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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 08:02
Philippe Maxence est l'invité ce mercredi 13 mai de Benoit Mancheron sur Radio Courtoisie dans son émission « Au fil des pages » pour y parler de Chesterton. L'émission débute à 11h45 pour se terminer à midi.

Radio Courtoisie
61, boulevard Murat - 75016 Paris
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Sans aucun rapport, l'avant-dernière image censée illustrer le texte mis en ligne mardi 12 mai sur le premier voyage de Chesterton aux États-Unis et évoquant la parution de son livre, La Nouvelle Jérusalem, n'apparaît mystérieusement pas à l'écran. La voici donc :




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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 00:31

Nous avions mis en ligne au début de ce blogue une vidéo montrant Chesterton en visite aux Etats-Unis (voir aussi ICI). Daniel Hamiche avait apporté sur son propre blogue plusieurs précisions concernant les interventions de G.K. Chesterton à Notre Dame University, laquelle est aujourd’hui le centre d’une forte polémique après l’invitation faite par les instances de cette institution au Président Barack Obama d’y venir prononcer un discours et recevoir une distinction. L’intervention de G.K. Chesterton à Notre Dame University a eu lieu lors du second voyage de Chesterton aux Etats-Unis.

Nous avons peu parlé de son premier voyage. Il date de début 1921. Le 1er janvier de cette année-là, l’écrivain anglais s’embarquait à Liverpool sur le « Kaiserin Augusta Victoria » pour un voyage de plusieurs jours qui le faisait arriver le 10 janvier à New York (cf. coupure de presse du New York Times, ci-contre, à gauche).

Dès le lendemain, il quittait la « Pomme » pour se rendre à Boston. Ce voyage n’était pas d’abord un voyage d’agrément, même si celui-ci ne devait pas être absent de cette tournée. Il s’agissait, en effet, d’une tournée de conférences. Chesterton était, bien évidemment, accompagné de son épouse, France Chesterton, sans laquelle rien de pratique n’aurait été possible. Les 16, 21, 23 et 30 janvier, Chesterton prononce plusieurs conférences à Times Square Theatre, à New York. Le 16 janvier, par exemple, il intervient sur l’éducation. (cf. coupure de presse du New York Times, ci-contre, à droite). Chesterton a ensuite pris le chemin du Massachusetts, avant de revenir à New York le 5 février. Le lendemain, le dimanche 6 février, l’écrivain était pris par une attaque de lumbago et il tenait malgré tout sa conférence le soir. (cf. coupure de presse du New York Times, ci-dessous). Résultat, ce géant devait rester au lit le lundi 7 avant qu’il ne reprenne la route, le mardi 8 février, en direction de Pittsburgh. Le retour à New York s’effectuera par Indianapolis le 26 mars 1921.

 

 

Qu’a-t-il fait pendant cette période ? Il a visité Oklahoma City, Chicago, Detroit, Columbus et Buffalo.

Dès le lendemain de son retour à New York, Chesterton prononçait une nouvelle conférence ainsi qu’une autre le 3 avril, à l’Apollo Theatre. Pour cette conférence, il devait aborder la question irlandaise, à un moment où celle-ci vivait une situation dramatique due à la guerre d’indépendance qui devait conduire au Traité du 6 décembre 1921 par lequel la Grande-Bretagne reconnaissait l’État libre d’Irlande et la partition de l’île (cf. coupure de presse du New York Times, ci-contre, à gauche).

Avant son retour en Angleterre, Chesterton et son épouse participaient à un dîner au National Art Club le 9 avril (cf. coupure de presse du New York Times, ci-dessous). Le 12 avril, ils s’embarquaient à bord de l’Aquitania, à destination de Cherbourg  et Southampton.

 

Pendant son séjour aux Etats-Unis, le New York Times rapportera pratiquement chaque jour les thèmes des interventions de l’écrivain. Même son lumbago fera l’objet d’un court article.

Plus sérieusement, son séjour est aussi l’occasion d’une polémique, à propos de son livre The New Jerusalem (La Nouvelle Jérusalem), publié l’année précédente.




