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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 14:38

Partenaire de l’émission L’Esprit des lettres, présentée par Pierre Luc Séguillon sur KTO, la librairie La Procure présentera ce soir, jeudi 29 avril, vers 20h40, plusieurs ouvrages de G.K. Chesterton.

Merci à ceux qui pourraient enregistrer et nous transmettre ces quelques minutes où notre écrivain de prédilection sera présenté.

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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 14:50

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Le 14 avril dernier, l’association Civitas a publié sur son site (ICI) une présentation de  Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste de G.K. Chesterton, paru l’an dernier aux éditions de l’Homme Nouveau :

« Cet ouvrage s'adresse à des lecteurs aimant le style de Chesterton : discours très imagé où les jeux de mots côtoient les mises en lumière de paradoxes, et où les principes de ses adversaires sont poussés jusqu'au bout pour montrer leurs ridicules.

 Alors, certes, les idées politiques de Chesterton sont intéressantes et sont pour la plupart encore d'actualité, les remarques sont bien observées et prêtes souvent à sourire.

 Mais il ne faut pas s'attendre à un manuel de politique à la manière du « Prince » de Machiavel ou du petit livre rouge, mais à une oeuvre littéraire philosophique et humoristique qui porte à réfléchir su des problèmes politiques et sociaux cruciaux. »

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 14:45

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Sous ce titre, qui est presque celui d’un livre, François Maillot, directeur de La Procure, recommande la réédition de Orthodoxie et Hérétiques aux éditions Climats. En conclusion de son article que l’on ira lire ICI, François Maillot écrit :

« Lire Chesterton, c’est ouvrir en grand les fenêtres des petits deux pièces de la pensée en boîte pour respirer l’air vivifiant des idées maîtresses. »

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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 14:30

Image-2-copie-10.pngVoici plusieurs semaines que ce blogue n’a pas été mis à jour. Nous allons essayer de rattraper notre retard et reprendre un rythme plus constant.

Le grand événement de ces dernières semaines est la parution d’Hérétiques et d’Orthodoxie, dans une nouvelle traduction, signée Lucien d’Azay, et publiée par les éditions Climats.

Après La Croix (voir ICI), le Figaro littéraire (25 mars 2010)  fut la seconde publication à en parler, en première page, dans la chronique de l’écrivain Yann Moix, sous le titre « La leçon d’humanité de Chesterton » :

« L’Autriche avait Kraus, nous avions Péguy, l’Angleterre est riche de Chesterton et de la profondeur d’une pensée, éminemment claire, qui place l’homme du côté de sa vraie force : la faiblesse ».

Image-1-copie-17.pngL’hebdomadaire Famille Chrétienne salue de son côté, dans son n° 1683 du 17 au 23 avril, « deux livres majeurs de ce géant de la littérature anglaise et mondiale » et qualifie ces ouvrages de « livres d’apologie du christianisme inclassables, où éclatent la truculence, la causticité, la lucidité et l’humour de ce “prince du paradoxe” ».

C’est encore Minute, qui sous la plume de Joël Prieur conseille à ces lecteurs de lire Chesterton en commençant paradoxalement par Orthodoxie : « Aussi curieux que cela puisse paraître, c’est dans Orthodoxie que la pensée chestertonienne est la plus aboutie, la plus libre, la plus personnelle. Dans Hérétiques, Chesterton reste tributaire des G.B. Shaw et autres Kipling, qu’il critique et qu’il admire – tout en leur élevant le bûcher réservé aux hérétiques, bûcher purement virtuel va sans dire, bûcher des mots où seules les formules sont assassines ». Prieur salue, par ailleurs, la traduction « pour la première fois » d’un « recueil d’articles anti-libéraux de notre héros, qui ne décolère pas devant la montée du capitalisme, la marchandisation de l’existence et l’exploitation du pauvres qu’elle implique ». « Cette barbarie, termine Joël Prieur, il la voit non pas comme un capitalisme “à ‘ancienne” mais comme la “république des usuriers” qui se seront mis sous le pavillon avantageux de ce que l’on appelle le socialisme : “Cette société aura peut-être pour dénomination : socialisme. Mais son véritable nom sera : esclavage ». Telle est l’utopie des usuriers. Prophétique, non ? (7 avril 2010).

