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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 17:46

 

L’organisation d’une Table-ronde « sérieuse » sur l’urgence de la conversion à travers les itinéraires croisés de Chesterton et Péguy (voir ci-dessous) ne doit pas nous faire oublier les aspects plus communs de l’existence de l’auteur d’Orthodoxie. Un bon exemple de l’humour familier de GKC se trouve dans les noms qu’il attribua à ses animaux familiers, lui qui était un disciple de saint François d’Assise.

Relisant récemment pour un travail La Nouvelle Jérusalem, publié en Angleterre en 1920 (et en France en 1926 chez Perrin), j’ai été pris par le charme des premières pages.

Chesterton y conte son départ pour la Palestine alors sous mandat britannique et ses adieux aux éléments familiers de son existence quotidienne. « J’avais dit adieu à tous mes amis, confie-t-il, ceux du moins qui, comme moi, ont un nombre limité de jambes ; et rien de vivant ne restait, sauf un chien et un âne ». Le lecteur découvre alors à cet endroit les animaux familiers de l’écrivain où n’entre apparemment nul chat, contrairement à nombre d’éminents membres de la corporation des écrivains. Mais ce chien et cet âne n’arrivent évidemment pas dans ce récit sans raison profonde.

« Le lecteur sera surpris d’apprendre, écrit ainsi Chesterton, que mon premier sentiment d’amitié allait d’abord au chien ; je sais bien que je m’expose à un assaut d’esprit. Le chien ressemble assez à un âne ou à sa caricature en petit, avec sa grosse tête et ses longues oreilles noires ; mais, dans mon humeur présente, c’était plutôt un contraste moral qu’une comparaison pittoresque. Car le chien représentait mon foyer et tout ce que j’abandonnais à regret, surtout à cette époque. D’ailleurs il porte le nom de M. Winkle, l’hôte de Noël de M. Wardle, et il rappelle, en effet, Dickens par son mélange de domesticité et d’exubérance ».

Le chien de Chesterton s’appelait donc Winkle. Mais son âne ?

« Je lui ai donné le nom de Trotsky, explique-t-il plus loin, parce qu’il trotte rarement, mais se sauve ou reste immobile. Il se sauve dans le champ lorsqu’il faut l’attraper et reste immobile quand il est urgent de le faire marcher. Il brise aussi les palissades, mange les légumes, et remplit d’autres devoirs ; entre ses retards et ce qu’il détruit, il ruinerait un homme vraiment pauvre en un jour. »

 

Winkle et Trotsky, le chien et l'âne. Deux symboles pour Chesterton de la civilisation occidentale et de la civilisation orientale. 

 

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Merci de nous indiquer votre venue en nous adressant un courriel : amis.de.chesterton@free.fr

 


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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 17:54

Les éditions de l’abbaye du Barroux – éditions Sainte-Madeleine – viennent de publier un livre intitulé 50 livres, les classiques de Dom Gérard. Il s’agit d’un choix d’ouvrages présentés par le fondateur de cette abbaye ou par d’autres plumes, connues ou inconnues.

Le titre est un peu surprenant au regard du choix de certains titres mais nous laisserons les critiques apportaient le jugement des hommes de l’art.

Signalons juste que l’on trouve dans ce choix de « classiques » un livre de Chesterton : son essai sur Saint Thomas d’Aquin, que l’auteur présente sous le titre adopté par les éditions DMM : Saint Thomas du Créateur.

Davantage qu’une présentation du livre, et de son fil directeur, l’auteur a choisi de donne quelques extraits pour, écrit-il « prouver nos dires ». Il propose notamment ce bel extrait sur la Renaissance, un des points importants de l’approche chestertonienne de cette période :

« La Renaissance qui ne fut qu’une résurrection de choses mortes issues d’une tradition morte. Le treizième siècle est une Naissance et non une Renaissance, qui ne copie pas ses temples, sur des tombeaux et ne réveille pas les dieux endormis dans l’Hadès. Cette Naissance crée une architecture aussi neuve que nos constructions modernes ; en fait, elle demeure la seule architecture moderne. Elle fut suivie, lors de la Renaissance, par une architecture antique. En ce sens, la Renaissance mérite le nom de Rechute. » 

 

On pourra se demander pourquoi le Saint Thomas d'Aquin de Chesterton a été préféré comme « classique » à Orthodoxie ou L'Homme éternel ? La réponse se trouve peut-être dans le fait que ce choix est plutôt le fruit de coups de cœur.