Dans cet ouvrage, Chesterton raconte son voyage en Terre Sainte et consacre notamment tout un chapitre au sionisme. Il faudrait citer tout le livre pour entrer dans la pensée précise de Chesterton. Comme le sujet le mérite, nous espérons y revenir en détail un jour. Pour l’heure, contentons-nous de préciser que la sortie de ce livre liée très peu de temps après à la venue de Chesterton aux Etats-Unis donna l’occasion au rabbin Schulman de déclencher une polémique sur le supposé antisémitisme de Chesterton (ci-dessous un autre article du 30 janvier 1921, paru dans The New York Times, sur La Nouvelle Jérusalem).

L’année suivante, malgré ses déclarations au départ de l’Angleterre, Chesterton écrira un livre pour rapporter ce qu’il a vu en Amérique : What I Saw in America.

 

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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 09:47

En s’intéressant à la vie de G.K. Chesterton, un nom revient souvent : Beaconsfield. Ce nom n’est ni celui d’un ami de l’auteur ni le nom d’un roman que l’on viendrait de découvrir. Beaconsfield est plus simplement le nom de la petite ville dans laquelle G.K. Chesterton et sa femme France, ont passé la plus grande partie de leur vie.

Chesterton a épousé France Blogg en 1901 et ils ont vécu à Londres jusqu’en 1909. Cette année-là, ils ont décidé de prendre le premier train en partance de la gare de Paddington. Ils se sont arrêtés à Slough et, de là, ils ont continué à pied jusqu’à Beaconsfield. En revenant, ils avaient décidé d’y vivre. Une grande partie des livres de Chesterton a donc été écrite à Beaconsfield, précisément à Top Meadow (photo ci-dessus : aperçu du mur, avec la plaque indiquant que GKC a vécu ici), le nom de son cottage, qui appartient aujourd’hui à un propriétaire privé et n’est pas ouvert aux visites.

C’est aussi à Beaconsfield que Chesterton a été reçu dans l’Église catholique en 1922, en présence de Mgr O’Connor, qui a servi par ses qualités de modèle au Father Brown, et du Père bénédictin Ignatius Rice. À l’époque, il n’y avait pas de paroisse catholique à Beaconsfield. Aussi la cérémonie s’est-elle déroulée dans une salle aux allures modestes, avec des murs en bois et un toit composé de tôles ondulées. C’est en 1927 que l’église catholique de la petite ville sera bénie, en présence bien sûr de l’écrivain, fidèle paroissien (photo ci-dessous).

C’est à Top Meadow également que G.K. Chesterton meurt, le 14 juin 1936. Le curé de la paroisse catholique Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus, Mgr Smith lui a donné les derniers sacrements, en présence du père Vincent McNabb, un dominicain, autre grand ami de l’écrivain, qui a embrassé la plume avec laquelle celui-ci écrivait avant de chanter le Salve Regina, selon la tradition de l’Ordre des prêcheurs.

 

Chesterton a été enterré au cimetière de Shepherd's Lane à Beaconsfield. Le monument funéraire fut sculpté par Eric Gill, artiste, grande figure (aujourd’hui controversée) du mouvement distributiste, fondateur de la Guilde de Saint-Joseph et Saint-Dominique, à Ditchling. Deux ans plus tard, France Chesterton est décédée à son tour et a rejoint son mari dans le caveau familial. En 1988, ce fut au tour de la fidèle secrétaire de Chesterton, Dorothy Collins, qui avait géré ses droits après la mort de l’écrivain, de mourir. Elle fut enterrée avec le couple Chesterton. Le monument funéraire que les visiteurs peuvent apercevoir aujourd’hui n’est plus celui d’Eric Gill (photo ci-dessus). Abîmé par le temps, celui-ci a été remplacé. Il se trouve désormais contre le mur de l’église Sainte-Thérèse (photo ci-dessous).

 

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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 09:30
Il existe de par le monde des millions de lecteurs de Chesterton. Des associations lui sont entièrement consacrés. La majorité d’entre elles est anglo-saxonne. Quoi de plus normal pour un écrivain né à Londres et décédé dans le Buckinghamshire ? On aurait tort de croire cependant que seuls les habitants de Grande-Bretagne et de ses anciennes colonies ou ceux des Etats-Unis, portent une attention appuyée à l’œuvre de Chesterton. L’Amérique du Sud et l’Amérique latine sont loin d’être en reste. En Europe même, l’Italie et l’Espagne, pour ne citer que deux exemples, déploient de véritables efforts pour une meilleure connaissance des écrits de notre auteur. Un grand nombre de ses ouvrages sont traduits, même des titres qui n’ont jamais vu le jour en français. À l’Est, il y a aussi du nouveau puisque la Russie et d’autres pays plus petits, portent une certaine attention à l’œuvre chestertonienne.
Concernant la France, ce blogue, comme une petite veilleuse, entretient à sa place la flamme de l’intérêt pour l’homme et pour l’œuvre, pour ce nommé Chesterton qui bouscule si bien nos certitudes cartésiennes.
Mais je voudrais surtout attirer l’attention aujourd’hui sur deux publications uniques au monde, en ce qu’elles sont entièrement consacrées à Chesterton.



