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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 09:40

 

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Pour la deuxième année consécutive, les Amis de Chesterton en lien avec le G.K. Chesterton Institute for Faith & Culture(Etats-Unis), a tenu jeudi 14 octobre un colloque consacré à la figure de ce grand écrivain catholique.

Réunies sur le thème de « Urgence de la conversion : Chesterton et Péguy », quatre-vingt personnes, dont une majorité de jeunes gens, ont écouté les différents intervenants évoquer les parcours de Chesterton et de Charles Péguy vers la foi ainsi que la présentation de leurs idées sociales, autre thématique qui permettait d’établir un lien entre ces deux personnalités.

Débutant les travaux, Dermot Quinn, Professeur d’histoire à Seton Hall University et membre du comité éditorial de la Chesterton Review, a dressé un parallèle général entre Chesterton et Péguy.

 

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Il fut suivi par le Père Laurent-Marie Pocquet du Haut-Jussé, auteur de Péguy et la modernité, qui a montré l’approfondissement de la foi chez Charles Péguy et sa critique radicale de la modernité.

 

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Sur un thème voisin, Alain Lanavère, ancien maître de conférence à la Sorbonne, a détaillé plusieurs aspects de la pensée sociale de Péguy, en mettant le plus possible son œuvre en lien avec celle de Chesterton.

 

 

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Voulant marquer également le centenaire de la parution du Monde comme il ne va pas, ce colloque a donc abordé la pensée sociale et politique de Chesterton, à travers une intervention du Père Ian Boyd, fondateur et président du Chesterton Institute, spécialiste reconnu de l'œuvre de l’écrivain anglais, qui a dégagé les 10 points fondamentaux de cet ouvrage et mis en avant la philosophie de Chesterton en la matière.

 

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De son côté, Philippe Maxence avait auparavant dressé un panorama comparatif entre le distributisme anglais et le catholicisme social français.

 

 

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Mais, outre ces différentes interventions, cette soirée fut l’occasion de présenter au public pour la première fous le numéro de la Chesterton Review en français, réalisé conjointement par le Chesterton Institute et l’association française des Amis de Chesterton qui a accepté que cette revue soit également celle de l’association. Comprenant plusieurs textes inédits de Chesterton consacrés à la France, ce numéro offre également les Actes de la première table-ronde qui s’était déroulée l’an dernier au Collège des Bernardins. Parmi les nouveautés, il fut également mis en vente ce soir-là L’Église catholique et la conversion de Chesterton et le conte L’Inconvénient d’avoir deux têtes, écrit et illustré par Chesterton.

Malgré la grève et la « concurrence » d’une soirée consacrée au cardinal Newman au Collège des Bernardins, cette soirée fut un succès, offrant l’occasion d’échanges et de prises de contact. Plusieurs adhésions furent prises auprès des Amis de Chesterton, qui permettront ainsi de développer le travail de notre association pour mieux faire connaître Chesterton en France. Dans les jours prochains, nos adhérents, dont le montant de l’adhésion comprend le Cahier, en recevront le premier numéro « historique » suivi, dans quelques semaines, d’un nouveau bulletin.

 

 

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Nous tenons à remercier en premier lieu Daniel Hamiche, véritable cheville ouvrière de ce colloque, pour tout ce qu’il a entrepris, y travaillant jour et nuit, ainsi que nos bénévoles, Christian et Adélaïde, pour leur présence sur le stand des Amis de Chesterton. Sans eux trois, rien n’aurait été possible. Comme rien n’aurait été possible sans le G.K. Chesterton Institute qui a loué la salle des Actes de l'Institut catholique de Paris et mis ses compétences pour la réussite de cet événement. 