 

Par ailleurs, nous remercions ceux qui pourraient nous avertir et de leur venue à la Table-Ronde du 14 octobre et de leur souhait de se procurer ce livre et/ou L’Église catholique et la conversion qui sera également disponible ce soir-là (sans aucun engagement d’achat puisqu’il s’agit juste de prévoir des quantités suffisantes) : amis.de.chesterton@free.fr

 

Rendez-vous donc le jeudi 14 octobre 2010 à la Salle des Actes de l’Institut Catholique de Paris, 21 rue d’Assas, 75006 Paris, de 18h00 à 21h00, pour la deuxième Rencontre Chesterton consacrée à l’urgence de la conversion, à travers les itinéraires croisés de Chesterton et Charles Péguy.

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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 17:44

 

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Décidément, la rentrée sera chestertonienne avec non seulement la Rencontre Chesterton qui se déroulera cette année à l’Institut Catholique de Paris le 14 octobre prochain, de 18h00 à 21h00, mais aussi avec la parution de deux nouveaux livres.

 

Parmi les nouveautés présentées ce soir-là, le conte L’Inconvénient d’avoir deux têtes, écrit et illustré par Chesterton lui-même. En collaboration avec « Les Amis de Chesterton », les éditions Via Romana ont réalisé une superbe édition, proposant la traduction française de ce texte, avec au regard les dessins de l’auteur et le texte manuscrit du conte, écrit de la main même de Chesterton. C’est tout bonnement un petit bijou d’édition que nous attendons avec impatience (il est pour l’heure chez l’imprimeur).

Ce livre sera vendu au prix (modique) de 10€ et il pourra servir de cadeau pour la fête de Noël ou pour d’autres occasions. Une introduction présente ce conte à un public d’enfant et une longue postface explore pour les adultes le thème développé dans cet ouvrage. Le tout est signé par Philippe Maxence, président de l’Association des Amis de Chesterton.

 

 

Nous remercions ceux qui pourraient nous avertir et de leur venue à la Table-Ronde du 14 octobre et de leur souhait de se procurer ce livre et/ou L’Église catholique et la conversion qui sera également disponible ce soir-là (sans aucun engagement d’achat puisqu’il s’agit juste de prévoir des quantités suffisantes) : amis.de.chesterton@free.fr

 

Rendez-vous donc le jeudi 14 octobre 2010 à la Salle des Actes de l’Institut Catholique de Paris, 21 rue d’Assas, 75006 Paris, de 18h00 à 21h00, pour la deuxième Rencontre Chesterton consacrée à l’urgence de la conversion, à travers les itinéraires croisés de Chesterton et Charles Péguy.

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 18:58

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Nous l’avions promise aux adhérents de l’Association des Amis de Chesterton. C’était – et cela reste – une possibilité dans l’adhésion à notre association.

Beaucoup d’entre vous l’attendent déjà et nous les remercions de leur patience et de leur compréhension.

Après la réussite de la Table-Ronde de l’an dernier, The Chesterton Institute for Faith and Culture nous a proposés de réaliser cette revue afin qu’elle symbolise plus fortement la collaboration entre notre association française et cet Institut internationalement reconnu.

Nous avons accepté l’idée de cette collaboration qui permettait d’enrichir la revue française des traductions de textes venant de la célèbre Chesterton Review fondée en 1974.

C’est donc la version française de cette revue, spécialement conçue en français et réalisée conjointement par The Chesterton Institute for Faith and Culture et l'Association des Amis de Chesterton que vous pourrez découvrir le 14 octobre prochain. Un cahier qui part cette semaine chez l’imprimeur et qui devrait comprendre entre 140 et 150 pages. Un événement, non seulement pour la France, mais de portée internationale.

 

C’est au cours de la deuxième rencontre Chesterton que sera présenté ce premier numéro de la revue dont vous pouvez découvrir ci-dessus le projet de couverture.

Si vous n’êtes pas (encore) adhérent à notre association ou si vous n’avez pas pris l’option d’adhésion avec la revue, vous pourrez vous la procurer sur place le jeudi 14 octobre prochain en même temps que les deux livres de Chesterton qui seront présentés également ce jour-là.

 

Rendez-vous donc le jeudi 14 octobre 2010 à la Salle des Actes de l’Institut Catholique de Paris, 21 rue d’Assas, 75006 Paris, de 18h00 à 21h00, pour la deuxième Rencontre Chesterton consacrée à l’urgence de la conversion, à travers les itinéraires croisés de Chesterton et Charles Péguy.