La première de ces publications est l’honorable et vénérable The Chesterton Review, éditée par The Chesterton Institue for Faith & Culture dont le siège se trouve à Seton Hall University (New Jersey), aux Etats-Unis, avec également une succursale à Oxford (Grande-Bretagne).
The Chesterton Institute se propose, non seulement, d’explorer et de faire connaître l’œuvre de Chesterton et des écrivains qui lui sont proches, il se propose également de travailler à répandre la tradition morale défendue par G.K. Chesterton. Il organise ainsi des séminaires, des colloques et des rencontres aux Etats-Unis, en Angleterre mais aussi à travers le monde. En France, un colloque sur le renouveau littéraire en France et en Angleterre comme réponse à la sécularisation est organisé en octobre p
rochain par The Chesterton Institute, avec notre collaboration. Nous aurons la joie d’accueillir plusieurs intervenants étrangers et français, et notamment le président du Chesterton Institute, le Father Ian Boyd.
En 1974, celui-ci a fondé The Chesterton Review, revue qui existe toujours. Si le premier numéro (ci-contre, à gauche) ne comprenait que 43 pages (avec un correspondant français en la personne de François Rivière, très bon connaisseur de Chesterton), le dernier numéro disponible  (ci-contre, à droite) comprend 444 pages. Les prochains numéros seront en juin et en décembre. La revue est publiée en anglais et comporte désormais une édition en espagnole. Pour s'abonner, il suffit de cliquer ICI.




La seconde de ces publications est Gilbert Magazine. Un vrai magazine entièrement consacré à G.K. Chesterton et dont les rubriques font directement références à des œuvres de l’écrivain (Tremendous Trifles ; Lunacy and Letters ; Alarms and discurssions ; The Rolling Road ; A Miscellany of Men ; Tales of the short Bow ; The Flying Inn ; Manalive ; The Battle with the Dragon ; All I Survey ; The Detection Club et bien d’autres). Outre l’éditorial, la chronique du Father James V. Schall,
s.j., des articles de Dale Ahlquist, président de l’Americain Society Chesterton et de divers autres chroniqueurs, Gilbert Magazine propose des textes de Chesterton, des citations sur des thèmes divers, et un courrier des lecteurs avec des réponses extraites des œuvres de l’écrivain. Une belle réussite d’une cinquantaine de pages qui paraît tous les deux mois. Édité aujourd’hui par l’Américain Chesterton Society, la plus importante organisation chestertonienne au monde avec The Chesterton Institute, Gilbert Magazine est publié en langue anglaise. Pour s'abonner, c'est .

Et la France ? Il n'existe pas à l'heure actuelle de revue, et encore moins de magazine, consacrée à Chesterton. Mais nous préparons, si des abonnés sont au rendez-vous, un Cahier Chesterton annuel, qui fera la part belle à la publication de textes inédits et à des études en français. Nous en reparlerons.

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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 15:49
Et si nous poursuivions notre exploration du récent recueil de contes de G.K. Chesterton paru aux éditions de l’Age d’Homme ? Outre l’invitation à se procurer et à lire ces contes, il s’agit surtout ici d’apporter un complément en mettant à la disposition des abonnés de ce blogue (voir explication ICI) les dessins de Chesterton lui-même, qui accompagnent certains des histoires publiées pour la première fois en français. Complément car l’Age d’Homme n’a pu reproduire ces dessins.
Le troisième conte de ce recueil s’intitule « Le dressage de la jument noir. » Titre d’origine : « The Taming of the Nightmare ». Comme l’explique très bien en note le traducteur, Gérard Joulié, Chesterton joue sur les mots. Mot à mot « Night’s mare » signifie le « Nid de la jument », mais aussi cauchemar (Nightmare).
On perçoit donc que ce conte ira plus loin qu’un simple dressage d’une jument. Le petit Jack Horner (héros d’une comptine bien connue dans les pays anglo-saxons) est chargé par le « comité local des Bonnes fées » de retrouver le Nid de jument. Ce qu’il va s’employer à faire. À la recherche du Nid de la Jument, le petit Jack va rencontrer plusieurs personnages : le vent, un veau, un jardinier (du jardin des navets-fantômes) et, enfin, la Jument noire. Seul Jack parviendra à dresser cette Jument. Et il repartira avec elle. En chemin, il rencontre l’Idiot, un forgeron et un roi qui organise un tournoi.
Ne racontons pas le déroulement du tournoi et encore moins sa conclusion, qui est aussi celle du conte. On retrouve ces personnages dans les différents dessins de Chesterton.


