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25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 16:11

Fin de la reproduction partielle commencée ici  d’un article de François Le Gris, publié en février 1920 dans La Revue hebdomadaire, et consacré à la traduction en langue française et à sa parution, de The Innocence of Father Brown, (traduction française : La Clairvoyance du père Brown, éditions Perrin). Ce livre est disponible dans le volume Les Enquêtes du Père Brown (Omnibus, 1203 pages) ou dans le volume L'Innocence du père Brown (Ombres, 320 pages).





« Aussi sommes-nous tentés de préférer ici, non pas ce qu'il y a de plus spécifiquement anglais, cette combinaison de Wilde et de Conan Doyle, mais ce qu'il y a de plus spécifiquement « Chesterton », qui est en même temps ce qu'il y a de plus large, de plus humain, de plus surnaturel ensemble, et qui passe de bien loin l'invention romanesque : cette confrontation incessante du visible et de l'invisible, ce regard intérieur qui perce les plus humbles apparences pour en dégager le mystère. Écoutez le P. Brown s'exprimer sur l'art oriental, parce que ses yeux se sont posés sur un tapis, sur un poignard recourbé : « Cet art est abstraitement mauvais. Les couleurs en sont enivrantes, délicieuses, mais les formes en sont viles, perverses, — intentionnellement. J'ai vu des choses abominables sur les tapis turcs. Ce sont des lettres, des symboles que j'ignore; mais je sais qu'ils expriment des paroles néfastes. Ne voyez-vous pas que la forme de ce couteau est mauvaise ? qu'il ne peut avoir aucun but simple et franc ? Il ne pointe pas comme une lance. Il ne fauche pas comme une faux. Il a l'air d'un instrument de torture. » Et voici, sur la brutalité française, des sévérités un peu inattendues : « En y regardant de plus près, O'Brien s'aperçut que c'était la première page d'un journal nationaliste, la Guillotine, qui publiait, chaque semaine, l'image d'un de ses adversaires politiques, les yeux révulsés et les traits contractés par les derniers spasmes de la vie, après son exécution. Sa gorge se souleva devant cet exemple de brutalité intellectuelle qui n'appartient qu'à la France. Ce n'était pas le premier qu'il rencontrait dans Paris. Il avait vu les sculptures grotesques de ses églises gothiques, et les grossières caricatures de ses journaux illustrés. Il se souvint des forces formidables inventées par la révolution. La ville entière lui apparut comme la manifestation d'une horrible énergie, depuis le croquis sanglant jeté sur la table de Valentin, jusqu'au sommet de la tour où, par-dessus une forêt de gargouilles, le grand diable de pierre ricane sur Notre-Dame. » N'allons pas, là-dessus, prêter à Chesterton des répugnances pour notre pays. Nul Anglais ne l'a plus passionnément exalté et défendu dès avant la guerre. Mais il est de ceux qui disent, à tort et à travers, leurs vérités, ou ce qu'ils croient être des vérités, à tout le monde, et surtout à ceux qu'ils aiment. Et puis, n'oublions pas que Chesterton a toujours réclamé avec une énergie sauvage le droit de se contredire. Catholique par choix, puisque converti, mais libéral-radical impénitent, farouche adversaire du socialisme d'État, mais bienfaiteur et collaborateur de maintes feuilles révolutionnaires, théoricien de la reconstitution d'une chrétienté européenne ou même plus largement internationale, mais nationaliste ardent, teinté d'antisémitisme, ascète, mais débordant de santé, sophiste mais apôtre, laissons-le prétendre à l'unité. Je n'ai voulu aujourd'hui, je le répète, regarder ce brave géant chevelu, joufflu, poupin, bougon, hilare, que d'un peu loin, à travers les besicles du P. Brown. Dieu me garde de toute opinion préconçue ; mais je ne puis m'empêcher, en le voyant gesticuler, de songer à ces excentriques de music-hall dont le talent d'acrobates se double d'une vertu comique irrésistible : des contorsions impayables parmi les plus exactes voltiges ; le dernier mot de la mathématique et de la fantaisie ; et puis, soudain, ils lâchent le trapèze. Mais, tandis que l'acrobate s'aplatit sur klematelas de sable (…), Chesterton s'envole, traverse le toit du cirque et reste accroché à une étoile.