COUV CHESTERTON UTOPIEC’est aussi L’Utopie des usuriers qui a retenu la plume de Michel Fromentoux dans l’Action Française 2000 (n°2792, du 15 avril au 5 mai 2010). Sous le titre « L’enfer capitaliste », Michel Fromentoux estime que « Bien que datant de presque un siècle et écrits par un Anglais, les petits essais rassemblées par les éditions de l’Homme Nouveau sous le titre Utopie des usuriers n’ont pas pris une ride et ont même atteint à l’universel ». Il achève son article sur ce livre de colère en montrant qu’il « n’en est pas pour autant nihiliste, car, à quelques années de se convertir au catholicisme, Chesterton travaillait pour libérer les esprits et les ramener aux valeurs essentielles. »

 

 

Enfin signalons que Philippe Maxence, président des Amis de Chesterton, a prononcé mardi 20 avril 2010 une conférence au Centre Saint-Paul à Paris sur Chesterton face aux hérétiques. Il y a fait la présentation d'Hérétiques et Orthodoxie et a recommandé la nouvelle édition de ces deux ouvrages aux éditions Climats.

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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 16:29

Le 29 mars dernier, Philippe Maxence s'entretenait sur les ondes de Radio Courtoisie avec Gérard Joulié, traducteur d'Utopie des usuriers (ainsi que de Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste; La Fin de la sagesse et Les Contes de l'Arbalète) et avec Lucien d'Azay, traducteur d'Hérétiques et d'Orthodoxie aux éditions Climats.

L'émission est trop lourde pour être mise en ligne ici. En revanche, vous pouvez la télécharger pendant une vingtaine de jours en cliquant sur ce lien : LÀ.

Un bon moyen de découvrir l'approche de deux traducteurs qui s'entretiennent de Chesterton avec passion.

Bonne écoute.

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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 08:52
La Lettre n°14 destinée aux abonnés de ce blogue a été envoyée ce matin. Elle propose à tous, adhérents ou non adhérents de l'Association des Amis de Chesterton, de découvrir le premier numéro du bulletin de l'association des Amis de Chesterton. Elle contient aussi le bulletin d'abonnement à cette association sans laquelle ce blogue ne pourrait exister et sans laquelle plusieurs ouvrages de Chesterton n'aurait pu être publiés.
Cette mise à disposition du bulletin de l'Association des Amis de Chesterton est exceptionnelle. Dès son numéro 2, qui est en préparation et qui contiendra une étude poussée sur Chesterton et la France en réponse à des propos tenus lors d'un colloque universitaire, ce bulletin ne sera envoyée qu'aux seuls adhérents.
À ceux qui le souhaitent, qui ne sont ni abonnés à Lettre d'information de ce blogue (abonnement gratuit), ni adhérents à l'association des Amis de Chesterton, nous pouvons faire parvenir ce premier bulletin de l'association.
Il se suffit de nous en faire la demande : amis.de.chesterton@free.fr
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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 14:58
P._Kechichian.jpgPatrick Kéchichian, écrivain et journaliste. Il vient de signer dans La Croix un excellent article sur Chesterton. On recommandera son dernier livre, au titre si chestertonien : Petit éloge du catholicisme (Folio/Gallimard)



Le 17 mars dernier, La Croix, sous la signature de Patrick Kéchichian, a publié une excellente page sur Chesterton, à l'occasion de la sortie d'une nouvelle traduction d'Hérétiques et d'Orthodoxie, aux éditions Climats. Au début de cet article, que l'on peut lire ICI, Patrick Kéchichian a fait ressortir la place singulière de GKC, en écrivant :

« Même si on ne le sait pas toujours, le très Britannique Gilbert Keith Chesterton (1874-1936) est bien l’un des maîtres à penser du XXe siècle – mais un maître singulier, irrécupérable. Généreux, fraternel, infatigable, il installe dans nos têtes rétives une inquiète connaissance, remplace la somnolence par l’éveil spirituel, les multiples figures du mensonge par l’unique vérité. Il démontre enfin que la vélocité de l’intelligence peut avantageusement se substituer au ronronnement des habitudes. Sa pédagogie est méthodique, imaginative, puissante mais jamais pesante, chevillée au bien-fondé de la leçon dispensée. D’un naturel jovial et optimiste, il nous invite à être confiants et plein d’audace – sans ignorer que tous les mystères de la vie ne sont pas joyeux… Il insiste sur la nécessité de ne jamais se hausser du col, de toujours considérer l’orgueil comme « une faiblesse de caractère », une manière d’« assécher » le « rire », « l’émerveillement », « l’énergie » et « l’esprit chevaleresque ». Il dit aussi : « Si un homme veut élargir son univers, il doit sans cesse se rapetisser. »