Ce conte date de 1892, la période scolaire de Chesterton quand il est à St. Paul’s School. Il est alors âgé de 18 ans.

« The Taming of the Nightmare »  a paru dans plusieurs recueils, notamment dans The Coloured lands, recueil posthume de 1938 et dans Daylight and Nightmare, publié en 1986.



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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 16:01
Les hasards d’une recherche sur Internet m’ont fait découvrir le site Internet « Vivre pour la Vérité », qui semble être une sorte de site d’apologétique catholique. « Vivre pour la Vérité » (V.I.V.) se définit comme un « Magazine catholique d’information Internet pour personnes en recherche ».
Ce site est réalisé par un québécois, Michel Leblanc, qui a été membre des Témoins de Jéhovah pendant plusieurs années avant de revenir au catholicisme. C’est pour répondre aux questions de ceux qui ont été ou qui sont touchés, directement ou indirectement, par le phénomène des sectes que Michel Leblanc a visiblement monté ce site. Mais il va plus loin, en tentant de redonner ses lettres de noblesse à une discipline bien oubliée aujourd’hui : l’apologétique. Dans ce sens, il propose une « bibliothèque catholique » dans laquelle on trouve un grand nombre d’auteurs dont bien sûr G.K. Chesterton.
Pour découvrir les textes de Chesterton mis en ligne, le mieux est de se rendre sur ce site. Dans la colonne rubrique, choisir « bibliothèque catholique » puis « auteurs contemporains » et enfin, « Chesterton ». À ce jour, 17 textes ou extraits sont proposés.
À titre d’exemple, je me permets de recopier ci-dessous un extrait de L’Église catholique et la conversion, un ouvrage qui date de 1927 :



« Pour un catholique, il n’existe aucune différence particulière entre ces parties de la religion que les protestants ou d’autres acceptent, et les parties qu’ils rejettent. Les dogmes ont bien sûr leurs formes théologiques définies, mais le catholique sent qu’ils concourent tous à une seule unité de foi : la Messe est aussi chrétienne que l’Evangile, l’Evangile est aussi catholique que la Messe. J’imagine que c’est là ce que le monde protestant a trouvé de plus difficile à comprendre et c’est à ce propos que les formes les plus malheureuses de malaise sont apparues. Cependant, tout ceci est né plutôt naturellement de l’histoire réelle de l’Eglise, qui a du lutter sans cesse contre telle hérésie et son hérésie inverse. Non seulement elle a du défaire telles sectes pour défendre telles doctrines, mais elle a aussi du défaire telles autres sectes pour défendre d’autres doctrines, incluant les doctrines que telles sectes conservaient précieusement avec raison. C’est l’Eglise catholique seule qui a sauvé les vérités protestantes. Il est peut être bon de s’appuyer sur la Bible, mais il n’y aurait aucune Bible si les gnostiques avaient prouvé que l’Ancien Testament fut écrit par le Démon, ou avaient encombré le monde avec des Evangiles Apocryphes. Il est peut être juste de dire que Jésus seul sauve du péché, mais personne ne dirait plus cela si le mouvement des Pélagiens avait altéré la notion du péché. Même la petite sélection de dogmes que les réformateurs ont décidé de conserver a été préservée pour eux par l’autorité qu’ils renient.

