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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 08:02
Philippe Maxence est l'invité ce mercredi 13 mai de Benoit Mancheron sur Radio Courtoisie dans son émission « Au fil des pages » pour y parler de Chesterton. L'émission débute à 11h45 pour se terminer à midi.

Radio Courtoisie
61, boulevard Murat - 75016 Paris
Téléphone : 01.46.51.00.85 | Télécopie : 01.46.51.21.82


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Sans aucun rapport, l'avant-dernière image censée illustrer le texte mis en ligne mardi 12 mai sur le premier voyage de Chesterton aux États-Unis et évoquant la parution de son livre, La Nouvelle Jérusalem, n'apparaît mystérieusement pas à l'écran. La voici donc :




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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 09:30
Il existe de par le monde des millions de lecteurs de Chesterton. Des associations lui sont entièrement consacrés. La majorité d’entre elles est anglo-saxonne. Quoi de plus normal pour un écrivain né à Londres et décédé dans le Buckinghamshire ? On aurait tort de croire cependant que seuls les habitants de Grande-Bretagne et de ses anciennes colonies ou ceux des Etats-Unis, portent une attention appuyée à l’œuvre de Chesterton. L’Amérique du Sud et l’Amérique latine sont loin d’être en reste. En Europe même, l’Italie et l’Espagne, pour ne citer que deux exemples, déploient de véritables efforts pour une meilleure connaissance des écrits de notre auteur. Un grand nombre de ses ouvrages sont traduits, même des titres qui n’ont jamais vu le jour en français. À l’Est, il y a aussi du nouveau puisque la Russie et d’autres pays plus petits, portent une certaine attention à l’œuvre chestertonienne.
Concernant la France, ce blogue, comme une petite veilleuse, entretient à sa place la flamme de l’intérêt pour l’homme et pour l’œuvre, pour ce nommé Chesterton qui bouscule si bien nos certitudes cartésiennes.
Mais je voudrais surtout attirer l’attention aujourd’hui sur deux publications uniques au monde, en ce qu’elles sont entièrement consacrées à Chesterton.



La première de ces publications est l’honorable et vénérable The Chesterton Review, éditée par The Chesterton Institue for Faith & Culture dont le siège se trouve à Seton Hall University (New Jersey), aux Etats-Unis, avec également une succursale à Oxford (Grande-Bretagne).
The Chesterton Institute se propose, non seulement, d’explorer et de faire connaître l’œuvre de Chesterton et des écrivains qui lui sont proches, il se propose également de travailler à répandre la tradition morale défendue par G.K. Chesterton. Il organise ainsi des séminaires, des colloques et des rencontres aux Etats-Unis, en Angleterre mais aussi à travers le monde. En France, un colloque sur le renouveau littéraire en France et en Angleterre comme réponse à la sécularisation est organisé en octobre p
rochain par The Chesterton Institute, avec notre collaboration. Nous aurons la joie d’accueillir plusieurs intervenants étrangers et français, et notamment le président du Chesterton Institute, le Father Ian Boyd.
En 1974, celui-ci a fondé The Chesterton Review, revue qui existe toujours. Si le premier numéro (ci-contre, à gauche) ne comprenait que 43 pages (avec un correspondant français en la personne de François Rivière, très bon connaisseur de Chesterton), le dernier numéro disponible  (ci-contre, à droite) comprend 444 pages. Les prochains numéros seront en juin et en décembre. La revue est publiée en anglais et comporte désormais une édition en espagnole. Pour s'abonner, il suffit de cliquer ICI.




La seconde de ces publications est Gilbert Magazine. Un vrai magazine entièrement consacré à G.K. Chesterton et dont les rubriques font directement références à des œuvres de l’écrivain (Tremendous Trifles ; Lunacy and Letters ; Alarms and discurssions ; The Rolling Road ; A Miscellany of Men ; Tales of the short Bow ; The Flying Inn ; Manalive ; The Battle with the Dragon ; All I Survey ; The Detection Club et bien d’autres). Outre l’éditorial, la chronique du Father James V. Schall,
s.j., des articles de Dale Ahlquist, président de l’Americain Society Chesterton et de divers autres chroniqueurs, Gilbert Magazine propose des textes de Chesterton, des citations sur des thèmes divers, et un courrier des lecteurs avec des réponses extraites des œuvres de l’écrivain. Une belle réussite d’une cinquantaine de pages qui paraît tous les deux mois. Édité aujourd’hui par l’Américain Chesterton Society, la plus importante organisation chestertonienne au monde avec The Chesterton Institute, Gilbert Magazine est publié en langue anglaise. Pour s'abonner, c'est .

Et la France ? Il n'existe pas à l'heure actuelle de revue, et encore moins de magazine, consacrée à Chesterton. Mais nous préparons, si des abonnés sont au rendez-vous, un Cahier Chesterton annuel, qui fera la part belle à la publication de textes inédits et à des études en français. Nous en reparlerons.