François Le GRIX. »
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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 00:10

 

Encre et tanins, découverte des crus français et amour de la littérature…, est un blogue pas comme les autres. Voici sa profession de foi :

« Voici notre contribution à la nourriture de notre âme.Notre spécificité ? La découverte des crus français et l’amour de la littérature. Deux sujets qui nous sont précieux. Vivre sans lecture nous semble inconcevable, de même que mépriser notre vin signifie renier nos racines.Nous ne pouvons appréhender le monde sans ces deux nourritures. À nous de vous faire partager nos envies, nos coups de cœur et nos cris.Au fur et à mesure, nous élargirons notre blog à d’autres nourritures essentielles comme l’art, sous ses diverses formes.Notre objectif ? Un regard personnel et assumé sur les choses qui nous sont chères, et qui seront vôtres. Nous comptons sur vous. »

 

Littérature et vins, et plus largement, vins et arts, furent assurément des passions partagées par G.K. Chesterton, buveur de cidre, amateur de bourgogne, fumeur de cigares. La rencontre entre Encre et tanins d’une part et l’œuvre de Chesterton, devait s’effectuer un jour. Publiquement (car nous ignorons tout des voies empruntées) la rencontre a eu lieu le 19 août dernier. Et elle a donné lieu, bien sûr, à un texte titré Le style soigné et élégant de Chesterton.

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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 09:46
L'Écologiste, version française de The Ecologist, trimestriel fondé par Teddy Goldsmith, vient de présenter dans son dernier numéro (vol. 10, n° 2, juillet-septembre 2009) le Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste de Chesterton, récemment publié aux éditions de l'Homme Nouveau. Après avoir rappelé qui est Chesterton et avant de donner de très larges extraits du livre, cette recension signale que Chesterton « a aussi commis des essais politiques et c'est son principal essai politique encore inédit en France qui nous est ici proposé, où il prend la défense de la petite propriété paysanne, exprime son opposition aux grands magasins, pourfend le capitalisme ». Une présentation honnête et positive que l'on trouve page 54. L'Écologiste est en vente dans les kiosques.


Signalons, au passage, que
Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste de Chesterton est quasiment épuisé. L'accueil par la presse, toutes tendances confondues, a été une vraie surprise éditoriale. Qui a dit que Chesterton n'intéressait plus personne ?
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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 16:43

 

Nous avons commencé dernièrement la publication presque intégrale d’un article de François Le Gris, publié en février 1920 dans La Revue hebdomadaire, et consacré à la traduction en langue française et à sa parution, de The Innocence of Father Brown, (traduction française : La Clairvoyance du père Brown, éditions Perrin). On trouvera ci-dessous la suite de cet article. Ami de François Mauriac, grand lecteur et membre influent du monde de l’édition, François Le Grix, qui signe cet article, était  le « directeur scientifique » de La Revue hebdomadaire dont le directeur de la publication était Fernand Laudet (le « Laudet » d’Un nouveau Théologien, M. Fernand Laudet, de Charles Péguy. C’est dans le numéro 24 de La Revue hebdomadaire du 17 juin 1911 que François Le Grix avait écrit un article contre Le Mystère de la Charité de Jeanne d’Arc). La revue était alors éditée par Plon.

 

 

 

 

 

« Mais que parle-je, de méthode? Chesterton poufferait de rire, je crois, si l'on venait à lui contester la sienne. Il est bien libre d'essayer de faire tenir le maximum de vérité dans le maximum d'absurdité. Il ne cherche pas la solution d'un problème ; il tient une solution, et il construit un problème autour, le plus compliqué possible, tout comme le P. Brown, qui, tenant déjà son criminel, imaginait une piste aux détours subtils pour mener Valentin jusqu'à Flambeau.