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 09:21

Voici le programme de votre soirée. Même si vous vous n'êtes pas inscrit, même si vous vous décidez au dernier moment, même si… : 

 

 

 

Urgence de la conversion : Chesterton et Péguy

et

présentation des parutions de l’année 2010

Table-Ronde organisée par

THE G.K. CHESTERTON INSTITUTE FOR FAITH & CULTURE

et l’association LES AMIS DE CHESTERTON

 

Le jeudi 14 octobre 2010, de 18 h à 21 h

 

à l’Institut Catholique de Paris, salle des Actes, 21 rue d’Assas, 75006 Paris

(métro Rennes)

Entrée libre

 

 

Programme

 

 

18 h : Accueil des participants et présentation du programme par

Philippe Maxence (Les Amis de Chesterton) et Danute Nourse (G.K. Chesterton Institute

for Faith & Culture)

 

Présentation du thème de la première séance : L’Urgence de la conversion par le

modérateur : Philippe Maxence

 

1. Chesterton et Péguy, professeur Dermot Quinn (Seton Hall University) ;

 

2. Péguy, L’antimoderne, Père Laurent-Marie Pocquet du Haut-Jussé ;

 

3. Chesterton et la question sociale : différences et similitudes entre le distributisme

et le catholicisme social français, Philippe Maxence ;

 

4. Péguy et la question sociale, professeur Alain Lanavère ;

 

5. Questions et interventions de la salle.

 

 

19 h 30 : Deuxième séance : Les parutions de l’année 2010

Présentation du thème de la deuxième séance par le modérateur, Daniel Hamiche,

secrétaire général des Amis de Chesterton.

 

1. Le centenaire du Monde comme il ne va pas de Chesterton, Père Ian Boyd, président

du G.K. Chesterton Institute for Faith & Culture ;

 

2. Présentation du premier numéro de la Chesterton Review en français et de l’association

des Amis de Chesterton par Daniel Hamiche ;

 

3. Présentation des parutions de l’année par Philippe Maxence

 

4. Questions et interventions de la salle.

Stand de l’association des Amis de Chesterton (librairie, possibilité d’adhésion et de renouvellement de son adhésion), et du G.K. Chesterton Institute for Faith & Culture.

 

21 h : Fin.

 

Renseignements : 01 53 68 99 72, amis.de.chesterton@free.fr

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 17:09

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La publication récente par les éditions Climats/Flammarion d’une nouvelle traduction d’Hérétiques et d’Orthodoxie nous permet de découvrir encore de nouveaux articles consacrés à Chesterton. Issu du travail précieux mené par Danièle Masson et l’équipe de L’Escritoire, le Réseau-regain vient de mettre en ligne sur son site Internet les critiques de Georges Leroy. Celui-ci nous propose son regard sur Chesterton à partir d’Orthodoxie, un regard qui semble reprendre mot à mot l'article de Patrick Kéchichian dans La Croix. Et que nous dit-il ? Voici le début de sa critique, le reste doit se lire ICI :

 

« Nous avons Péguy, l’Angleterre est riche de Chesterton et de la profondeur d’une pensée, éminemment claire, qui place l’homme du côté de sa vraie force: la faiblesse.

Même si on ne le sait pas toujours, le très Britannique Gilbert Keith Chesterton (1874-1936) est bien l’un des maîtres à penser du XXe siècle: un maître singulier, irrécupérable. Généreux, fraternel, infatigable, il installe dans nos têtes rétives une inquiète connaissance, remplace la somnolence par l’éveil spirituel, les multiples figures du mensonge par l’unique vérité. Il démontre enfin que la vélocité de l’intelligence peut avantageusement se substituer au ronronnement des habitudes. Sa pédagogie est méthodique méthodique, imaginative, puissante sans être pesante, chevillée au bien-fondé de la leçon dispensée. D’un naturel jovial et optimiste, il nous invite à être confiants et plein d’audace – sachant que tous les mystères de la vie ne sont pas joyeux… Il insiste sur la nécessité de toujours considérer l’orgueil comme «une faiblesse de caractère », une manière d’«assécher le rire, l’émerveillement, l’énergie et l’esprit chevaleresque». Il dit aussi : «Si un homme veut élargir son univers, il doit sans cesse se rapetisser ». Superlativement anglais dans sa culture, ses références, son humour, Chesterton est universel par son catholicisme. À sa mort en 1936, Jorge Luis Borges l’avait bombardé «Père de l’Église» tout en faisant remarquer qu’il avait eu le mérite de sortir l’apologétique chrétienne du rôle purement défensif pour la retourner en arme offensive et polémique. Moins colérique que Bloy, il préfère l’argumentation courtoise aux violences de l’invective. Chevalier de la foi nullement égaré en son temps, il s’enchante sans cesse non pas de la rigidité du dogme romain, mais de son infinie souplesse, de sa surnaturelle adaptabilité à nos soucis quotidiens autant qu’à nos interrogations métaphysiques. »