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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 11:20
Vous n'êtes pas encore abonné à la Lettre d'information ? C'est un tort ! À partir de ce dimanche – exceptionnellement – nous publierons uniquement pour les abonnés à la Lettre d'information l'intégralité des dessins de Chesterton accompagnant les contes traduits en français dans le recueil La fin de la sagesse qui vient de paraître à l'Age d'homme. Ces dessins ne sont pas reproduits dans ce recueil, à part certains du premier conte. Nous offrons pour notre part l'intégralité de ces dessins.  C'est donc une occasion unique de découvrir une facette méconnue du talent de Chesterton.


Rappelons que cet abonnement est gratuit et qu’il s’agit d’une lettre électronique à périodicité variable (très variable même). Elle n’engage à rien. L’abonné la reçoit dans sa boite aux lettres électronique. Il en découvre les premières lignes. Il peut choisir de cliquer pour en lire l’intégralité, d’en rester-là ou tout simplement de mettre à la corbeille cette Lettre d’information. Enfin celle-ci ne nous rapporte rien. Il s’agit juste d’un lien privilégié pour aller plus loin dans la découverte de Chesterton.
Comment s’abonner ? Il suffit de mettre son adresse électronique (celle-ci ne nous est pas communiquée et ne peut donc être utilisée pour d’autres fins) dans la case prévue à cet effet, dans la colonne de droite, à l’endroit intitulé « Newsletter ».
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20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 00:13
Elle fut dans la Russie soviétique, puis post-soviétique, la traductrice de C.S. Lewis et de G.K. Chesterton, mais aussi de Graham Greene et de P.G. Wodehouse.
Natalya Trauberg est décédée le 1er avril dernier à Moscou, à l’âge de 80 ans.
Née en 1928, diplômée de l'université d’Etat de Léningrad en langues anglaise, française, espagnole, portugaise, italienne, Natalya Trauberg était traductrice et enseignait à l’Institut théologico-biblique de saint André.
Dans un entretien qu’elle avait accordé en 2007 au journal russe Poma, elle racontait la place qu'avait occupé les contes de fées dans son itinéraire de femme et de chrétienne. Loin de voir une incompatibilité entre la féérie et le christianisme, Natalya Trauberg y voyait une même capacité d'ouverture à l'invisible.
Durant sa prime enfance, elle avait un peu lu des contes de fées bien que ceux-ci étaient considérés comme des reliquats de la culture bourgeoise et donc impitoyablement pourchassés. Néanmoins, encouragée par sa famille, elle lira avec passion ceux mis à sa disposition grâce à la bibliothèque familiale. Parmi les auteurs, Andersen est celui qui la marqua le plus. Elle affirmera que les contes de fées l’auront guéri des charmes de l’école soviétique, d’autant que sa grand-mère, pieuse orthodoxe, ne voyait aucune incompatibilité entre ceux-ci et le christianisme.
De son côté, Natalya Trauberg aura offert à la jeunesse russe de lire les contes de C.S. Lewis et de G.K. Chesterton, d'abord à travers des éditions clandestines, puis au grand jour.
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18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 09:56
a été adressée aux abonnés. Rappelons que celle-ci est gratuite, sous forme électronique et qu’elle n’est adressée qu’aux seuls abonnés.
Elle ne reprend pas des informations parues sur le blogue, mais offre habituellement des textes inédits ou des informations inédites.
C'est ce dernier cas qui constitue le fond de cette Lettre d'information n° 11. S'abonner (gratuitement, voir ci-contre, dans la colonne de droite, sous le calendrier), c'est avoir la certitude de recevoir cette lettre et d'être tenu au courant de l'actualité touchant Chesterton et son œuvre, notamment les nouvelles traductions, les éditions en cours ou les événements en préparation.
Et l'année 2009 sera vraiment riche en la matière.
Alors n'hésitez pas !

