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29 mai 2008 4 29 /05 /mai /2008 14:20
Il suffit d'aller sur ce lien : FIGARO LITTÉRAIRE
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29 mai 2008 4 29 /05 /mai /2008 12:00
 
Les éditions du Panama ont réédité en 2008 le recueil intitulé L'Œil d'Apollon, du titre d'une nouvelle du Father Brown, et publié en 1977 par Jorge Luis Borges, dans la collection "La Bibliothèque de Babel", chez Retz-Franco Maria Ricci.
Ce volume est la rencontre de deux écrivains et même de trois. Celle de Chesterton et Borges d'abord, ce dernier signant une magnifique introduction dont nous publions quelques extraits ci-dessous. Celle de Jean Dutourd, grand admirateur français de Chesterton, qui a traduit 4 des 5 nouvelles de ce recueil. La dernière nouvelle est traduite par Opta.
Les éditions du Panama ont repris exactement la même couverture, changeant simplement le nom de l'éditeur. C'est une très bonne nouvelle.


Extrait de l'introduction de Borges :
« Notre volume inclut le conte de Chesterton que j'estime le meilleur. Avec un long chemin blanc, des hussards blancs et des chevaux blancs, Chesterton monte un beau coup de partie d'échecs. Je me réfère aux Trois Cavaliers de l'Apocalypse. Dans L'Honneur d'Israël Gow, le sombre château d'Ecosse est un élément essentiel d'un mystère apparemment insoluble ; dans L'Oeil d'Apollon, le culte d'un dieu antique sert l'exécution d'un crime ; dans Les Pas dans le couloir est inventé un nouveau mode de déguisement ; le titre Le Duel du professeur Hirsh — je ne veux pas être trop explicite — est déjà une pétition de principe.
     L'ancien thème du double, qui inspira des livres fameux à Stevenson et à Dostoïevski, est repris ici de façon originale, selon des modes très variés que je ne dévoilerai point par avance au lecteur, mais que ce dernier soupçonnera et découvrira peu à peu avec un étonnement renouvelé.» 

Au sommaire :

1 - Les Trois Cavaliers de l'Apocalypse
2 - L'Honneur d'Israël Gow
3 - L'Oeil d'Apollon
4 - Les Pas dans le couloir
5 - Le Duel du professeur Hirsh

Étrangement, le livre ne figure pas, contrairement à d'autres titres de la collection, sur le site de l'éditeur. (
Éditions du Panama).Il est signalé, en revanche, par le site de la Fnac.

Ce recueil contient 168 pages et il est vendu 21 €.
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29 mai 2008 4 29 /05 /mai /2008 09:13
Le grand retour de Chesterton, auquel nous assistons actuellement dans l'édition française, est réhaussé et accompagné par la dernière parution du Figaro Littéraire, en ce jeudi 29 mai. Chesterton, non seulement fait la une du supplément littéraire du Figaro, mais est salué par un superbe article en page 3, signé François Rivière. Un excellent connaisseur comme nous avons déjà eu l'occasion de le dire.
On passera donc sur les oublis et les quelques erreurs de détails (Mgr O'Connor, par exemple, ne se prénome pas Joseph mais John) pour se précipiter chez le marchand de journaux pour acheter le Figaro de ce jour.
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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 12:00


Incroyable, mais vrai pourtant ! Un abonné à La Lettre d'annonce des Amis de Chesterton nous a écrits pour nous demander notre avis sur cette bande dessinée découverte par hasard chez un marchand.

Publiée aux éditions Claude Lefrancq éditeur, dans la collection Détectives, cette BD s'intitule "Abbé Brown. La Croix de saphir". On l'aura compris, il s'agit d'une adaptation pour le neuvième art de quelques histoires du father Brown. Cet album date de février 1991. Il est le fruit d'une collaboration entre Chesterton (forcément !), François Rivière pour l'adaptation et le scénario ainsi qu'Yves Urbain pour le dessin. Les histoires présentes dans cet album sont :