L’an dernier nous avions dû refuser du monde. Même si cette fois-ci nous avons pris nos précautions, il convient de nous indiquer que vous souhaitez assister à ce colloque en envoyant votre pré-inscription (sans engagement de votre part) à amis.de.chesterton@free.fr

Prévenez vos amis et vos connaissances. Aidez nous à faire de cette soirée un succès afin de permettre de faire toujours mieux connaître une œuvre étonnante et profonde. Nous avons besoin de votre présence et de votre aide.

 

 

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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 06:25

Chronic’Art a consacré cet été, sous la signature de Romaric Sangars, un article élogieux à Chesterton sous le titre générique « Le Prince du Paradoxe ».

 

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Dans le début de son article, le journaliste se demande s’il faut relire Chesterton. D’emblée il répond que « Plus actuel que jamais, le “prince du paradoxe” est non seulement un poids lourds de la littérature anglaise, mais un impitoyable boxeur des lieux communs du XXIe siècle. »

Le prétexte à cette évocation particulièrement bien vue est la publication de quatre livres de Chesterton qui sont venus cette année réjouir tous les amateurs de cet écrivain hors norme. Romaric Sangars évoque ainsi tour à tour Orthodoxie et Hérétiques (Climats/Flammarion), Utopie des usuriers (Éditions de l’Homme Nouveau) et À bâtons rompus (Éditions de l’Age d’Homme) que nos lecteurs furent les premiers à découvrir sur ce blogue. Il est impossible de reproduire cet article dans son entier – et pourtant il contient d’excellentes vues. Aussi devons-nous nous contenter de sa conclusion :

« si ce prince du paradoxe, dans sa perpétuelle jubilation, nous est d’un grand secours, aujourd’hui peut-être plus encore qu’hier, c’est que face à la déshumanisation de nos sociétés, il nous aide à redevenir divinement humains ».

C’est bien parce que nous en sommes convaincus que nous vous donnons rendez-vous le jeudi 14 octobre prochain à la Salle des Actes de l’Institut Catholique de Paris, 21 rue d’Assas, 75006 Paris, de 18h00 à 21h00, pour la deuxième Rencontre Chesterton consacrée à l’urgence de la conversion, à travers les itinéraires croisés de Chesterton et Charles Péguy.

Cette soirée exceptionnelle organisée en partenariat entre l’Association des Amis de Chesterton et The Chesterton Institute sera aussi l’occasion du lancement de la première revue en français consacrée à G.K. Chesterton, avec la publication d’études inédites sur Chesterton et de textes inédits de Chesterton.

Deux livres seront également présentés en avant-première à cette occasion (tirage limité) : L’Église catholique et la conversion de Chesterton et L’Inconvénient d’avoir deux têtes, un conte écrit et illustré par Chesterton (avec la reproduction des dessins et du texte écrit de la main de Chesterton). Un événement et un véritable objet de collection pour les amoureux français de Chesterton.

L’an dernier nous avions dû refuser du monde. Même si cette fois-ci nous avons pris nos précautions, il convient de nous indiquer que vous souhaitez assister à ce colloque en envoyant votre pré-inscription (sans engagement de votre part) à amis.de.chesterton@free.fr

Prévenez vos amis et vos connaissances. Nous devons être encore plus nombreux que l'an dernier.  

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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 13:40
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Sous ce titre, les Nouvelles éditions latines ont publié en juin dernier une réédition de la seconde partie de la traduction de L’Homme éternel (Everlasting Man) de Chesterton. Réédition car il s’agit de la reprise quasiment à l’identique de la version publiée par les mêmes éditions en 1947.

La traduction est signée Louis-Marcel Gauthier et elle paraît dans la collection « Les maîtres étrangers ». L’ouvrage comporte 204 pages et il est disponible au prix de 14€.

On peut s’étonner de voir traduit seulement la deuxième partie de ce chef-d’œuvre qu’est L’Homme éternel. Pour en comprendre les raisons, il faut revenir un peu en arrière.