 

Vous l’avez certainement remarqué, cet article met en parallèle Péguy et Chesterton, à l’instar de la Table Ronde de jeudi prochain à l’Institut Catholique de Paris. Nous ne saurons trop le répéter : il faut venir à cette soirée Chesterton. D’abord pour y entendre des orateurs Français et Américains qui vont évoquer les œuvres et les destins croisés de ces deux grands écrivains. Ensuite, parce que trois nouveautés seront mises en vente ce soir-là :

      le premier numéro de la version française de The Chesterton review, réalisée conjointement par The Chesterton Institute et l’association des Amis de Chesterton. À ce titre, il faut saluer dès maintenant le travail remarquable réalisé par Daniel Hamiche qui a passé plusieurs jours (et plusieurs nuits) à mettre au point ce premier numéro ;

      la parution dans une nouvelle traduction, augmentée de deux chapitres, de L’Église catholique et la conversion, un petit essai dans lequel le célèbre converti explique les raisons de rejoindre l’Église catholique. Brillant, profond, caustique et toujours juste ;

      enfin, un inédit en langue française, avec un conte écrit et illustré par Chesterton lui-même, comprenant le texte anglais et la version française : L’Inconvénient d’avoir deux têtes.

 

Pour nous aider, nous vous demandons juste une chose : nous indiquer, par un appel téléphonique au 01 53 68 99 72, ou par courrier électronique (amis.de.chesterton@free.fr), votre venue. L’entrée est libre et c’est sans engagement. Il s’agit juste d’une question d’organisation.

Nous attendons donc de vos nouvelles. À bientôt donc. Au 14 octobre, de toutes façons, à l’Institut Catholique de Paris, salle des Actes, 21 rue d’Assas 75006 Paris, de 18h00 à 21h00.

 

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 17:38
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Les éditions de l’Homme Nouveau viennent de publier en traduction française Small is toujours beautiful de Joseph Pearce. Anglais, enseignant aujourd’hui aux Etats-Unis, Joseph Pearce est l’auteur d’une magnifique biographie de Chesterton (Wisdom and Innocence), mais également de Hilaire Belloc, Tolkien et C.S. Lewis.

Small is toujours beautiful est, en revanche, un essai, qui reprend à nouveau frais les réflexions de l’économiste E.F. Schumacher qui publia en 1973 un essai qui allait connaître une renommée internationale : Small is Beautiful.

L’éditeur français présente ainsi le livre de Joseph Pearce :

« En 1973, l’économiste Ernst Friedrich Schumacher publiait Small is beautiful, un essai qui allait devenir non seulement un livre à succès, traduit dans une centaine de langues, mais un véritable slogan. Associant sagesse ancienne et économie moderne, vérités spirituelles et faits concrets, Schumacher offrait une vision rénovée de l’économie. Remettant en cause l’idolâtrie du gigantisme et du globalisme, il préconisait de nouveaux modes de production à la mesure de l'homme.

Avec Small is toujours beautiful, Joseph Pearce propose une approche renouvelée des idées de Schumacher, qu’il confronte aux problèmes actuels, notamment ceux posés par la mondialisation et le saccage de l'environnement. S’appuyant sur des exemples concrets, Pearce réactualise brillamment la pensée de Schumacher et démontre la pertinence pour le XXIe siècle d'"une économie à l’échelle de la famille". »

L’édition française comprend une préface inédite de l’auteur, écrite pour le public français, préface dans laquelle on apprend que Schumacher avait pensé intitulé son livre, L’économie chestertonienne.