La Croix de saphir, adaptation de la première histoire du father Brown : La Croix bleue;
Le Jardin secret : sans titre dans l'album;
Les étoiles filantes : sans titre dans l'album
L'épée brisée : sans titre dans l'album.
Cette dernière histoire se termine dans un pub, avec un tableau représentant le général Saint-Clare avec son épée brisée. Le father Brown ainsi que Flambeau boivent chacun une bonne pinte de bière. Deux autres clients sont présents. L'un ressemble à François Rivière et l'autre à Yves Urbain. Mais l'album ne se termine pas par cette dernière histoire. Les auteurs ont également mis en scène G.K. Chesterton lui-même, auquel rend visite le père Brown en personne.
L'éditeur annonçait un second album des aventures de l'abbé Brown. Il semble n'avoir jamais vu le jour.
Que penser de cette réalisation ? Il faudrait être un spécialiste de BD pour apporter un jugement sérieux. Soulignons pour notre part que François Rivière qui signe l'adaptation est un excellent connaisseur de Chesterton. Il a signé notamment l'introduction du Jardin enfumé et traduit et préfacé la traduction française du William Blake de Chesterton. La dernière histoire qui met en scène Chesterton lui-même montre une bonne connaissance de l'homme et de l'œuvre.
Que dire des dessins ? On peut les trouver enfantins. Mais c'est un style. Le father Brown nous semble bien rendu, au contraire de Chesterton, qui manque de rondeur. C'est surtout la rapidité du scénario, rendue obligatoire par les 48 pages d'une BD, qui met mal à l'aise. Peut-être y aurait-il fallu se contenter d'adapter une seule histoire plutôt que quatre ? De la même façon, des libertés, inévitables en soi, sont prises avec le texte de Chesterton. Mais on s'étonne que dans la deuxième histoire de l'album – adaptation du Jardin secret – que Valentin soit membre d'un mouvement nationaliste alors que dans l'histoire réelle il craint que la victime, Brayne, donne de l'argent "à une demi-douzaine de journaux nationalistes". Il y a une inversion ici qui trahit l'histoire de Chesterton.
Notre correspondant s'étonne également du titre donné à cet album par l'utilisation du terme "Abbé Brown". En fait, la première traduction française, publiée chez Perrin , en 1914,s'intitulait déjà L'Abbé Brown. Il s'agit d'une traduction du premier recueil, The Innocence of Father Brown, titré par la suite en français par La Clairvoyance du Père Brown, à l'exception de la récente et dernière édition, due aux éditions Ombres qui ont repris le titre : L'Innocence du père Brown.
À cela rien d'étonnant ! Il est de règle dans l'Église qu'un prêtre diocésain, à l'inverse d'un religieux, porte le titre d'abbé. Cela fut longtemps respecté en France et les nominations officielles l'utilisent toujours. En revanche, les anglo-saxons utilisent le terme de "Father" que l'on rend effectivement en français par Père. C'est donc au départ un choix de traduction qui implique d'être proche du français ou de rendre au mieux l'anglais. L'usage s'est imposé en France de parler du Père Brown. Rappelons que celui-ci n'est pas un religieux, mais un prêtre diocésain.

Et pour finir, une des planches de l'album, fin du premier épisode.


























Prochaine publication : jeudi 29 mai à 12h.
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27 mai 2008 2 27 /05 /mai /2008 19:16
Nous avons évoqué ici-même la lettre envoyée par Paul Claudel à l'occasion du voyage de Chesterton aux États-Unis (voir ICI). Daniel Hamiche, qui a bien voulu traduire ce texte pour nous (rappellons que pour en recevoir l'intégralité, il faut s'abonner à La Lettre d'annonce – voir colonne de droite), est allé plus loin. Il a découvert des détails intéressants qu'il présente sur son propre blogue Americatho. Nous vous invitons à lui rendre visite. Vous ne serez pas déçu. Il suffit de cliquer . Bonne visite.
Prochaine publication : mercredi 28 mai à 12h00.
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27 mai 2008 2 27 /05 /mai /2008 08:45
Pour information, Amazon France vend actuellement à moitié prix (et même un petit moins) le livre de Philippe Maxence : Pour le réenchantement du monde, une introduction à Chesterton (Ad Solem, 2004). Le prix éditeur est de 20€; le prix proposé est de 9,50€.
Pour acheter : cliquer .

Voici la présentation du livre par l'éditeur :

“Tout le monde a entendu parler de Chesterton, du Chesterton de L'Homme éternel, d'Orthodoxie, des aventures du Father Brown. Son nom résonne comme celui d'un classique, d'un grand homme, une grande figure littéraire et religieuse de l'Angleterre. Trop connu Chesterton ? Plutôt mal connu, ou connu sous un aspect seulement de son œuvre, constamment rééditée, mais qui n'est qu'une infime partie d'un corpus gigantesque, multiforme - l'homme fut critique littéraire, journaliste, philosophe, romancier, poète - à la mesure du physique de l'auteur, qui, disait-il en souriant, n'était plus que rondeur... Comment ne pas se perdre devant une telle profusion ? En allant au centre de la pensée de Chesterton, au cœur de son être. Ce cœur qui donne sens à toutes les parties, c'est selon Philippe Maxence cet esprit d'enfance qui habitait Chesterton, et qu'il voulait redonner à l'homme moderne, au chrétien "adulte", trop sûr de sa science. Enfance, innocence, pureté, vérité : en déployant dans son œuvre les facettes multiples du paradoxe de la foi, Chesterton veut remettre le monde à l'endroit et nous faire redécouvrir, à l'instar de la "petite voie" de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, le caractère extraordinaire des choses ordinaires.”
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27 mai 2008 2 27 /05 /mai /2008 00:22