Une perception parfaite de l'homme Chesterton et de son œuvre que la France rédécouvre ces derniers temps.
Dans un encadré que l'on ne trouvera pas sur Internet, Patrick Kéchichian annonçait également la sortie de A bâtons rompus, qui vient de paraître aux éditions de l'Age d'Homme ainsi que d'Utopie des usuriers qui vient également de paraître aux éditions de l'Homme Nouveau. Il recommandait également le livre du président des Amis de Chesterton, Pour le réenchantement du monde, en le qualifiant d'« excellente introduction à Chesterton ». Signalons que ce livre est toujours disponible et qu'il peut nous être commandé au prix de 20€. Philippe Maxence est également l'auteur de L'Univers de Chesterton, petit dictionnaire raisonné, qui permet de découvrir l'œuvre de Chesterton à travers un ensemble de citations classées. Cet ouvrage peut également nous être commandé au prix de 24€.
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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 17:51

 

Vous trouverez ci-dessous un extrait du premier chapitre d’Utopie des usuriers. Avec son style inimitable, Chesterton s’attaque au monde de la publicité qu’il démasque avec talent. Le livre, rappellons-le, a paru en 1917, mais il reprend des articles publiés en 1914… À l’époque, il n’y avait pas les moyens informatiques ni les puissants logiciels qui permettent de trafiquer une photo. Mais le ver était déjà dans le fruit… Chesterton a tiré le ver pour sauver le fruit et pour l’exposer à nos yeux afin que nous sachions nous aussi éviter  son pourrissement.

Utopie des usuriers, suivi de 18 autres essais dans la même veine, vient d’être publié aux éditions de l’Homme Nouveau. Il est disponible auprès de l’éditeur pour la somme de 19€, soit en commandant par téléphone (01 53 68 99 77), soit en écrivant (Éditions de l'Homme Nouveau, 10 rue Rosenwald 75015 Paris), soit en utilisant son site sécurisé de paiement en ligne : ICI.


 

Extrait d'Utopie des usuriers

 

 

« Je me propose aujourd’hui de consacrer deux ou trois essais à l’art de la prophétie, tout en espérant, chemin faisant, ne pas lasser la patience de mon lecteur. Comme tous les prophètes sains d’esprit, sacrés et profanes, je ne puis prophétiser que lorsque je suis en colère et que le monde autour de moi me semble courir à la catastrophe. Et comme tous les prophètes sains d’esprit, je prophétise dans l’espoir de me tromper. Car les prédictions d’un authentique devin ressemblent aux admonestations d’un bon médecin qui n’est satisfait que lorsque son malade, qu’il voyait mourant, a recouvré la santé. La prédiction se trouve justifiée au moment même où elle est démentie. (…)

Je vais maintenant examiner l’un après l’autre certains aspects de la vie moderne et décrire ce qu’ils deviendront dans ce paradis de la ploutocratie, cette utopie de bronze et d’or dans laquelle la glorieuse histoire de l’Angleterre risque bien de se terminer. J’ai l’intention de dire tout crûment ce que je pense que nos nouveaux maîtres, les simples millionnaires, feront de certaines disciplines et institutions humaines, telles que l’art, la science, la jurisprudence ou la religion, si nous ne frappons pas assez tôt pour les en empêcher. Et à titre d’exemple je prendrai celui des arts.

 

 

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Nous avons tous dans les yeux cette image intitulée Bubbles (peinture de sir John Everett Millais dont l’original est représentée ci-dessus) qui sert à la publicité d’une célèbre marque de savon dont un petit morceau figure dans l’image publicitaire (représentation du détournement publicitaire ci-dessous). Or toute personne un tant soit peu douée pour le dessin (comme le caricaturiste du Daily Herald, par exemple)  devinera tout de suite que cette savonnette ne faisait pas originellement partie du dessin. Elle comprendra immédiatement que cette savonnette détruit l’unité du tableau en tant que telle, aussi sûrement que si la savonnette avait servi à effacer la peinture. Si petite qu’elle soit de dimension, elle trouble et rompt l’équilibre même des objets qui entrent dans la composition du tableau. Je ne me permets pas de juger ici de l’intervention de Millais en la matière ; j’ignore en fait ce qu’elle a bien pu être. Ce que je tiens à relever pour le moment est que le tableau n’a pas été peint pour la savonnette, mais que celle-ci lui a été ajoutée. Or ce qui, spirituellement parlant, nous sépare de l’époque victorienne, c’est que cette dernière, quels qu’aient pu être par ailleurs ses défauts, n’aurait jamais admis ce genre de patronage comme une chose allant de soi. Michel-Ange était peut-être fier d’avoir travaillé pour un empereur ou pour un pape, mais je présume qu’il était encore plus fier de les avoir eus en quelque sorte à son service. Je ne crois pas, en ce qui me concerne, que sir John Millais ait été particulièrement fier d’avoir travaillé pour un fabricant de savonnettes. Je ne dis pas qu’il se le reprochait comme une infamie, je dis simplement qu’il n’en était pas plus fier que ça. Et c’est précisément là ce qui distingue son époque de la nôtre.