Sous-titré « une économie à l’échelle de la famille », Small is toujours beautiful (372 pages, 29€) devrait être en vente lors de la Table-ronde sur « Urgence de la conversion à travers les itinéraires croisés de Chesterton et Péguy », le 14 octobre prochain, à l’Institut catholique de Paris.

Nous remercions ceux qui pourraient nous avertir et de leur venue à la Table-Ronde du 14 octobre en nous adressant simplement un courriel  : amis.de.chesterton@free.fr ou en téléphonant aux heures de bureau au 01 53 68 99 72.

 

Nous rappelons que nous présenterons ce soir-là trois nouveautés en plus du livre de Joseph Pearce :

 

– le premier numéro de la première revue française consacrée entièrement à Chesterton ;

– la publication dans une nouvelle traduction de L’Église catholique et la conversion de Chesterton ;

La publication d’un conte écrit et illustré par Chesterton : L’Inconvénient d’avoir deux têtes.

 

Rendez-vous donc le jeudi 14 octobre 2010 à la Salle des Actes de l’Institut Catholique de Paris, 21 rue d’Assas, 75006 Paris, de 18h00 à 21h00, pour la deuxième Rencontre Chesterton consacrée à l’urgence de la conversion, à travers les itinéraires croisés de Chesterton et Charles Péguy.

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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 17:44

 

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Décidément, la rentrée sera chestertonienne avec non seulement la Rencontre Chesterton qui se déroulera cette année à l’Institut Catholique de Paris le 14 octobre prochain, de 18h00 à 21h00, mais aussi avec la parution de deux nouveaux livres.

 

Parmi les nouveautés présentées ce soir-là, le conte L’Inconvénient d’avoir deux têtes, écrit et illustré par Chesterton lui-même. En collaboration avec « Les Amis de Chesterton », les éditions Via Romana ont réalisé une superbe édition, proposant la traduction française de ce texte, avec au regard les dessins de l’auteur et le texte manuscrit du conte, écrit de la main même de Chesterton. C’est tout bonnement un petit bijou d’édition que nous attendons avec impatience (il est pour l’heure chez l’imprimeur).

Ce livre sera vendu au prix (modique) de 10€ et il pourra servir de cadeau pour la fête de Noël ou pour d’autres occasions. Une introduction présente ce conte à un public d’enfant et une longue postface explore pour les adultes le thème développé dans cet ouvrage. Le tout est signé par Philippe Maxence, président de l’Association des Amis de Chesterton.

 

 

Nous remercions ceux qui pourraient nous avertir et de leur venue à la Table-Ronde du 14 octobre et de leur souhait de se procurer ce livre et/ou L’Église catholique et la conversion qui sera également disponible ce soir-là (sans aucun engagement d’achat puisqu’il s’agit juste de prévoir des quantités suffisantes) : amis.de.chesterton@free.fr

 

Rendez-vous donc le jeudi 14 octobre 2010 à la Salle des Actes de l’Institut Catholique de Paris, 21 rue d’Assas, 75006 Paris, de 18h00 à 21h00, pour la deuxième Rencontre Chesterton consacrée à l’urgence de la conversion, à travers les itinéraires croisés de Chesterton et Charles Péguy.

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 18:58

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Nous l’avions promise aux adhérents de l’Association des Amis de Chesterton. C’était – et cela reste – une possibilité dans l’adhésion à notre association.

Beaucoup d’entre vous l’attendent déjà et nous les remercions de leur patience et de leur compréhension.

Après la réussite de la Table-Ronde de l’an dernier, The Chesterton Institute for Faith and Culture nous a proposés de réaliser cette revue afin qu’elle symbolise plus fortement la collaboration entre notre association française et cet Institut internationalement reconnu.

Nous avons accepté l’idée de cette collaboration qui permettait d’enrichir la revue française des traductions de textes venant de la célèbre Chesterton Review fondée en 1974.

C’est donc la version française de cette revue, spécialement conçue en français et réalisée conjointement par The Chesterton Institute for Faith and Culture et l'Association des Amis de Chesterton que vous pourrez découvrir le 14 octobre prochain. Un cahier qui part cette semaine chez l’imprimeur et qui devrait comprendre entre 140 et 150 pages. Un événement, non seulement pour la France, mais de portée internationale.