En 1927, Maximilien Vox proposait chez Plon la première partie de Everlasting Man publié deux ans auparavant en Angleterre. Cet ouvrage, important dans l’œuvre de Chesterton, est composé de deux grandes parties, précédé d’une introduction générale et d’une conclusion. La première partie s’intitule « Cet animal qu’on appelle l’homme », et la seconde, « Cet homme qu’on appelle le Christ ». Seulement sous le titre générique, Vox n’avait publié que la première partie de L’Homme éternel, lequel était amputé non seulement de sa seconde partie, mais également de l’introduction et de la conclusion.

Après guerre, les Nouvelles éditions Latines décidèrent de donner la suite du travail de Vox en publiant la seconde partie ainsi que l’introduction et la conclusion. Ce travail fut confié à Louis-Marcel Gauthier qui, d’après ce qu’il dit dans sa préface, s’était engagé à ce travail auprès de Chesterton dès 1932.

Dans son avertissement – un véritable texte de combat qui s’en prend à nombre de ses prédécesseurs dans la tentative de traduire Chesterton –, Gauthier rappelle l’histoire étrange de l’édition française de L’Homme éternel. Alors qu’il indique ne pas suivre certaines habitudes de traduction – comme le fait de traduire par exemple Smith en Dupont –, il précise pourtant qu’il renverra à la première partie de Everlasting Man en parlant de L’Homme éternel. On comprend certes la démarche, mais celle-ci eut le désavantage de perdre encore plus le lecteur qui arrivait difficilement à s’y retrouver dans ces méandres de la traduction.

La traduction de Gauthier est généralement agréable à lire, même si, ici ou là, le lecteur butte un peu sur la version française. Mais traduire Chesterton, avouons-le-, un exercice extrêmement difficile.

Gauthier a ajouté pas mal de notes explicatives qui permettent au lecteur de mieux comprendre les allusions de Chesterton, qui sont toujours très nombreuses. Seulement, Gauthier, qui n’avait pas hésité dans son introduction à se moquer d’autres traducteurs, nous offre quelques surprises. Ainsi, dès la première note, bon connaisseur de l’œuvre de Chesterton il indique que l’image développée par celui-ci dans les premières lignes avait déjà été utilisé dans un roman du même auteur dont le titre en français est Supervivant (il aurait pu dire d’ailleurs que ce même thème constitue aussi les premières lignes d’Orthodoxie). Mais Gauthier indique aussi le titre anglais de ce roman. Et là, surprise ! Manalive est devenue… « Manette ».

Dans son introduction, il indique aussi publier en fin d’ouvrage la liste complète (pour l’époque) des traductions françaises de Chesterton. Étrangement, il n'y se trouve pas Supervivant qu’il présente pourtant en note à la page suivante. À la page 80, démentant son choix de pas franciser les titres ou les noms anglais, une note nous parle de « Pierre Pan ». La surprise est telle que nous sommes heureux de lire le nom de l’auteur, J.M. Barrie qui nous permet de restituer le titre original, Peter Pan, ce qui est quand même plus évocateur.

Reste un ouvrage ainsi disponible en version de poche, facilement lisible et qui offrait alors la lecture de cette seconde partie de L’Homme éternel, perdue depuis 1927.

Depuis, nous savons qu’Antoine Barrois a repris intégralement la traduction de ce livre et que celui-ci est disponible dans son intégralité aux éditions DMM. 

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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 17:53

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Après plusieurs semaines d’absence en raison des vacances et d’un livre à boucler, le blogue des Amis de Chesterton repart en espérant reprendre petit à petit sa cadence habituelle. Parmi les nouvelles à noter de toute urgence sur vos agendas :

 

la tenue d’un colloque sur le thème de Chesterton et la conversion  à travers les itinéraires croisés de Péguy et Chesterton le 14 octobre prochain, de 18h00 à 21H00, à la Salles des Actes de l’Institut catholique de Paris.

 

 

 

À l’occasion de ce colloque, paraîtront en librairie deux nouveaux ouvrages de Chesterton : L’Église catholique et la conversion (éditions de l’Homme Nouveau)

et L’inconvénient d’avoir deux têtes (éditions Via Romana), un conte inédit en français, avec des dessins de Chesterton, dans une édition bilingue particulièrement soignée.

Ces deux livres seront présentés pour la première fois ce soir-là. Ils constituent deux idées de cadeaux pour Noël qui arrivera vite ensuite.

Également lors de cette soirée sera – enfin – publiée la Revue des Amis de Chesterton, réalisée en collaboration avec The Chesterton Institute. Un premier numéro sur le thème de Chesterton et la France. Faites lui bon accueil, s’il vous plait. 