Il est par conséquent naturel pour les catholiques de ne pas penser sans cesse à l’opposition catholique/protestant, pas plus qu’ils ne pensent à l’opposition catholicisme/pélagianisme. Le catholicisme est accoutumé aux suggestions de réduire la foi à quelques propositions ; mais différentes personnes veulent garder d’assez différentes propositions et en rejeter différentes autres. Par conséquent, le catholique ne trouve pas le respect spécial donné à la Mère de Dieu est une question plus controversée que les honneurs divins donnés au Fils de Dieu, car il sait que le dernier fut aussi contesté par les Ariens que le premier par les Puritains. Le catholique ne ressent pas le siège de Pierre plus sujet à contestation que la théologie de saint Paul, car il sait que les deux ont été sujets de dispute. Il y eu des anti-papes ; il y eu des Evangiles Apocryphes ; il y a eu des sectes détrônant Notre-Dame et des sectes détrônant Notre Seigneur. Après environ deux mille ans de controverses, les catholiques en sont venu à regarder le catholicisme comme un tout, dont toutes les parties sont également attaquées, et qui pourtant sont inattaquables.

Pourtant, il est malheureusement impossible pour un catholique d’exposer ce principe sans passer pour provocant et, ce qui est bien pire, arrogant ; cependant, à moins qu’il ne l’expose, il n’expose pas le catholicisme. Cependant, ayant exposé cela dans sa forme dogmatique et provocante, comme c’est son devoir de le faire, le catholique peut ensuite suggérer pourquoi pour ceux qui en font partie, ce système ne ressemble pas tant à un système qu’à un foyer, voire même qu’à un jour de vacances. Ainsi, ce principe ne signifie pas être supérieur dans le sens de dédaigneux, car c’est dans ce système seul qu’ il n’y a que le saint qui soit supérieur, et ce parce qu’il se sent inférieur. Il ne dit pas que tous les hérétiques sont perdus, car il dit qu’il existe une conscience par laquelle ils peuvent être sauvés. Mais il affirme définitivement que celui qui sait la vérité toute entière pèche s’il n’accepte qu’une demi vérité. Ainsi l’Eglise n’est pas un mouvement, comme tous ceux qui ont rempli le monde depuis le seizième siècle ; c’est-à-dire depuis la rupture de la tentative collective de toute la chrétienté à exposer la vérité toute entière. Elle n’est pas le mouvement de quelque chose à la recherche d’un équilibre : elle est l’équilibre. Mais ce qui est remarquable ici, c’est que même ces hérétiques qui ont arraché des demi vérités, ont rarement arraché les mêmes demi vérités(...) Pour le catholique, chacune de ces choses sera disputée à son tour, mais chacune restera. »
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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 17:06
Quand il paraît un livre sur saint François d’Assise, il est toujours intéressant de voir si Chesterton est cité. Celui-ci a écrit, en effet, une belle biographie du saint franciscain, livre paru en 1923. Nous reviendrons, bien sûr, plus longuement sur cet ouvrage. Contentons-nous pour l’heure de dire que Chesterton s’intéresse moins aux détails historiques qu’à saisir l’âme et le cheminement de frère François.
André Vauchez vient de faire paraître chez Fayard une importante biographie du saint d’Assise. Chesterton y est cité deux fois, et la seconde fois, simplement pour signaler qu’il a écrit sa biographie du saint après sa propre conversion.
La première citation n’est pas très importante, mais l’auteur accorde un satisfecit à Chesterton :

« Comme l’a bien vu G.K. Chesterton, le Pauvre d’Assise “partait du principe qu’il vaut mieux faire des chrétiens que de défaire des infidèles. Il n’était pas a priori absurde d’imaginer que l’on pouvait convertir par le sang de missionnaires martyrs ceux que l’on ne pouvait réduire militairement” ».(p.154).

André Vauchez utilise l’édition américaine de 1937. Son propre ouvrage s’intitule : François d’Assise, Fayard, 548 pages, 28€.
Nous avons déjà évoqué ici Chesterton et saint François d’Assise : ICI.