 

C’est au cours de la deuxième rencontre Chesterton que sera présenté ce premier numéro de la revue dont vous pouvez découvrir ci-dessus le projet de couverture.

Si vous n’êtes pas (encore) adhérent à notre association ou si vous n’avez pas pris l’option d’adhésion avec la revue, vous pourrez vous la procurer sur place le jeudi 14 octobre prochain en même temps que les deux livres de Chesterton qui seront présentés également ce jour-là.

 

Rendez-vous donc le jeudi 14 octobre 2010 à la Salle des Actes de l’Institut Catholique de Paris, 21 rue d’Assas, 75006 Paris, de 18h00 à 21h00, pour la deuxième Rencontre Chesterton consacrée à l’urgence de la conversion, à travers les itinéraires croisés de Chesterton et Charles Péguy.

L’an dernier nous avions dû refuser du monde. Même si cette fois-ci nous avons pris nos précautions, il convient de nous indiquer que vous souhaitez assister à ce colloque en envoyant votre pré-inscription (sans engagement de votre part) à amis.de.chesterton@free.fr

Prévenez vos amis et vos connaissances. Aidez nous à faire de cette soirée un succès afin de permettre de faire toujours mieux connaître une œuvre étonnante et profonde. Nous avons besoin de votre présence et de votre aide.

 

 

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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 17:53

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Après plusieurs semaines d’absence en raison des vacances et d’un livre à boucler, le blogue des Amis de Chesterton repart en espérant reprendre petit à petit sa cadence habituelle. Parmi les nouvelles à noter de toute urgence sur vos agendas :

 

la tenue d’un colloque sur le thème de Chesterton et la conversion  à travers les itinéraires croisés de Péguy et Chesterton le 14 octobre prochain, de 18h00 à 21H00, à la Salles des Actes de l’Institut catholique de Paris.

 

 

 

À l’occasion de ce colloque, paraîtront en librairie deux nouveaux ouvrages de Chesterton : L’Église catholique et la conversion (éditions de l’Homme Nouveau)

et L’inconvénient d’avoir deux têtes (éditions Via Romana), un conte inédit en français, avec des dessins de Chesterton, dans une édition bilingue particulièrement soignée.

Ces deux livres seront présentés pour la première fois ce soir-là. Ils constituent deux idées de cadeaux pour Noël qui arrivera vite ensuite.

Également lors de cette soirée sera – enfin – publiée la Revue des Amis de Chesterton, réalisée en collaboration avec The Chesterton Institute. Un premier numéro sur le thème de Chesterton et la France. Faites lui bon accueil, s’il vous plait. 

Comme l'an dernier, nous vous conseillons de vous inscrire en nous adressant un courriel (amis.de.chesterton@free.fr). 

 

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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 09:54

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Le deuxième numéro de la Lettre des Amis de G.K. Chesterton vient de paraître. Il sera envoyé ce samedi à l’ensemble des adhérents de l’association. Alors que le premier numéro ne comprenait que six pages, celui-ci en comprend dix.

Le Dossier est constitué d’une étude inédite sur « Chesterton et Maurras » en réponse à un colloque consacré au maître de l’Action Française dont l’une des interventions comprenait plusieurs inexactitudes concernant G.K. Chesterton.

L’inédit de ce deuxième numéro est constitué par un texte de Chesterton qui servit de préface à l’édition anglaise d’un ouvrage de l’écrivain français Henri Ghéon.

Enfin un article célèbre le centenaire du Father Brown. Sans oublier, bien sûr, les rubriques « A noter », « Sur votre agenda » et « Le saviez-vous ? ».

Il est toujours possible de recevoir les deux premiers numéros de cette lettre en adhérant à l’association des Amis de G.K. Chesterton.

La troisième lettre paraîtra en septembre. Elle est déjà bien avancée et comprendra notamment une étude sur la traduction française d’un chapitre d’Orthodoxie par Paul Claudel.