Décidément, Father Brown est d'actualité en ce moment. Nous avons évoqué ici, à plusieurs reprises, la parution de différents recueils des histoires de ce petit prêtre détective, né de l'imagination fertile de Chesterton.
Voici un nouvel extrait d'une adaptation cinématographique des histoires de Father Brown au cinéma. Dans le rôle titre, on retrouve ici le grand Alec Guinness. Le temps me manque pour identifier avec certitude l'histoire dont cet épisode est tiré. À moins qu'il s'agisse d'une création pour le cinéma. À vous de me le dire, éventuellement.
Pour d'autres renseignements sur cette adaptation cinématographique, voir
ICI.


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Published by Les amis de Chesterton - dans Video
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26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 09:27
En exclusivité pour les abonnés à la Lettre d'information (dite Newsletters), nous avons publié l'intégralité d'une lettre de Paul Claudel, écrite à l'occasion de la visite de Chesterton au Holy Cross College de Worcester, (Massachusetts). Nous avions déjà évoqué cette visite en publiant une courte video (ICI). Nous en profitons pour corriger une erreur. Cette rencontre s'est déroulée lors du second voyage de l'écrivain anglais aux États-Unis, en 1930-1931, et non pas en 1921, comme nous l'avons indiqué par erreur.
Voici donc un extrait de cette lettre de Paul Claudel, dont l'intégralité est réservée à nos abonnés. Pour la recevoir, il suffit de s'inscrire, sans aucun engagement, à La Lettre d'annonce (colonne de droite). Vous serez tenu au courant des nouveautés du blogue, sans avoir à le visiter systématiquement. Vos adresses sont confidentielles et nous ne les connaissons pas intégralement. Toute utilisation abusive est donc exclue. En cadeau de bienvenue, les abonnés de cette semaine pourrons donc recevoir cette lettre de Claudel dans son intégralité.
Merci à Daniel Hamiche pour sa traduction et sa collaboration. Voici donc l'extrait en question :

"Je suis enchanté d’adresser mes salutations au grand poète et au grand chrétien, G. K. Chesterton, à l’occasion de sa tournée aux États-Unis. Au cours des vingt années passées, ses livres n’ont jamais manqué de m’apporter joie et rafraîchissement, et ce sentiment de reconnaissance est si tendre et si inhabituel que l’appréciation s’y mêle à l’admiration.
Pendant le siècle écoulé, le catholicisme a dû, à peu près partout, soutenir une position défensive : il a préféré s’abriter dans le passé comme dans un refuge ou, comme on pourrait le dire, dans des chapelles étroitement cloisonnées et au décor d’un strict raffinement. Chesterton a absolument compris que dans notre religion le Mystère est tissé d’Évidence, et que nos réponses éternelles les sont avec les exigences les plus pressantes et les plus actuelles."
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Published by Les amis de Chesterton - dans Un peu d'histoire
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24 mai 2008 6 24 /05 /mai /2008 00:47
Ne l'oublions pas ! Non content d'être poète, essayiste, historien, polémiste, penseur social et politique, journaliste et écrivain, Chesterton fut aussi (et d'abord) un dessinateur. Cet aspect est trop peu connu en France, à l'instar de ses poèmes d'ailleurs. C'est dommage. Il y a une vraie poèsie dans ses dessins et une réelle fraîcheur, bienvenue pour passer cette fin de semaine (par exemple). Chesterton fut aussi, comme dessinateur, un caricaturiste. Féroce ? Jamais, mais doucement moqueur. Et sa première cible, c'est souvent lui-même.
Nous vous proposons ici quelques dessins choisis au hasard. Une bonne pinte de bonne humeur.
















Un fusiller-marin français et…
















… un officier prussien.
















Vous l'avez reconnu. La silhouette qui croise le vrai Victorien, c'est Chesterton lui-même.
















