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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 00:37



Depuis le mois dernier, l’Association des Amis de Chesterton a été officiellement lancée. Déjà des adhésions nous sont parvenues et nous remercions ceux qui se sont manifestés aussi rapidement. C’est un signe d’encouragement et de confiance auquel nous sommes particulièrement sensibles.

D’autres personnes nous ont fait savoir qu’elles rejoindraient l’association prochainement. Nous les attendons donc avec… impatience. Une association ne peut, en effet, démarrer sérieusement sans que, dans les premières semaines, se manifestent les plus désireux d’y appartenir.

Enfin, d’autres nous ont posés tout simplement la question : « mais pourquoi une association consacrée uniquement à Chesterton ? » La question est légitime, même s’il est difficile d’y répondre en une seule fois. Sans ordre de priorité, voici cinq raisons prises au hasard.

 

1°) Une telle association vise à mieux faire connaître l’œuvre de G.K. Chesterton en France et plus largement dans le monde francophone. Cette œuvre n’a pas encore été intégralement traduite et mérite de l’être à plusieurs égards. L’association travaillera dans ce sens en encourageant la traduction de textes jamais traduits et encore inconnus. La bonne réception par la presse, toutes tendances confondues, des derniers livres de Chesterton traduits en français montre à elle seule le regain d’intérêt pour cet écrivain.

2°) Chesterton a une manière bien singulière d’aborder les choses, exprimant à la fois une philosophie de la joie et de la gratitude, une allégresse de ton tout en auscultant en profondeur les travers du monde et de l’homme modernes. C’est aussi cet état d’esprit que nous voulons diffuser à notre modeste niveau.

3°) Paradoxalement, Chesterton est à la fois peu connu mais souvent cité. C’est un fait positif, même si parfois les citations ne sont pas toujours exactes. Citer Chesterton indique que l’on a été frappé par un aspect, même minime, de son œuvre. Nous voulons donc faire connaître davantage et mieux cette œuvre et celui qui l’a écrite.

4°) Il existe en France plusieurs centaines de personnes intéressées voire passionnées par Chesterton. Il s’agit de créer entre elles un lien, un signe concret d’amitié, d’échanges et de rapports avec ceux qui, très nombreux, à travers le monde s’intéressent à Chesterton. Nos modestes travaux, l’existence de ce blogue, l’existence de l’association elle-même, a déjà suscité à l’étranger, en Angleterre comme aux Etats-Unis, en Italie comme en Espagne, une véritable curiosité à notre endroit.

5°) Notre propre histoire littéraire a été en lien avec Chesterton. De grands écrivains comme Claudel, Valery Larbaud et même André Gide (et beaucoup d’autres) se sont intéressés à l’homme et à l’œuvre. Il y a une histoire française de Chesterton que nous voulons faire connaître et ainsi faire mieux connaître à nos contemporains.

 

Voilà cinq raisons, prises au hasard, sans réflexion particulière, de créer une association Chesterton. Notre secrétaire général a souligné ici les buts officiels de l’association et les conditions d’adhésion. Ils sont à lire et à relire.

Encore une fois, sans vous, lecteurs habituels de ce blogue, elle ne pourra pas correctement se développer. Vous êtes appelés à en être le noyau dur. Nous vous attendons :

 

Association des Amis de Chesterton

Aux bons soins des Éditions de l’Homme Nouveau

10 rue Rosenwald

75015 Paris

 

ou par courrier électronique : amis.de.chesterton@free.fr

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 00:52

Connaissez-vous La Quinzaine littéraire ? Ce bi-mensuel consacré à la littérature a été fondé en 1966 par Maurice Nadeau, ancien de Combat, L’Express et Le Nouvel observateur. Écrivain et éditeur, Nadeau fut aussi un militant communiste, au PCF puis à la Ligue communiste.

Pourquoi en parler aujourd’hui ? Tout simplement parce que La Quinzaine littéraire vient de consacrer une page entière à G.K. Chesterton à l’occasion de la parution aux Éditions de l’Age d’Homme, du recueil La Fin de la sagesse et autres contes extravagants (traduction Gérard Joulié). Signé Liliane Kerjan, cet article, sous le titre « Un hibou dans les parages » présente aux lecteurs de La Quinzaine Chesterton et La Fin de la sagesse.