(…) Mais l’amélioration de la qualité de la publicité coïncide paradoxalement à la dégradation de l’idée que l’artiste se fait de son art. Et ce pour une bonne et simple raison : c’est que désormais l’artiste travaillera non seulement pour plaire aux riches, mais aussi et surtout pour accroître leurs richesses ; ce qui, convenons-en, n’a rien de très louable. Après tout, c’était en tant que simple particulier qu’un pape de la Renaissance prenait plaisir à contempler un dessin de Raphaël ou à caresser une statuette sculptée par Cellini . Le prince payait la statuette sans s’attendre à ce que celle-ci lui rapporte en retour. J’ai idée qu’on aurait quelque peine à dénicher la moindre trace de savonnette dans les dessins que le pape commandait à Raphaël. Et pour qui connaît un tant soit peu le cynisme étriqué de notre ploutocratie, son goût du secret et des jeux de hasard, son absence de conscience, il est clair que l’artiste publicitaire apportera le plus souvent son concours et son talent à des entreprises sur lesquelles il n’aura aucun contrôle et auxquelles il sera bien en peine d’apporter son soutien moral. Il contribuera la plupart du temps à faire vendre des médicaments bidon et à favoriser des placements louches, et il aura pour mécènes non plus les Médicis mais les fabricants d’appareils de radio Marconi (cf. Notre étude sur le Scandale Marconi ICI, , , , et ).

 

 

 

 

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La peinture détournée par « Pears ». Le savon se trouve en bas à droite.

 

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Published by Les amis de Chesterton - dans Un peu d'histoire
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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 06:20
À l'initiative des éditions de l'Homme Nouveau, un livre de Chesterton inédit en France, Utopie des usuriers, vient de paraître dans sa première traduction française signée Gérard Joulié. C'est un événement car si ce livre est inconnu dans notre pays, il n'a pu paraître en 1917 en Angleterre et fut publié pour la première fois aux États-Unis.
De manière étonnante, la colère de Chesterton entre en résonnance avec les interrogations qui naissent aujourd'hui face à la crise dans laquelle notre société est plongée. Si bien que lire ce Chesterton de colère peut nous aider à voir notre propre époque d'un œil différent et retrouver un peu de cette lucidité qui fait les hommes libres. Éditer cet essai de Chesterton représente un véritable pari pour une petite maison d'édition comme l'Homme Nouveau. Aussi le tirage de ce livre est-il limité et qu'il préférable de commander directement auprès de l'éditeur, soit directement par téléphone (01 53 68 99 77) soit en utilisant son site Internet de vente en ligne (paiement sécurisé) : ICI.


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La première édition de Utopia of Usurers publiée aux États-Unis en 1917.



