.
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Voici la première partie d'une adaptation de Father Brown diffusée sur la célèbre chaîne de télévision catholique américaine, EWTN. La présentation est faite par
Dale Ahlquist, président de l'American Chesterton society et auteur de plusieurs ouvrages sur Chesterton.
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Attention, il ne s'agit pas d'un véritable film mais d'un montage. La voix, en revanche, est bien celle de Chesterton, récitant, The Woman in the Forest,
une partie de son célèbre poème : La Ballade du Cheval blanc. Le son pourrait venir de la BBC pour la radio canadienne et dater de 1935.
THE WOMAN IN THE FOREST
Thick thunder of the snorting swine,
Enormous in the gloam,
Rending among all roots that cling,
And the wild horses whinnying,
Were the night's noises when the King,
Shouldering his harp, went home.
With eyes of owl and feet of fox,
Full of all thoughts he went;
He marked the tilt of the pagan camp,
The paling of pine, the sentries' tramp,
And the one great stolen altar-lamp
Over Guthrum in his tent.
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Parmi les adaptations cinématographiques du père Brown, il faut citer celle de 1954, Father Brown (extrait ci-dessous. Aux États-Unis, le film est titré :
The Detective), où le rôle titre est interprété par sir Alec Guiness en personne. Le film se fonde principalement sur la première histoire, The Blue Cross (La Croix
bleue), celle qui voit la première apparition de father Brown, de Flambeau et de l'inspecteur Valentin.
Dans la vie de Guiness, ce rôle ne sera pas sans conséquence, dans la mesure où il conduira l'auteur à se convertir au catholicisme. Bien que confirmé dans la foi
anglicane à l'âge de treize ans, Alec Guiness se considérait comme athée. Dans ses mémoires, il a écrit que vis-à-vis des catholiques, à moins de les connaître personnellement, il éprouvait une
sympathie plutôt condescendante.
C'est pendant qu'il jouait Hamlet, l'un des rôles où il eut un grand succès, qu'il rencontra un ministre anglican, première étape de son chemin vers le christianisme. Pendant la Seconde Guerre
mondiale, il a approfondi sa connaissance du christianisme en général et de l'anglicanisme en particulier. Mais c'est pendant le tournage de Father Brown, dans un village en France, que
Guiness a eu une expérience étonnante. Alors qu'il rentrait vers son logement, un soir, toujours habillé en prêtre, un petit garçon l'a pris pour un véritable prêtre et, lui saisissant la main,
l'a accompagné. C'est à ce moment-là que l'acteur a commencé à réfléchir. Si une Église pouvait inspirer une telle confiance chez un enfant, cela voulait dire que les préjugés de Guiness
n'étaient que… des préjugés, sans fondement.
Est-ce que cela a suffi à faire de Guiness un catholique ? Non, le père Brown a été une borne sur le chemin du retour à Rome. Quand son fils, Matthew, à l'âge de onze ans, a été atteint
d'une poliomyélite, l'acteur a passé un pacte avec Dieu. Si son fils guérissait et qu'il voulait devenir catholique, il ne s'y opposerait pas. Ce fut le cas ! Matthew retrouva la santé, fut
inscrit dans une école tenue par des Jésuites et à 15 ans déclara vouloir devenir catholique. Il en eut l'autorisation paternelle. De son côté, Alec Guiness étudia le catholicisme, buta quelque
temps sur la doctrine des indulgences et de l'infaillibilité, accompagna Grace Kelly à la messe lors de tournages. Il fut reçu dans l'Église catholique par l'évêque de Portsmouth, alors qu'il se
trouvait au Sri Lanka, pendant le tournage du Pont de la rivière Kwaï. Il fut d'ailleurs en relation avec un ami de Chesterton (et d'Evelyn Waugh) : Mgr Ronald Knox.
Principaux interprètes :
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