Du premier, Lilane Kerjan écrit : « Il y a de l’anarchiste chez G.K. Chesterton, qui décèle les petits riens qui ont de l’importance, qui rêve d’un monde meilleur et improbable habité par Dionysos, Roland et quelques autres, d’un “paradis pour les poissons humains”. Un conseil : calez-vous dans une véranda éclairée par un rayon de lune ! »

Au sujet du second, elle explique : « le dernier volume paru de trente-cinq textes écrits entre 1892 et sa mort en 1936 offre un florilège de sa manière imprévisible, de son style méticuleux, voire précieux, et d’une malice pétillante qui allie débats philosophique et légèreté. » Ce qui lui permet d’affiner le portrait de l’auteur et de le présenter en « oiseau de la sagesse qui plane et observe une société au sortir de l’ère victorienne et au début du Xxe siècle. »

 

On trouvera l’article dans son intégralité dans le numéro 996, du 16 au 31 juillet, de La Quinzaine littéraire.

 


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1 août 2009 6 01 /08 /août /2009 10:30

 

 

 

Ce dessin représentant Chesterton avec une vache – suivez le regard de la vache… – est extrait de la collection du G.K.’s Weekly, l’hebdomadaire dirigé par Chesterton et organe de la Ligue distributiste. Cette représentation, à la fois idyllique et légèrement moqueuse d’un Chesterton mettant ses idées en application, est due à Thomas Derrick, l’un des dessinateurs, avec Will Dyson, Powys Evans, E. Squiers, Low et Chesterton lui-même, du G.K.’s Weekly.

Thomas Derrick est né à Bristol (G.B.) en 1885 et il est mort le 18 novembre 1954. Sa mère était une admiratrice de Chesterton. On raconte que l’écrivain devait donner une conférence sur Dickens à Bristol. À l’heure dite, Mme Derrick se rendit donc dans la salle prévue à cet effet et s’assit bien sagement dans l’impatience d’entendre le grand homme. Mais Chesterton n’était pas là. Peu à peu la salle se vida, au point que Mme Derrick était l’une des rares personnes encore présentes lorsque arriva un gros homme suant qui n’était autre que Chesterton. L’écrivain était parti de bonne heure de Londres, mais il avait raté son train. Il appella donc un taxi qui résolument prit le chemin de Bristol malgré la distance. Hélas ! Avant d’arriver à destination, le taxi tomba en panne et pendant que le chauffeur cherchait à réparer le moteur, Chesterton alla visiter les environs.

Dans Tremendous Trifles, Chesterton évoque une telle course en taxi. Est-ce la même que celle dont Mme Derrick vécut la fin ? Peut-être y en eut-il plusieurs ? Toujours est-il que voici ce qu’écrivait Chesterton :

« Malheureusement quand le taxi démarra, il fit exactement ce qu’a fait la civilisation scientifique moderne – il tomba en panne. […] J’étais irrité, non par les gens, mais par les choses, à la façon d’un bébé ; par le tacot parce qu’il était tombé en panne, et par le dimanche parce qu’il était un dimanche. […] Je prononçais mon discours, en arrivant à l’instant même où tout le monde se décidait à partir. Lorsque mon taxi déboucha en cahotant sur la place du marché, les gens, sans cacher leur déception, décidèrent de rester. »

C’est à cette civilisation scientifique et moderne que Chesterton et Thomas Derrick s’en prirent ensemble dans le G.K.’s Weekly. Derrick avait été élève du Royal College of Art. En 1923, il y enseignait la peinture décorative quand il écrivit une lettre qui fut publiée par The Times le 7 juin de cette année-là, lettre par laquelle il préconisait la création d’une Guilde pour les peintres décorateurs et argumentait en faveur de certains matériaux utilisés à l’époque médiévale. On était bien ici dans le ton distributiste de l’époque.