Rappelons également que c’est en octobre que paraîtra le Cahier des Amis de G.K. Chesterton. Une première en France qui comprendra plusieurs textes inédits de l’écrivain et des études fouillées. Un rendez-vous à ne pas manquer. 

 

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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 05:52


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Le Monde comme il ne va pas (traduction française réalisée par Marie-Odile Fortier-Masek pour les éditions de l’Age d’Homme) célèbre cette année ses cent ans. C’est un ouvrage important pour comprendre la pensée sociale de Chesterton et pour goûter dans le même temps sa truculence.

À l’époque de Chesterton, les mythes du progrès et de l’industrialisation déroulent devant les optimistes béats un tapis rouge qui prendra vite l'aspect du sang. À leurs yeux, le monde est beau, resplendissant et les malheurs appartiennent au temps passé, à l’âge des ténèbres. Une fois encore, Chesterton se trouve là où personne ne l’attend. Le monde, ou plus exactement, la création, il l’aime suffisamment pour ne pas accepter qu’on la défigure constamment. Il met donc en application sa pédagogie du renversement de perspective. Il déchire le voile des faux-semblants qui mine la société anglaise et qui l’enfonce dans une paradoxale satisfaction béate devant ses propres malheurs. Chaque aspect du monde moderne, chaque courant de la pensée moderne, constitue une terrible machine qui déracine l’homme de son terreau naturel en lui promettant le bonheur et en le rendant esclave.

Tout y passe ! La vision moderne de l’homme qui est un réductionnisme, l’aristocratie qui n’est plus qu’une oligarchie du « fric », l’impérialisme, destructeur des nations et serviteur du despotisme commercial, la « suffragette » qui met au placard sa féminité pour être davantage un homme, l’éducation moderne qui se refuse à éduquer, etc.

C’est une mise en cause, mais joyeuse, truculente, heureuse, le fruit d’un amoureux de la vie. C’est aussi une constante ouverture de réflexion sur une autre conception de la vie sociale, qui refuse de réduire l’homme à être un instrument de l’utilitarisme moderne.

Si l’on veut absolument un résumé de ce livre, pourquoi ne pas le trouver dans ce passage consacré à la famille, institution si importante pour Chesterton qu’il écrit : « Nous ne considérerons les tendances cosmiques et politiques qu’en fonction de leur incidence sur ce toit ancien et unique ».

Alors, que dit-il de la famille ?

« On peut dire que cette institution qu’est le foyer est l’institution anarchiste par excellence. C’est-à-dire qu’elle est plus ancienne que la loi, et qu’elle se tient à l’écart de l’État. De par sa nature, elle est revigorée ou corrompue par des forces indéfinissables issues de la coutume ou de la parenté. Cela ne veut dire pour autant que l’État n’ait pas autorité sur les familles : dans de nombreux cas qui sortent de l’ordinaire, on a recours, et il le faut, à cette autorité de l’État. Toutefois, l’État n’a pas accès à la plupart des joies et des chagrins familiaux, ce n’est pas tant que la loi ne doive pas interférer mais plutôt qu’elle ne le peut. Certains domaines sont trop éloignés de la loi, d’autres en sont trop proches ; il est plus facile à l’homme de voir le Pôle Nord que de voir sa propre échine. Des affaires sans importances et immédiates seront tout aussi difficiles à gérer que d’autres, plus importantes et lointaines. Les vraies peines et les vraies joies de la famille en sont un parfait exemple. Si un bébé réclame la lune en pleurnichant, le gendarme ne pourra pas plus aller la lui décrocher qu’il ne pourra le calmer. »

 

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Sa politique, ou si l’on préfère sa vision sociale, on le voit, est fort simple. Elle vise à marier ce couple apparemment  impossible, liberté et institutions. Au terme de Le Monde comme il ne va pas, il l’exprime à travers la parabole de la « petite fille » :

 

« Cette parabole, ces dernières pages, et mêmes toutes ces pages, visent à démontrer que nous devons tout recommencer, à l'instant, et par l'autre bout. Je commencerai par les cheveux d'une petite fille. Si mauvais que soit le reste, la fierté d'une bonne mère pour la beauté de sa fille est chose saine. C'est l'une de ces tendresses inaltérables qui sont les pierres de touche de toutes les époques et de toutes les races. Tout ce qui ne va pas dans ce sens doit disparaître. Si les propriétaires, les lois et les sciences s'érigent là-contre, que les propriétaires, les lois et les sciences disparaissent. Avec les cheveux roux d'une gamine des rues, je mettrai le feu à toute la civilisation moderne.