Comme l'an dernier, nous vous conseillons de vous inscrire en nous adressant un courriel (amis.de.chesterton@free.fr). 

 

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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 12:45

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Le monde du football n’a décidément pas fini de nous étonner. Au hasard des recherches, voilà que nous sommes tombés sur ce texte de Franck Ribéry, lequel se pique de littérature, et qui ma foi, apporte ici un jugement plutôt intéressant sur le Father Brown de G.K. Chesterton. Pour le reste de sa carrière et de sa vie personnelle, on laissera chacun juge. Voici en attendant un extrait de ce texte d’un joueur qui n’est nul besoin de présenter :

 

 

« Chesterton est un très bon auteur de polar. Et il est d'autant plus symptomatique, qu'il a bousculé les codes de se genre tous mis en place dans « le double crime de la rue morgue »: Un enquêteur brillant, un adjoint un peu bête, une multitude d'indices contradictoires et une solution par déduction successive. Le Père Brown, n'est pas comme cela. D'abord, il agit seul. Il est plus humaniste que brillant. Et il découvre le coupable sans enquête.

 

Dans chacune des nouvelles qui constituent le « scandale du Père Brown », la résolution évidente, est obtenue par un simple évènement illogique : Une phrase que seul le coupable pouvait prononcer ; un crime trop compliqué, qui se révèle être une mascarade sans meurtre ; un témoin qui a injustement confondu la victime et le coupable sur leur apparence, etc.

En bref, au bout de 5 phrases où le père Brown apparaît dans l'enquête, il a déjà trouvé le coupable, et un lecteur très consciencieux, peut le trouver aussi. On est loin des multitudes d'indices d'un Conan Doyle, des complications psychologiques d'Agatha Christie, et en général de l'astuce employée par les auteurs qui consiste toujours à rajouter des détails inutiles pour rendre ardu la résolution du crime.

Ajouté à cela, le caractère bon enfant, un peu ridicule et jamais moralisateur du père Brown, et on peut regretter qu'il n'y eut pas plus d'écrivains inspirés de Chesterton pour nous donner des polars light, des enquêtes brillantes dans leur simplicité, et un plaisir pur de création logique.

En bref, Chesterton est au roman policier ce qu'est le « but en or » au football : Une fulgurance évidente, une nouveauté efficace, qui a rendu toutes sa pêche à un sport qui s'enlisait dans les atermoiements défensif, et les tirs en touche. »

 

 

Vu le site sur lequel il est publié, impossible de juger de la véracité de ce texte…

 

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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 09:54

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Le deuxième numéro de la Lettre des Amis de G.K. Chesterton vient de paraître. Il sera envoyé ce samedi à l’ensemble des adhérents de l’association. Alors que le premier numéro ne comprenait que six pages, celui-ci en comprend dix.

Le Dossier est constitué d’une étude inédite sur « Chesterton et Maurras » en réponse à un colloque consacré au maître de l’Action Française dont l’une des interventions comprenait plusieurs inexactitudes concernant G.K. Chesterton.

L’inédit de ce deuxième numéro est constitué par un texte de Chesterton qui servit de préface à l’édition anglaise d’un ouvrage de l’écrivain français Henri Ghéon.

Enfin un article célèbre le centenaire du Father Brown. Sans oublier, bien sûr, les rubriques « A noter », « Sur votre agenda » et « Le saviez-vous ? ».

Il est toujours possible de recevoir les deux premiers numéros de cette lettre en adhérant à l’association des Amis de G.K. Chesterton.

La troisième lettre paraîtra en septembre. Elle est déjà bien avancée et comprendra notamment une étude sur la traduction française d’un chapitre d’Orthodoxie par Paul Claudel.

Rappelons également que c’est en octobre que paraîtra le Cahier des Amis de G.K. Chesterton. Une première en France qui comprendra plusieurs textes inédits de l’écrivain et des études fouillées. Un rendez-vous à ne pas manquer. 

 

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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 11:51

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Nous avons évoqué récemment Charles Sarolea, universitaire belge, professeur de français à l’université d’Edimbourg et qui fut le préfacier de l’édition française des Crimes de l’Angleterre. Charles Sarolea fut aussi le directeur d’Everyman ou plus exactement, selon son titre complet, « Everyman, his life, work and books », un journal également publié à Edimbourg.