Cependant, en 1931, la carrière de Derrick prit une orientation nouvelle. Il devint caricaturiste pour de grands journaux comme Punch ou, plus proches de ses propres idées, comme le G.K.’s Weekly. C’était en effet un ami et un proche de Chesterton et de Belloc. C’est en 1923, un an après Chesterton que Thomas Derrick fut reçu dans l’Église catholique par le père Vincent McNabb, le « saint de Hyde Park » et l’une des grandes signatures distributistes.

Ci-dessous quelques reproductions des dessins de Derrick dans Punch.

 

 

 

 

 

 

 

 


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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 06:37
Grâce à « Gégé » et à son travail de scannage, nous avons pu prendre connaissance de l'excellent article que Le Pèlerin a consacré au célèbre Père Brown et à son créateur, G.K. Chesterton. Deux pleines pages, avec notamment un texte signé Xavier Houssin et des illustrations d'Olivier Balez.
Xavier Houssin a réussi le tour de force de s'effacer derrière le Father Brown, pour le laisser parler. Celui-ci se présente, explique sa raison d'être et sa méthode policière. Faut-il le dire ? C'est tout simplement excellent ! Un très bon travail, bien dans le ton de Father Brown.
On ne manquera pas non plus de remercier Le Pèlerin d'avoir présenté ce blogue en donnant son adresse à deux reprises. Un détail à mettre sur le compte d'un excellent travail journalistique puisque nous ne nous sommes jamais signalé au Pèlerin pour notre part. Encore une fois bravo !
Ces deux pages donc sont parues dans Le Pèlerin,  numéro 6608 du jeudi 23 juillet 2009, p 54 et 55, (
8, rue Barbès, 92128 Montrouge.Tél. : 01 74 31 60 60.).
Un numéro à se procurer très vite !
Et encore une fois merci à «Gégé ».

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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 09:15
«  5 stars to this blog » ! C'est la conclusion d'un post signé Nancy Brown sur le blogue de la plus grande association chestertonienne au monde : l'American Chesterton society, notre (très) grande sœur. Ce jugement sert de conclusion à un texte qui reprend notre présentation de l'article paru dans Minute et à nos présentations – dont certaines en direct – du colloque d'Oxford du 11 juillet dernier.
Un encouragement pour notre petite entreprise chestertonienne. Mais il est vrai que, si l'on me permet, small is beautiful !
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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 11:51

Soyez excentriques !


Osez entreprendre l’impossible !


Devenez un des « Amis de G.K. Chesterton » !

 

 

Êtes-vous prêt (ou prête) à rejoindre, comme nous, une « association de personnes excentriques se livrant à des entreprises impossibles » ?

Alors, il vous faut adhérer la « Ligue de l’Arbalète » 1 association qui a pour nom, en France : « Les Amis de G.K. Chesterton » !

 

C’est la seule association de ce genre dans notre pays. Elle s’est donnée pour mission « de mieux faire connaître l’œuvre, la vie et la personnalité de G.K. Chesterton à travers son époque et ses contemporains, d’encourager la publication et la réédition d’œuvres de G.K. Chesterton en français, de promouvoir, d’encourager, de publier ou de diffuser des études et travaux sur G.K. Chesterton et sur les écrivains qui peuvent lui être associés (Hilaire Belloc, Maurice Baring, C.S. Lewis, J.R.R. Tolkien…), de contribuer et de participer à toutes célébrations et manifestations à sa mémoire, en France comme à l’étranger, de contribuer et de participer à ce qui est au cœur de l’œuvre de Chesterton : la réconciliation de la foi et de la culture, d’encourager à l’application des idées chestertoniennes dans le monde contemporain » (art. III des statuts).

 

Une telle « mission » rencontrera-t-elle chez vous l’amateur qui sommeille ou qui piaffe, sachant que ce mot « en est venu par les milles singularités de la langue à donner l’idée de tiédeur, alors qu’il signifie littéralement la passion » 2 ? Et en faudra-t-il des passionnés, pour accomplir une telle mission, « aventure autrement violente et osée que de faire le tour du monde à la voile » 3… Mission osée et aventure violente, certes, mais qui, comme les guerres, « se font avec de l’argent, donc elles coûtent cher » 4 !