Il existe deux éditions françaises du saint François d’Assise de Chesterton : – Saint François d’Assise, Plon, Collection : Le Roseau d'or : œuvres et chroniques ; 4 ; 1925. Traduction : Isabelle Rivière.
Saint François du Créateur, DMM, 1979. Traduction : Antoine Barrois.
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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 00:25
« La Chasse à l’oie » est le deuxième conte que nous offre le recueil de l’Age d’homme (titre général : La fin de la sagesse). Comme le précédent, « Une demi-heure aux enfers », ce conte date de la période scolaire de Chesterton, quand il était élève à St. Paul’s School, à Londres.
Ce conte a été écrit en 1892, l’année des dix-huit ans de Chesterton. Dans les recueils anglo-saxons, il paraît habituellement sous le titre « The Wild Goose Chase », traduit par « La Chasse à l’oie » en français. Mais son titre véritable est plus long : « The Wild Goose Chase At The Kingdom of The Bird ».
Chesterton a fait suivre le nom de l’auteur de trois lettres : « J.D.C. ». Il s’agit du « Junior Debating Club » de St. Paul’s School, club auquel il appartenait et dans le journal duquel il écrivit ses premiers articles. Ce conte est précédé d’une dédicace (non reproduite dans la traduction française, mais présente dans The Coloured Lands) à un autre membre du « Junior Debating Club », Lawrence Solomon :

À Lawrence Solomon, J.D.C., qui, bien que critique, est toujours un critique fanatique des Contes de fées. Ce « nonsense » est affectueusement dédiée par un autre bébé.



Cette dédicace est suivie d’un extrait du poème de Robert Browning : « Rabbi Ben Ezra ». Il est intéressant de voir que, dans ce poème, Browning qui s’intéressait à l’hébraïsme, présente la philosophie optimiste d'un sage juif en qui l'on pourrait reconnaître Ibn Ezra. Ce poème fut publié pour la première fois en 1865 dans Dramatis Personae. Pour la petite histoire, ce même poème inspirera plus tard à John Lennon la chanson Grow Old With Me, qu’il interprète avec Yoko Ono.


L’histoire du conte de Chesterton est assez simple. Un petit garçon va poursuive une vie durant une oie et c’est cette chasse, avec ses différents épisodes, qui est contée. Le conte s’achève pourtant sur une poursuite inachevée, et de manière abrupte. L’auteur écrit : « Je ne saurais dire q’il a jamais trouvé ce qu’il cherchait. Je me suis simplement contenté de vous dire qu’il l’avait cherché ».
Malgré tout, ce conte est plus achevé que le précédent, « Une demi-heure aux enfers » (voir ici), avec une véritable unité de ton et de récit. L'histoire évoque, bien sûr, la chasse à l'oie sauvage, mais aussi, par ce biais, toutes les poursuites vaines qui peuplent la vie d'un homme. C'est une métaphore pour toutes ces recherches de la gloire, de la renommée et de l'argent si fréquentes dans la vie des hommes. Les différentes créatures que rencontrent le héros dans sa poursuite évoque des types humains caractéristiques. Le thème de la poursuite sera repris par Chesterton dans Un nommé Jeudi.
Les dessins de l’auteur sont en noir et blanc. Nous reproduisons ici seulement le premier. Les autres seront disponibles seulement pour les abonnés à la Lettre d’information (voir explication ici et ).



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2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 00:15
Le premier conte que nous propose le nouveau recueil publié à l’Age d’homme s’intitule « Une demi-heure aux enfers » (Half Hours in Hades). Il date de 1891 et il a donc été écrit alors que Chesterton n’avait que 17 ans. Comme on le sait, Chesterton était aussi un dessinateur et il a accompagné ce conte d’une série de dessins. Le recueil de l’Age d’Homme en reproduit un certain nombre, malheureusement dans un format assez petit, qui ne permet pas de voir suffisamment tout le talent de Chesterton en la matière.
Dans ce conte, plein d’humour, Chesterton part de la rencontre entre un éminent théologien qui trouve les démons inutiles et le conteur qui se présente comme « professeur de Science surnaturelle à l’Université d’Oxford ». Ce dernier pense, au contraire, que les démons « se sont montrés bénéfiques à l’humanité ». Il écrit donc un petit traité de démonologie qui distingue « les cinq types primitifs » du démon. Chaque présentation d’un de ces types est accompagné d’un croquis. Ce conte est conçu comme
un manuel élémentaire de Démonologie. Il comprend trois parties :
– Les cinq types primitifs
– L'évolution des démons
– Ce que nous devrions tous rechercher