 

Ce n'est pas une méthode de romancier. Mais Chesterton n'est pas un romancier. Improvisateur, essayiste, critique, polémiste, tant qu'on voudra, et surtout, peut- être, journaliste ; mais journaliste supérieur, dont la virtuosité confine au génie et rassemble beaucoup des traits essentiels de la grande tradition anglaise : une truculence, un sens de la bouffonnerie énorme, qui l'apparentent à Shakespeare et à Swift ; un goût du brillant, de la pointe, du pince-sans-rire, du paradoxe qui fait de lui un très proche héritier d'Oscar Wilde. Ces contre-vérités incessantes assomment comme autant de coups de poing. C'est une sorte de boxe intellectuelle. En bon Anglais, G. K. Chesterton fait du sport.

 

Pourquoi, au surplus, nous mêlerions-nous de définir, autrement qu'avec une extrême timidité, la forme d'esprit qui nous est la plus étrangère à nous autres Français, si sérieux, en dépit de notre réputation de légèreté, et qui croyons toujours « que c'est arrivé ». Le livre de Chesterton est traduit par un Belge dans un français un peu barbare. Fût-il traduit en meilleur français, ou en français plus exactement décalqué de l'anglais, l'eussions- nous même pu lire dans le texte original, que je persisterais à en croire impossible la transposition intégrale. Je ne pense, pas qu'il y ait encore, parmi les littératures, de types qui vaillent pour toute l'humanité, qui soient assimilables au même degré, de la même manière, par les cerveaux de toutes les latitudes. Nous avons beau faire, nous, Français, ne comprenons, ne sentons peut- être pas tout de don Quichotte, du docteur Faust,... ou de M. Pickwick. Comment ce petit P. Brown ne nous paraîtrait-il pas un peu trop clairvoyant, même eu égard à sa soutane catholique ? »

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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 17:44



Nous continuons à présenter en suivant l’ordre de publication des éditions anglaises les ouvrages de Chesterton. En 1911, outre The Ballad of the White Horse et Appreciations and Criticisms of the Works of Charles Dickens dont nous avons déjà parlés, Chesterton publie le premier recueil des histoires du Father Brown. Titre retenu : The Innocence of Father Brown, traduit étrangement en français par La Clairvoyance du père Brown. Nous avons longuement parlé sur ce blogue du père Brown (Ici, , et par exemple. Pour plus d'information, voir la fonction recherche dans la colonne de droite). Aussi nous vous proposons en cette période de vacances de découvrir un article publié dans La Revue hebdomadaire en février 1920. Signé François Le Grix, il avait pour titre « L’Apologétique et le roman policier ».

En voici un premier extrait, pour montrer aussi comment fut reçu par la presse française ce premier recueil.

 

 

 

« Car ce roman policier veut être aussi, à n'en pas douter, un livre d'apologétique. Ne croyez pas que c’est uniquement pour vous amuser que Chesterton a écrit ces extraordinaires complications. Il s'agit ici de montrer que le catholicisme est la plus haute école de psychologie qu'ait instituée aucune religion, aucune science (…).