Et voilà pourquoi il convient à présent d’aborder la question des cotisations.

Nous avons prévu deux collèges d’adhérents : celui des associés et celui des bienfaiteurs – encore que ces derniers seront aussi associés, et que les premiers seront bienfaisants…

Les membres du collège des associés règleront une cotisation annuelle de 15 € (ou seulement 10, s’ils sont prêtres, religieux, étudiants, chômeurs) : ils recevront gracieusement et tous les trimestres dans la boîte à lettres de leur messagerie informatique, et au format PDF, la Lettre d’information sur l’actualité chestertonienne en France et à l’étranger (on pourra en recevoir la version papier moyennant un supplément de 4 € pour participer aux frais postaux). Toutefois, le service du Cahier annuel de l’association, qui comprendra articles sur Chesterton et inédits en français de l’écrivain, ne pourra leur être assuré que s’ils acquittent une cotisation de 25 €.

Les membres bienfaiteurs, qui règlent une cotisation annuelle de 100 €, auront le service gracieux du Cahier annuel qu’ils recevront dans sa version numérotée – tirage dit “de tête” et limité. Ils bénéficieront aussi du service de la Lettre d’information sous la forme qu’ils indiqueront.

Il sera toujours possible aux associés comme aux bienfaiteurs de se procurer, dans la mesure du stock disponible, des exemplaires supplémentaires du Cahier, moyennant 13 € pour l’édition courante ou 30 € pour l’édition numérotée.

 

Les temps n’inspirent guère à jouer du pipeau et à hocher le tambourin. Mais, écrivait Chesterton en 1901, « c’est seulement pour ceux qui persévèrent après que tout semble perdu, que l’espoir luit de nouveau ». 5 C’est là l’état d’esprit dans lequel nous voulons vivre l’aventure de cette association qui entend rassembler les « Amis de Chesterton » pour en faire, aussi, des amis entre eux.

 

 

Pour le bureau de l'association

Daniel Hamiche

Secrétaire général

 

Association des Amis de G.K. Chesterton

Éditions de l'Homme Nouveau

10, rue Rosenwald

75015 Paris

 

 

 

 

1. Si vous avez lu les Tales of the Long Bow de Chesterton dont la traduction en français sous le titre Les contes de l’arbalète a paru chez L’Âge d’Homme, vous devriez tout savoir sur la « Ligue de l’Arbalète » et ses singuliers mais distingués membres…

2. Philippe Maxence, L’Univers de G.K. Chesterton. Petit dictionnaire raisonné, Via Romana, Paris, 2008, article « Amateur ».

3. Id., article « Aventure ».

4. Id., article « Financier ».

5. Id., article « Espoir, Espérance ».

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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 08:37
Nous avons fait une erreur de date dans l'annonce du Colloque parisien du mois d'octobre. Nous vous prions de trouver ci-dessous la date exacte de cette rencontre autour de Chesterton et du renouveau littéraire catholique en France et en Angleterre. [Exceptionnellement, aujourd'hui, vous recevrez deux avis de parution sur ce blogue. Prochaine parution, avant midi].

Le G.K. CHESTERTON
Institute for Faith & Culture
Seton Hall University – USA
Et l'association française « Les Amis de Chesterton ».

organise le jeudi 15 octobre 2009 19h30-21h30
une "Table ronde" au Collège des Bernardins (Paris)

A Divine "Entente Cordiale": La renaissance de la littérature catholique en France et en Angleterre au vingtième siècle - G.K. Chesterton, Georges Bernanos, Charles Péguy, Paul Claudel, et Cie.