Suite de l'introduction
(premier volet, ici et second volet, )
« Moins connu du public français, mais non inconnu de lui, en raison de films comme Michael Collins ou Le Vent se lève, sans parler des travaux d’auteurs comme Pierre Joannon, Utopie des usuriers et autres essais s’insère aussi dans le contexte de l’« Easter Rising ». En 1916, profitant que le gros des troupes britanniques est occupé à se battre en France, les nationalistes irlandais tentent un coup de force le lendemain de la fête de Pâques. Rapidement et impitoyablement écrasé par la machine de guerre britannique, ce soulèvement n’en reste pas moins le point de départ de la guerre d’indépendance qui se soldera par des accords en 1921, lesquels entérineront la partition de l’Irlande et la création d’un État libre rattaché à la Grande-Bretagne. Chesterton est loin d’être insensible à la situation irlandaise, comme on le lira dans ce livre. Sans être encore formellement catholique – il le deviendra seulement en 1922 –, il est révolté par les conditions faites à ce pays majoritairement fidèle à la foi romaine. Plus encore, ses conceptions politiques anti-impérialistes, favorables aux libertés des petites nations, ne peuvent que vibrer face aux revendications nationalistes irlandaises. Il relit d’ailleurs cette épopée irlandaise à travers une vision très personnelle de la Révolution française, vision romantique, peu en rapport avec la compléxité de cette période de notre histoire.
Mais c’est surtout un événement touchant directement l’Angleterre qui explique l’existence de ce livre et la sainte colère de Chesterton contre l’injustice sociale. Pendant l’été 1912, son pays fut secoué par un délit d’initiés aussitôt connu sous le nom de scandale Marconi. »
Sur l'affaire Marconi, les lecteurs de ce blogue pourront se reporter aux différents textes que nous avons publié à ce sujet : ICI, , , , et .
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Published by Les amis de Chesterton - dans La malle des livres de GKC
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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 06:12
Deuxième volet de l'introduction à Utopie des usuriers, un livre de Chesterton inédit en français et qui vient de paraître aux éditions de l'Homme Nouveau. L'introduction donne une première idée de cet ouvrage absolument surprenant et le replace dans son contexte historique. Le premier volet a été publié ICI.

COUV CHESTERTON UTOPIE


« La lecture de Chesterton, surtout dans des essais comme celui-ci, ne doit jamais être une occasion de nostalgie. D’ailleurs, on s’en rendra vite compte en découvrant la prose de l’écrivain anglais : le monde d’hier n’était pas forcément fondé sur de meilleures bases que celui d’aujourd’hui. Livre de colère, essai d’hier pour aujourd’hui, Utopie des usuriers implique cependant pour être pleinement saisi que le lecteur ait à l’esprit trois faits historiques dans lesquels il s’inscrit. Le premier de ces faits concerne directement l’Angleterre ; le second l’Irlande et le troisième, le monde dans son ensemble.
Commençons par ce dernier qui habite encore les mémoires contemporaines. Utopie des usuriers paraît alors que l’Europe se déchire dans un premier conflit qui deviendra vite mondial. Certes les articles qui forment la trame de ce petit essai ont été écrits l’année précédant le déclenchement des hostilités. En revanche, les textes qui lui ont été ajoutés évoquent directement ce conflit et l’adversaire de la Grande-Bretagne : la Prusse. À première vue, il ne s’agit pas du meilleur Chesterton. L’homme qui, au début du siècle, avait su s’opposer avec force et talent à la guerre de l’empire britannique contre les Boers semble s’être mué en propagandiste pour sa nation en guerre. On retrouve le même ton dans La Barbarie de Berlin et les Lettres à un vieux Garibaldien, ou encore, dans un ouvrage dont le titre – paradoxal – ne doit pas tromper : Les Crimes de l’Angleterre. Malgré tout, on reste surpris de trouver dans ces « autres essais » des leçons qui dépassent de loin l’œuvre de propagande et la contingence du temps.
À sa manière, Chesterton perçoit bien que la Première Guerre mondiale sonne le glas d’une civilisation ancienne, que la chevalerie qu’il ne cesse d’exalter dans ses livres et ses articles, va disparaître, emportée par l’immense effort de guerre. D’une façon polémique, il en accuse l’Allemagne, « Krupp peut prétendre à juste titre que les immenses et infernales machines de guerre auxquelles son pays doit presque tous ses succès militaires n’auraient pu être construites que dans les conditions de fabrication tout aussi infernales imposées par la civilisation prolétarienne et urbaine », mais derrière elle, il vise la société industrielle qui a détruit les anciennes solidarités humaines et élevé le bénéfice au rang de valeur suprême. Les récentes guerres en Irak nous ont montré, hélas, que rien n’avait fondamentalement changé. Le lecteur aura cependant bien en mémoire quand il lira les essais de Chesterton que ceux-ci furent publiés dans une époque en guerre qui marque aussi la fin d’un monde. Ne serait-ce qu’à titre historique, nous avons pensé que ces lignes chestertonienne méritaient d’être proposées au lecteur d’aujourd’hui. »

Pour commander ce livre, le mieux est de s'adresser directement aux éditions de l'Homme Nouveau, soit en téléphonant au
01 53 68 99 77 (jours ouvrables et horaire de bureau) soit en allant directement sur le site de l'éditeur (paiement sécurisé) : ICI.
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