Le P. Brown, de sa voix douce et péremptoire, nous démontrera qu'un policier, après toute une vie de conscience professionnelle, peut devenir un assassin, par haine de l'idée religieuse (le Jardin secret) ; que l'anti- alcoolisme rend triste, maniaque, et peut mener au suicide (les Trois Instruments de la mort; que va-t-il donc se passer aux États-Unis, et quelle étourdissante fantaisie Chesterton ne broderait-il pas sur ce thème d'un empire condamné à l'eau?) ; que l'austérité puritaine peut induire l'homme en tentation de se substituer à la justice de Dieu, de punir le pécheur, et faire d'un clergyman un fratricide (le Marteau de Dieu) ; et puisque le P. Brown est capable de ces stupéfiantes découvertes, et de bien d'autres encore, le catholicisme est le vrai. Reportez-vous donc au plus tôt à ces douze épisodes, dont les plus réussis, avec la Croix-Bleue, sont peut-être les Péchés du prince Saradine et la Mauvaise Forme; je m'en voudrais, en vous les racontant, d'en diminuer l'effet de démonstration et de surprise. (D'ailleurs, cet effet n'est-il pas un peu gêné par ces douze hachures? L'auteur ne l'aurait-il pas mieux ménagé en construisant un seul récit, dans lequel son imagination miraculeuse eût aisément fait tenir autant d'inventions, et peut-être les mêmes?)

Tout cela, je le répète, est prodigieusement amusant. Trop. Quand on amuse à ce point, on prouve ce que l'on veut, et par conséquent on ne prouve rien. Fallait-il être formé par le confessionnal pour savoir que le facteur est, par définition, anonyme et inaperçu, et que, par conséquent, l'assassin que personne n'a vu entrer dans la maison doit être le facteur (l'Homme invisible) ? C'est de l'art de cirque, et du meilleur, que cette scène des policemen bernés par cet uniforme ambulant. Je crois la voir mimée par les Fratellini au cirque Medrano. Il est permis de penser, tout en s'y laissant prendre, que le plus virtuose des conteurs ne pouvait, sans danger, se permettre d'appliquer pareille méthode, — celle de la farce, en somme, — à l'apologétique sacrée, et de mêler Pascal et Maurice Leblanc au point de les rendre indiscernables. »

 

 

À suivre…

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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 00:46

Pendant les années qui ont suivi sa mort, et surtout après la Seconde Guerre mondiale, G.K. Chesterton a été comme oublié. Seuls quelques passionnés entretenaient sa mémoire, faisant tout pour que son œuvre reste vivante et accessible. En dehors des universités catholiques anglo-saxonnes, il existait peu d’institutions universitaires qui le mettaient encore à leur programme d’études littéraires.

Au fil des années, les choses ont changé. Outre les travaux du Chesterton Institute et de sa publication, The Chesterton Review, des associations comme The American Chesterton society ont déployé un effort considérable pour faire connaître et aimer Chesterton et son œuvre, pour dépasser l’image facile d’un auteur un peu bouffon. C’est aussi dans ce sens que voudrait travailler en France l’Association des Amis de Chesterton.

Les travaux biographiques qui ont été consacrés à Chesterton sont nombreux. Citons notamment pour ses dernières années :  Wisdom and Innocence de Joseph Pearce et le dernier en date, Chesterton and the Romance of Orthodoxy: The Making of GKC de William Oddie.

Pour montrer l’influence, la renommée de Chesterton une petite video a été réalisée. Elle est en anglais mais même ceux qui ne maîtrisent pas parfaitement cette langue pourront comprendre. Bien d’autres noms auraient pu être ajouté. Il s’agit d’exemples parmi d’autres.

 

 


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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 00:57


 

 

Vous recherchez un livre de G.K. Chesterton, Hilaire Belloc, Maurice Baring, Evelyn Waugh, C.S. Lewis, Tolkien ou qui leurs sont consacrés ?

Nous pouvons faire cette recherche pour vous et vous faire parvenir les ouvrages aussi bien en français qu’en Anglais, voire dans d’autres langues.

Nos correspondants à travers le monde nous aident dans cette recherche.

En sens inverse, vous voulez  vendre un livre de l’un de ses auteurs, n’hésitez pas là aussi à prendre contact avec nous, nous répercuterons votre proposition sur notre blogue.

 

Contact : amis.de.chesterton@free.fr

 

Au fait, êtes-vous adhérent de l'Association des Amis de Chesterton ? Pas encore ! Vite, voyez ICI.