Parmi les collaborateurs de ce journal, on trouve la signature de Chesterton. Étrangement, ce titre n’est pas évoqué dans les principales biographies consacrées à G.K.C. que nous avons consultées, notamment celles de Maisie Ward, de Joseph Pearce, de Michael Fflinch ou encore dans l’étude récente de William Oddie. Dans ces mêmes livres, il n’a fait aucunement mention de Charles Sarolea. Il est vrai qu’à côté de The Daily News, de The Illustrated London News ou du G.K.’s Weekly, la collaboration de Chesterton à Everyman peut apparaître anecdotique. Pour autant, cette collaboration mérite de n’être pas complètement ignorée concernant les idées politiques de Chesterton au long de l’année 1912-1913, période pendant laquelle nous avons pu consulter les numéros de cette publication. Mais, avant d’entrer dans le vif du sujet, il convient de présenter rapidement celle-ci.

« Everyman, his life, work and books » se définit comme un « journal littéraire » qui entend entrer dans le courant des livres publiés par la collection « Everyman’s library », laquelle souhaite mettre à la portée du grand public britannique les grands auteurs de la littérature nationale. Le succès rencontré par cette collection, qui permet une démocratisation de la littérature, inspire les fondateurs de cette revue, au premier rang duquel apparaît Charles Sarolea qui en est le directeur. Pour le journal, il s’agit non seulement de favoriser ce mouvement de démocratisation de la littérature, mais plus globalement, de défendre les idéaux et les aspirations de la démocratie.

Sur le plan strictement littéraire, le journal estime qu’il ne suffit pas de dire que les grands auteurs sont destinés à tous et à chacun. Il faut encore comprendre ce qu’ils disent. C’est le désir du journal que d’aider à cette compréhension. Il estime que ce but n’a jamais été aussi urgent dans cette période de changement profond. Il entend donc ne pas regarder les grandes controverses politiques et religieuses du temps avec le recul académique. Ceux qui s’intéressent aux controverses de l’époque et aux débats trouvent donc colonnes ouvertes pour en discuter. Signe de cet intérêt pour les questions de société, des symposiums sont annoncés, notamment sur l’éducation entre A.C. Benson et le Dr. W.H.D. Rouse et sur le « Labour Unrest », entre H.G. Wells et Emile Vandervelde (Belge).

La présence de ce dernier ne doit pas surprendre. « Everyman, his life, work and books » est certes une publication de langue anglaise, mais elle est dirigée par un universitaire belge. Dès le départ, elle entend adopter un caractère international, « cosmopolite » comme on dit alors. Parmi les nombreuses plumes qui apporteront leur concours au journal, on peut noter notamment la présence des Français : Henri Bergson, Alphonse Daudet, Guy de Maupassant, René Bazin, François Coppée, Anatole France et Albert Houtin.

 

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Matériellement, « Everyman, his life, work and books » compte habituellement 32 pages, à l’exception du premier numéro qui en comprend 36. Celui-ci fut publié le 18 octobre 1912 et il était vendu « one penny ».

G.K. Chesterton fut l’un des collaborateurs de « Everyman, his life, work and books ». Mais il n’était pas le seul dans sa mouvance, si l’on peut dire. On trouve également la signature de Cecil Chesterton, son frère, ou celles d’Hilaire Belloc et de Maurice Baring, deux de ses amis très proches. Ses « adversaires » signent également dans ce journal, notamment G.B. Shaw et H.G. Wells.

La collaboration de G.K. Chesterton ne sera pas très étendue. Néanmoins, il est présent dès le premier numéro du 18 octobre 1912, par un article d’une page, publié en page 4 et qui porte directement sur un sujet politique : « The chance of the peasant ». On le retrouve pour un deuxième article politique dans le numéro du 22 novembre 1912, publié page 167-168. Intitulé « The Collapse of Socialism », cet article fera l’objet d’une longue réponse de G.B. Shaw publiée sous le titre « The Alleged Collapse of Socialism ». La première partie paraît dans le numéro du 6 décembre 1912 (p. 231) et la seconde partie dans celui du 13 décembre 1912 (p. 263).

 

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Entre le 18 octobre 1912 et le 10 octobre 1913, il s’agit des seuls articles de G.K. Chesterton. C’est peu – deux articles –, mais cette collaboration mérite d’être signalée parmi les journaux auxquels G.K. Chesterton a apporté sa collaboration. Comme on le verra, son nom, sa présence et sa pensée ont suscité plusieurs réactions parmi les lecteurs, entraînant une mise au point du journal. 

 

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