Quand la reine Victoria est indignée par l'auteur lui-même…
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Published by Les amis de Chesterton - dans Le carton à dessins
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23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 00:52
Après avoir présenté les premiers livres parus de Chesterton, nous continuons ici notre exploration rapide de ses ouvrages, selon l'ordre des années de première parution en langue anglaise.
En octobre 1902, Chesterton publie « Twelve Types », un ouvrage qui n'a pas de traduction française à ma connaissance. Il s'agit d'un recueil d'articles parus dans le Daily News et The Speaker.
Le livre paraît à Londres chez Arthur L. Humphreys, éditeur. En deux lignes d'avertissement, Chesterton précise bien que « Ces articles, avec des retranchements et des ajouts, sont réimprimés avec l'aimable permission des éditeur du Daily News et du Speaker ».

Ces articles évoquent plusieurs figures historiques, littéraires, artistiques ou religieuses, un bon reflet en somme des centres d'intérêt de l'auteur dès cette époque. On trouve au sommaire :

– Charlotte Brontë
– William Morris et son école
– L'optimisme de Byron
– Pope et l'art de la satire
– Saint François
– Rostand
– Charles II
– Stevenson
– Thomas Carlyle
– Tolstoï et le culture de la simplicité
– Savonarole
– La position de sir Walter Scott.


Ces douze essais seront repris et augmentés de huit autres dans Varied Types qui paraît en 1908, la même année qu'Orthodoxie. Quels sont les nouveaux sujets traités dans Varied Types ? Les voici :
– Bret Harte                            
– Alfred le Grand                      
– Maeterlinck                           
– Ruskin                                
– La reine Victoria                        
– L'empereur allemand                
– Tennyson                             
– Elizabeth Barrett Browning.

À ma connaissance, Varied Types n'a pas non plus été traduit en français. Pour entretenir son anglais, on peut écouter ce livre. Par exemple, le chapitre sur Rostand : ICI. L'ensemble du livre (toujours en anglais audio) : .


L'année suivante (en 1903, donc) la parution de Twelve Types, Chesterton publie un nouveau livre consacré à Robert Browning. Il s'agit cette fois d'une étude complète, plus longue et plus importante qu'un simple article, même développé. Le livre est publié dans la collection des “English Men of Letters”, dirigée par Lord Morley chez Macmillan and Co.  Il s'agit de la nouvelle série de cette collection qui comprend alors 19 titres qui s'ajoutent à la quarantaine de la première série. L'éditeur propose aussi une série sur les grands hommes d'action (22) et sur les grands hommes d'État (12).
Selon Max Ribstein, c'est peut-être à la suite de son livre sur Browning que Sir Olive Lodge invitera, en 1904, Chesterton à poser sa candidature à la Chaire de littérature de l'Université de Birmingham. Dans une lettre du 28 octobre, il lui promet d'ailleurs qu'il ne sera pas obligé d'enseigner le vieil anglais. Mais Chesterton déclinera cette offre.
Cette étude biographique de Robert Browning fut traduite en français par Louis Guilloux (1899-1980) et publiée par Gallimard dans sa collection « Vie des hommes illustres » (couverture à liseré vert), sous le numéro 59. Le livre a pour titre La Vie de Robert Browning et comporte 252 pages. Le sommaire (conforme à l'édition anglaise) est le suivant :
Chapitre I : Les premières années de Browning
Chapitre II : Premiers ouvrages
Chapitre III : Browning et son mariage
Chapitre IV : Browning et l'Italie
Chapitre V : Les dernières années de Browning
Chapitre VI : Browning, artiste littéraire
Chapitre VII : L'anneau et le livre
Chapitre VIII : La philosophie de Browning

En guise de conclusion, un petit extrait de ce livre :

« Chaque créature, sur la terre, doit croire que, dans quelque folie ou dans quelque échec moral que ce soit, sa vie et son tempérament ont quelque objet sur cette terre. Tout homme au monde doit croire qu'il a quelque chose à donner au monde qui, autrement, ne serait pas donné. Tout homme doit croire, pour le bien des hommes et le salut de son âme propre, qu'il est possible, même si nous sommes des ennemis des hommes, que nous soyions des amis de Dieu. Le ma causé par cet orgueil mystique, si grand soit-il parfois, n'est qu'un fétu de paille si on le compare au mal causé par le délaissement matérialiste. Les crimes du méchant qui se croit d'une valeur infinie ne sont rien si on les compare aux crimes du méchant qui croit n'être rien du tout. »
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Published by Les amis de Chesterton - dans La malle des livres de GKC
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