 

 

 
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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 00:54


Nous avons évoqué récemment un des dessinateurs du G.K.’s Weekly, Thomas Derrick. Powys Evans en est un autre, sur lequel malheureusement je n’ai trouvé pour l’instant que peu d’informations. 

Powys Evans est né en 1899 et a disparu en 1981. Il est surtout connu comme portraitiste et caricaturiste (ci-dessus portrait de Chesterton par Evans). Mais son art s’est aussi épanoui ailleurs, dans la peinture religieuse. C’est ainsi qu’il a représenté une Vierge des Sept douleurs qui se trouve dans l’église de Dolgellau dans le Pays-de-Galles.

 

 


Étudiant à la Slade School of Art (comme Chesterton), Powys Evans a abandonné une carrière de peintre à l’huile au profit de l’illustration et notamment du portrait. Il est devenu célèbre en 1922 par une série de caricatures regroupées sous le titre The Beggar’s Opera. Remarqué par l’assistant du rédacteur en chef de la Saturday Review, il a dessiné pour celle-ci avant de collaborer à d’autres périodiques comme le London Mercury ou le GK's Weekly.

En fait, Powys Evans a surtout dessiné sous le nom de caricaturiste « Quiz ».

La « National Gallery » détient 96 portraits signés Powys Evans dont certains de ceux que l’on trouvera ci-dessous :

 

 

 

Ronald Knox,

prêtre catholique, écrivain, collaborateur du G.K.'s Weelky

 

 

 


Maurice Baring,

grand ami de Chesterton, ambassadeur et écrivain

 

 

 

Hilaire Belloc,

écrivain, journaliste et grand ami de Chesterton

 

 

 

 

T.S. Eliot,

poète, éditeur, ami de Chesterton et collaborateur du G.K.'s Weekly

 

 

 

 

Et pour finir l'artiste par lui-même.


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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 00:00


 

Rien de plus simple ! Il suffit d’envoyer votre nom ainsi que votre adresse à l’Association, ainsi que votre chèque de cotisation annuelle.

Pour rappel, voici la présentation qui a été faite par notre secrétaire général :

 

Nous avons prévu deux collèges d’adhérents : celui des associés et celui des bienfaiteurs.

 

Les membres du collège des associés règleront une cotisation annuelle de 15 € (ou seulement 10 €, s’ils sont prêtres, religieux, étudiants, chômeurs) : ils recevront gracieusement et tous les trimestres dans la boîte à lettres de leur messagerie informatique, et au format PDF, la Lettre d’information sur l’actualité chestertonienne en France et à l’étranger (on pourra en recevoir la version papier moyennant un supplément de 4 € pour participer aux frais postaux). Toutefois, le service du Cahier annuel de l’association, qui comprendra articlessur Chesterton et inédits en français de l’écrivain, ne pourra leur être assuré que s’ils acquittent une cotisation de 25 €.

 

Les membres bienfaiteurs, qui règlent une cotisation annuelle de 100 €, auront le service gracieux du Cahier annuel qu’ils recevront dans sa version numérotée – tirage dit “de tête” et limité. Ils bénéficieront aussi du service de la Lettre d’information sous la forme qu’ils indiqueront.

 

Il sera toujours possible aux associés comme aux bienfaiteurs de se procurer, dans la mesure du stock disponible, des exemplaires supplémentaires du Cahier, moyennant 13 € pour l’édition courante ou 30 € pour l’édition numérotée.

 

Alors n'hésitez pas, nous vous attendons avec impatience.