Alors que la renaissance de la littérature catholique en France est en plein essor au début du vingtième siècle, un mouvement homologue démarre en Angleterre. Indépendamment des Français, certains auteurs anglais, tels que G.M. Hopkins, G.K. Chesterton et R.H. Benson (célèbre converti catholique, fils du Primat anglican de l'époque), trouvereront une inspiration variée et abondante en puisant aux mêmes sources que Charles Péguy, Paul Claudel ou Georges Bernanos. Dans une période difficile pour l’Eglise en France, en Angleterre et en Europe, ces deux renaissances montraient la puissance de l’esprit catholique à la recherche de nouvelles manières de vivre la foi dans le quotidien, en société et dans l’Eglise. Juxtaposées, elles nous révèlent aujourd’hui une morphologie de l’imagination chrétienne dont les ressources dépassent les limites des littératures nationales pour exprimer l’universalité de notre vie dans le Christ.

 

Quels sont, donc, les images, les thèmes, les idées et les ressemblances qui nous permettent de jumeler ces deux mouvements ? Et quelle est l’actualité de l’œuvre de ces auteurs aujourd’hui ? Telles seront les questions abordées pendant ce colloque par le Père Ian Boyd, CSB, éditeur de la Chesterton Review et président de G.K. Chesterton Institute for Faith & Culture, Seton Hall University, USA; par M. Brian Sudlow PhD, maître de conférence à l’université de Reading en Angleterre; par Philippe Maxence, président de l'Association des amis de Chesterton, journaliste et écrivain, auteur de Pour le ré-enchantement du monde. Une introduction à Chesterton (Ad Solem) et L'Univers de Chesterton, petit dictionnaire raisonné (Via romana); Sébastien Lapaque, écrivain et journaliste, Le Figaro littéraire, auteur des plusieurs livres sur Georges Bernanos; et Rémi Soulie, écrivain, sur Charles Peguy.
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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 17:44
La Lettre d'information n° 12 des Amis de Chesterton vient de paraître. Elle contient plusieurs bonnes nouvelles et une annonce importante.
Si vous l'avez reçue, mais pas encore lue, ne tardez plus !
Si vous ne l'avez pas reçue – parce que vous n'êtes pas (encore !) abonné, il vous faudra patienter jusqu'à demain pour en savoir plus.
En attendant, abonnez-vous. Voir dans la colonne de droite, l'inscription à la « Newletter ».

À demain.
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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 11:20

Cette semaine, c’était l’hebdomadaire Minute qui évoquait le Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste de Chesterton (traduction française de Outline of sanity). C’est maintenant Le Nouvel Observateur, sous la signature de Frédéric Vitoux, qui parle de ce livre, après un rapprochement surprenant avec… Louis-Ferdinand Céline, auquel Vitoux attribue la paternité des… 35 heures !

Ce n’est pas la première fois que Frédéric Vitoux parle de Chesterton. Nous l’avons déjà évoqué depuis le lancement de ce blogue. Bon connaisseur du père de Father Brown, il a su accueillir avec intérêt le regard politique et économique de notre auteur. Voici quelques extraits de son article.

 

 

 

« Chesterton monte au créneau

Le capitalisme, c'est le vol

Par Frédéric Vitoux

 

Si Céline a secrètement inspiré la loi sur les 35 heures, l'auteur de «Father Brown» fustigeait les excès du libéralisme avec humour C'est plus que jamais d'actualité.

 

(…)

 

Le «communisme Labiche» de Céline, le pavillon en meulières pour chacun et «l'égalité devant les ronds», c'est cela même, à sa manière, dont rêve l'écrivain anglais, en 1926, quand il se lance à sa façon dans un «Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste». Le totalitarisme stalinien comme les concentrations industrielles propres aux sociétés libérales, les grands magasins qui supplantent les petits commerces et les paysans chassés de leurs terres au profit des grosses propriétés, lui font également horreur. Contre Bernard Shaw et les Fabians, ces intellectuels socialistes britanniques proches des travaillistes, Chesterton bataille pour ce qu'il appelle le «distributisme». Autrement dit, des propriétés à peu près d'égale importance pour chaque fermier et l'appel à la mobilisation des consommateurs qui se regrouperaient pour défendre les petits commerces de proximité contre ce qu'on n'appelait pas encore à l'époque les super ou hypermarchés. »

 


Allez lire le reste ICI. Cela en vaut vraiment la peine.

L’article est disponible dans le numéro du Nouvel Observateur de cette semaine et sur Internet.