On trouve dans ce conte des allusions à Milton et à Goethe. Les trois parties ne sont pas d'une même longueur et il y a de ce fait un certain déséquilibre entre la partie I et II, cette dernière étant très courte. La dernière partie contient une sorte de décrochage puisque soudain le narrateur disparaît pour laisser place à un dialogue entre une sorcière et ses enfants. Rappelons que l'auteur n'est alors âgé que de dix-sept ans et sa maîtrise de l'écriture n'est pas encore entière. Dans cette troisième partie du conte, la sorcière va créer un démon, notamment à partir du « foie d'un Juif blasphémateur ». C'est clairement ce type de propos qui feront qualifier Chesterton d'antisémite. Il y a d'autres allusions religieuses dans cette troisième partie puisque la sorcière évoque les démons de la collection du pasteur, un certain Dr. Brown (déjà !) : « Il possède, je crois, la seule variété de démon pélagien (…). L'Anabaptiste Vantard (Anabaptiste Falsegloriator) est également représenté dans sa collection. »
Half Hours in Hades a été publié dans The Coloured Lands, un ouvrage posthume puisqu’il date de 1938, soit deux ans après la mort de Chesterton. L’introduction est signée Maisie Ward, amie de Chesterton et auteur de la principale biographie le concernant.
Un certain nombre des contes publiés dans La fin de la sagesse (reprise française de la première partie du volume XIV des Collected works of G.K. Chesterton, édités par Ignatius Press) se trouve dans The Coloured lands qui tire son nom d’un conte chestertonien dont nous pouvons justement lire la traduction française dans le recueil de l’Age d’homme. L’un des intérêts  de The Coloured Lands consiste à nous offrir un grand nombre de dessins de Chesterton, notamment ceux qui ont été conçus par l’auteur pour accompagner ses contes.




Nous publions ci-dessus le premier dessin du conte « Une demi-heure aux enfers » (Half Hours in Hades).

L’intégralité des dessins de ce conte, qui ne se trouve pas dans le recueil de l’Age d’homme, sera publié dans la Lettre d’information, uniquement pour les abonnés à cette Lettre.

Rappelons que cet abonnement est gratuit et qu’il s’agit d’une lettre électronique à périodicité variable (très variable même). Elle n’engage à rien. L’abonné la reçoit dans sa boite aux lettres électronique. Il en découvre les premières lignes. Il peut choisir de cliquer pour en lire l’intégralité, d’en rester-là ou tout simplement de mettre à la corbeille cette Lettre d’information. Enfin celle-ci ne nous rapporte rien. Il s’agit juste d’un lien privilégié pour aller plus loin dans la découverte de Chesterton.
Comment s’abonner ? Il suffit de mettre son adresse électronique (celle-ci ne nous est pas communiquée et ne peut donc être utilisée pour d’autres fins) dans la case prévue à cet effet, dans la colonne de droite, à l’endroit intitulé « Newsletter ».
Comme pour « Une demi-heure aux enfers », l’intégralité des dessins accompagnant les autres contes du recueil de l’Age d’homme ne sera publiée que dans le cadre de la Lettre d’information. Nous ne commencerons cette publication exceptionnellement que ce dimanche 3 mai.
En plus du premier dessin illustrant « Une demi-heure aux enfers », je vous propose de découvrir une vidéo espagnole qui reprend certains de ces dessins (mais en petit format).





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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 11:20
Vous n'êtes pas encore abonné à la Lettre d'information ? C'est un tort ! À partir de ce dimanche – exceptionnellement – nous publierons uniquement pour les abonnés à la Lettre d'information l'intégralité des dessins de Chesterton accompagnant les contes traduits en français dans le recueil La fin de la sagesse qui vient de paraître à l'Age d'homme. Ces dessins ne sont pas reproduits dans ce recueil, à part certains du premier conte. Nous offrons pour notre part l'intégralité de ces dessins.  C'est donc une occasion unique de découvrir une facette méconnue du talent de Chesterton.


Rappelons que cet abonnement est gratuit et qu’il s’agit d’une lettre électronique à périodicité variable (très variable même). Elle n’engage à rien. L’abonné la reçoit dans sa boite aux lettres électronique. Il en découvre les premières lignes. Il peut choisir de cliquer pour en lire l’intégralité, d’en rester-là ou tout simplement de mettre à la corbeille cette Lettre d’information. Enfin celle-ci ne nous rapporte rien. Il s’agit juste d’un lien privilégié pour aller plus loin dans la découverte de Chesterton.
Comment s’abonner ? Il suffit de mettre son adresse électronique (celle-ci ne nous est pas communiquée et ne peut donc être utilisée pour d’autres fins) dans la case prévue à cet effet, dans la colonne de droite, à l’endroit intitulé « Newsletter ».
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