Notre adresse :

Association des Amis de Chesterton

Aux bons soins des Éditions de l’Homme Nouveau

10 rue Rosenwald

75015 Paris

 

ou par courrier électronique : amis.de.chesterton@free.fr

 

 

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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 00:29



Et si nous parlions d’Appreciations and Criticisms of the Works of Charles Dickens ? Ce livre de G.K. Chesterton est une preuve supplémentaire de la grande amitié littéraire qui exista entre les deux hommes et de l’intérêt profond que Chesterton eut pour son illustre prédécesseur. À de très nombreuses reprises, Chesterton cite le nom de Dickens ou l’évoque dans ses articles ou ses essais. Si nous prenons, au hasard, le livre que Chesterton consacre à Geoffrey Chaucer (1343-1400) – dont la proximité avec Dickens n’est pas évidente de prime abord – Chesterton parvient quand même à évoquer l’auteur d’Oliver Twist huit fois !

En 1906, Chesterton avait déjà consacré une étude à Dickens, renouvelant le sujet, associant bonne connaissance littéraire et intuition profonde, faisant de ce livre l’un des meilleurs sur le sujet d’après T.S. Eliot ou Peter Ackroyd, lui-même un grand spécialiste du père de David Copperfield.

Avec Appreciations and Criticisms of the Works of Charles Dickens, Chesterton revient donc à l’un de ses sujets préférés. Cette fois, il n’offre pas une étude unique, mais les préfaces qu’il écrivit aux œuvres de Dickens, éditées dans une collection de classiques populaires : Everyman’s Library. Au total 24 chapitres, précédés d’une introduction dans laquelle Chesterton tente une synthèse générale de sa vision de Dickens, qu’il compare et oppose notamment à Thackeray. Celui-ci comme Dickens fut en quelque sorte un critique social, un observateur des mœurs sociales. Mais il s’oppose à Dickens dans son acception de la société victorienne et dans son refus de décrire les aspects sordides que celle-ci engendre. De ce fait, l’introduction de Chesterton bifurque assez vite de la critique littéraire à des considérations plus politiques ou philosophiques.

Appreciations and Criticisms of the Works of Charles Dickens a paru en 1911 chez J.M. Dent & Sons, Ltd pour l’édition anglaise et chez E.P. Dutton & Co. pour l’édition américain. Accompagné de huit portraits de Dickens en pages intérieures, l’ouvrage est composé de 243 pages et de 24 chapitres :

 

 

 

Chapter 1: Introduction

Chapter 2: Sketches by Boz (Esquisse par Boz)

Chapter 3: Pickwick Papers (Les Papiers posthumes du Pickwick Club)

Chapter 4: Nickleby (La Vie et les aventures de Nicolas Nickleby)

Chapter 5: Oliver Twist

Chapter 6: Curiosity Shop (e Magasin d’antiquités)

Chapter 7: Barnaby Rudge (Barnabé Rudge)

Chapter 8: American Notes (Notes américaines)

Chapter 9: Pictures from Italy

Chapter 10: Chuzzlewit (La Vie et les aventures de Martin Chuzzlewit)

Chapter 11: Christmas Books (Un chant de Noël)

Chapter 12: Dombey (Dombey et fils)

Chapter 13: Copperfield (David Copperfield)

Chapter 14: Christmas Stories (L’Arbre de Noël)

Chapter 15: Bleak House (La Maison d'Âpre-Vent)

Chapter 16: History of England

Chapter 17: Hard Times (Les Temps difficiles)

Chapter 18: Little Dorrit (La Petite Dorritt)

Chapter 19: Tale of Two Cities (Le Conte de deux cités)

Chapter 20: Great Expectations (Les Grandes Espérances)

Chapter 21: Our Mutual Friend (L'ami commun)

Chapter 22: Edwin Drood (Le Mystère d’Edwin Drood)

Chapter 23: Humphrey's Clock (Le Pendule de Maître Humphrey)

Chapter 24: Reprinted Pieces

 

 

Outre son Dickens et Appreciations and Criticisms of the Works of Charles Dickens, Chesterton consacre revient sur ce sujet dans Le Siècle de Victoria en littérature (1913). De Dickens, il écrit notamment à cette occasion : « Dickens fut essentiellement la charge la plus réussie contre la solide école scientifique ». Mais nous en reparlerons !…

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