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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 19:08
Blaise – que je ne connais pas hélas – a laissé deux commentaires très intéressants à la suite du compte-rendu sur la réunion d'Oxford (voir ICI). Il y évoque Tolkien et Chesterton, et notamment le Napoléon de Notting Hill de ce dernier. Je lui ai demandé de nous en dire un peu plus, ce qu'il a fait dans un autre commentaire. Un grand merci à lui !
Comme je crains que ce texte passe inaperçu dans le registre des commentaires, je me permets de le recopier ici. Il s'attache particulièrement au poème dédié à Hilaire Belloc, placé en exergue du Napoléon par Chesterton.
Encore une fois, merci à Blaise pour la qualité de son intervention. Autant dire que nous serons heureux d'en publier d'autres.



« Distinct du corps du roman qu’il précède, se détachant d’autant mieux par sa forme versifiée, la lettre à Hilaire Belloc s’impose naturellement à l’esprit du lecteur comme une clé lui permettant de le guider dans sa compréhension progressive du texte.
 
Il me semble que Chesterton a voulu mettre en exergue un thème dont l’ensemble du roman est en quelque sorte le développement. Comme ont su le faire les tragiques Grecs et surtout Homère et Virgile.
 
Chesterton ne s’adresse à aucune Muse (il y a pourtant un destinataire), mais sa lettre fonctionne pareillement au prologue d’une épopée.
 
Jetons-y un coup d’œil :
 
1) Chesterton procède à une réhabilitation du local contre l’indifférenciation du monde globalisé : « Pour chaque ville, pour tout endroit, / Dieu fit les étoiles spécialement » Les patries, fussent-elles insignifiantes en termes de puissance, Dieu en tient compte dans son intention créatrice.
 
2) Chesterton réhabilite également l’héroïsme qui « ne prendra fin qu’à la fin du monde. » Puisque tant que l’homme vivra, attaché à sa terre, à un patrimoine et à une histoire singulière ; tant qu’il fera cette expérience à la fois prosaïque universelle, d’amour pour ce local, alors l’héroïsme perdurera. Et la logique libérale, uniformisatrice et utilitaire, ne pourra rien contre ce sentiment, « irrationnel » selon ses critères.
 
3) La guerre est donc en un certain sens positive, car elle ouvre le champ aux dévouements les plus extraordinaires ; à des dévouements qui font démentir les prévisions déterministes et permettent aux hommes de se réapproprier leur liberté. (« Et la mort dansera avec la Liberté ! […] La mort et la haine et l’enfer proclamant/ Que les hommes ont trouvé quelque chose à aimer !... »)
 
4) « J’ai vu la vision » proclame Chesterton dans la dernière strophe. Il pose ainsi dans l’attitude du poète inspiré, à la suite de Virgile. Et : « Les rues que je suivais […] fuyaient et rejoignaient les rues étoilées qui vont vers Dieu. » La vision qu’il s’apprête à déployer devant nous, raconte bien comment l’amour des choses d’ici bas sont là dans le plan divin pour nous préparer et nous conduire à l’amour des choses divines. Ainsi l’héroïsme que déploie Adam Wayne pour la défense d’un coin de rue, s’il paraît fou aux personnes « raisonnables », est en fait extrêmement sérieux et a véritablement une portée universelle. L’insignifiance n’est qu’apparente. Lorsqu’il nous décrit sa vision comme « Cette légende d’une heure épique », Chesterton enlève toute hésitation. Cette lettre fonctionne comme le prologue d’une épopée d’un nouveau genre, qui nous rapporte le combat héroïque de quelques hommes pour ce à quoi ils étaient attachés, et leur victoire finale. Une épopée aux dimensions du local. Au cœur d’un récit épique nous retrouvons toujours l’héroïsme.
 
La construction rhétorique de la lettre à Belloc me semble expliquer – en partie du moins – pourquoi celle-ci « roule » dans la tête du lecteur. L’autre explication, c’est le style inimitable de Chesterton. »

Un souhait pour finir ? Nous aimerions bien connaître "Blaise" !
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