Puisqu'une fille doit avoir les cheveux longs, elle doit les avoir propre; puisqu'elle doit avoir les cheveux propres, elle ne doit pas avoir une maison mal tenue; puisqu'elle ne doit pas avoir une maison mal tenue, elle doit avoir une mère libre et détendue; puisqu'elle doit avoir une mère libre et détendue, elle ne doit pas avoir un propriétaire usurier; puisqu'elle ne doit pas avoir une propriétaire usurier, il doit y avoir une redistribution de la propriété; puisqu'il doit y avoir une redistribution de la propriété, il doit y avoir une révolution.

Cette gamine aux cheveux d'or roux (que je viens de voir passer en trottinant devant chez moi), on ne l'élaguera pas, on ne l'estropiera pas, en rien on ne la modifiera; on ne la tondra pas comme un forçat. Loin de là. Tous les royaumes de la terre seront découpés, mutilés à sa mesure. Les vents de ce monde s'apaiseront devant cet agneau qui n'a pas été tondu. Les couronnes qui ne vont pas à sa tête seront brisées. Les vêtements, les demeures qui ne conviennent pas à sa gloire s'en iront en poussière. Sa mère peut  lui demander de nouer ses cheveux car c'est l'autorité naturelle, mais l'empereur de la Planète ne saurait lui demander de les couper. Elle est l'image sacrée de l'humanité. Autour d'elle l'édifice social s'inclinera et se brisera en s'écroulant; les colonnes de la société seront ébranlées, la voûte des siècles s'effondrera, mais pas un cheveu de sa tête ne sera touché. »

 

Nous célébrerons en octobre prochain à Paris ce grand livre chestertonien. Nous serons précédés, en quelque sorte, par l’American Chesterton Society, qui consacre sa conférence annuelle à ce centenaire. Cette 29ème  conférence annuelle aura lieu à Mt. St. Mary’s University, à Emmitsburg dans le Maryland, du 5 au 7 août prochain. Sous la houlette du président de l’American Chesterton Society, Dale Ahlquis, plusieurs interventions auront lieu qui décrypteront les erreurs de notre temps. Ainsi, Joseph Pearce sur les erreurs au sujet du progrès ; Geir Hasne, sur les erreurs au sujet de la science ; James Woodruff, en partant des liens entre GKC et Edmond Burke, sur les erreurs concernant le conservatisme ; James O’Keefe, sur les erreurs concernant les services sociaux ; William Marshner, sur les erreurs dans le domaine de la théologie.

Plus positives, d’autres interventions nourriront aussi la réflexion en traitant :

– La femme qui était Chesterton, par Nancy Brown, l’une des grandes plumes de l’American Chesterton Society ;

– Chesterton, Shakespeare et aujourd’hui, par le father Peter Milwar ;

– L’évangélisation de l’imagination, par Regina Doman ;

–Chesterton et Newman, par le father Ian Ker ;

Sans oublier bien sûr l’intervention toujours attendue de Dale Ahlquis.

Un grand moment auquel on regrette seulement de ne pas pouvoir assister…

 

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 06:00

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L’année 2010 est l’année du centenaire de Comme le Monde ne va pas (What’s Wrong With the World) auquel sera consacré principalement (mais pas uniquement) le colloque de Paris au mois d’octobre prochain.

Mais c’est aussi l’année d’un autre centenaire, celui du Father Brown. Le premier recueil regroupant les premières histoires du Father Brown fut publié en 1911. Mais les premières histoires parurent, elles, dès 1910. Il y a donc cent ans que le petit prêtre détective de Chesterton est né. Cent ans et toujours aussi jeune ! Formidable, n’est-ce pas ?

Nous reviendrons, bien sûr, sur ces deux événements.

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