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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 01:55
C’est le 25 mai prochain que paraîtra comme nous l’avons déjà annoncé un nouveau livre de Gilbert Keith Chesterton. Publié chez Gallimard, dans la collection Le Cabinet des Lettrés, l’ouvrage porte comme titre : Le meurtre des Piliers Blancs et autres textes. Comme nous l’avions également souligné, on peut s’attendre, au regard de la collection, à un ouvrage soigné et élégant, à une édition raffinée, qui fera de ce modeste livre un petit bijou de bibliothèque.
Sur 137 pages, en petit format, Le Meurtre des Piliers Blancs et autres textes regroupe trois nouvelles, traduites ici par Lionel Leforestier.
La première de ces nouvelles est celle qui donne le titre général à ce recueil : Le Meurtre des Piliers Blancs (the white pillars murder). Il s’agit d’un texte policier qui date de janvier 1925 et qui a paru dans English Life. Il met en scène le détective Adrian Hyde.
La deuxième nouvelle, Les cinq épées (The five swords) date de février 1919 et elle a paru dans Hearst’s International. Cette nouvelle a déjà connu deux éditions françaises. Une première fois dans La Tour de la Trahison, publié chez Glénat, dans la collection « Marginalia », en 1977. La traduction est de Marc Voline. Ce même volume a été repris en 2007 aux éditions de L’Arbre vengeur sous le titre général Le Jardin enfumé, qui reprend en fait dans un ordre différent les nouvelles publiées dans La Tour de la trahison. Cette nouvelle y est publiée sous le titre : Le Cinq de pique.
Enfin, la dernière nouvelle publiée est intitulée Le Prince qui disparaît (The Vanishing Prince). Elle a paru en février 1920 dans The Storyteller avant d’être reprise dans L’Homme qui en savait trop (The Man Who Knew Too Much) qui date de 1922. Ce livre a été traduit en français, dans une édition toujours disponible chez l’Age d’Homme. The Vanishing Prince y est traduite sous le titre Le Prince de l’évasion et constitue le chapitre II. La traduction est de Marie-Odile Fortier-Lasek.
Notons que la nouvelle
The five swords a été intégré dans des éditions ultérieures à celle de 1922, publiées sous le titre The Man Who Knew Too Much and other stories, qui n'ont pas servi à établir l'édition française de L'Age d'Homme qui reprend, en traduction, celle de 1922.




Nous l'avions déjà fait remarquer lors de la parution de L'Assassin modéré, il est dommage de voir repris des textes déjà publiés en français alors que l'œuvre de Chesterton fourmille encore de contes, nouvelles et textes divers inédits dans notre langue. Nous ne pouvons que réitérer notre proposition d'offre aux éditeurs de les aider à visiter plus avant le riche univers de Chesterton. En espérant être un jour entendu…
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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 16:08
Retenez bien ce titre : « Le meurtre des piliers blancs ». C'est celui (le titre, pas le meurtre) d'un recueil de textes de Chesterton qui devrait paraître le 7 mai prochain dans la célèbre et belle collection du « Cabinet des lettrés » de Gallimard. Dans cette même collection, nous avions déjà parlé de L'assassin modéré , Suivi de L'homme au renard, paru en novembre dernier (ICI).
Cette collection de textes littéraires édite de petits bijoux d'ouvrages, particulièrement bien soignés, avec un papier et un graphisme élégant. On se réjouit donc d'avance de cette nouvelle publication dont nous attendons les épreuves avec impatience pour pouvoir vous en dire davantage.
Après Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste publié en mars et Les contes et nouvelles annoncés aux éditions de l'Age d'Homme, 2009 sera donc une année chestertonienne. On ne peut que s'en féliciter et s'en réjouir. Espérons que le public – et notamment vous, amis lecteurs de ce blogue – sera au rendez-vous. Les éditeurs ont besoin de l'enthousiasme du public.


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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 00:22
Voici un extrait du livre de Chesterton qui vient de paraître sous le titre de Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste (éditions de l'Homme Nouveau). Cet extrait forme la conclusion de la première partie consacrée à poser le problème de la large diffusion de la propriété privée dans le contexte de l'époque.





On m’a parfois reproché de ne pas être un homme de mon temps et plus encore de croire à ma propre religion. On m’a traité de médiéval, et l’on a même détecté en moi un préjugé en faveur de l’Église catholique à laquelle j’appartiens. Eh bien, parlons Église et parlons Moyen Âge. Si l’on nous disait que les rois médiévaux et les pays agricoles modernes avaient tort de tolérer chez eux des zones de bolchevisme avoué, nous serions quelque peu surpris de voir que cette remarque se référait en réalité au fait de tolérer des monastères. Or il est très vrai de dire que les monastères sont des communautés régies sur le principe de la communauté des biens ou plus exactement sur l’absence et la négation même de toute propriété. En ce sens les moines sont tous communistes. Leur vie économique et morale est une exception à la loi générale qui gouverne les sociétés et en particulier la féodalité et la vie de famille. Cependant leur situation privilégiée était considérée plutôt comme un soutien de l’ordre social. Ils conféraient à certains idéaux communautaires leur juste place dans l’État ; il en était de même des terres communales.Nous trouvons bon d’accorder à des guildes et des corporations leur juste place dans l’État, et nous n’avons rien contre l’idée de terres communales. Nous disons seulement que de vouloir nationaliser toutes les terres, cela revient à vouloir faire vivre tout le monde dans des monastères ; c’est donner à ces idéaux une place disproportionnée dans l’État. Dans le communisme, ce n’est pas seulement une petite portion de la population qui est communiste, c’est tout le monde qui doit l’être. Ce n’est pas avec un tel critère que nous définirons quant à nous la société distributive. Notre intention n’est pas que tout le monde soit distributiste. De même dans une société paysanne tout le monde n’est pas paysan. Par société paysanne nous entendons seulement dire qu’elle aurait le caractère général d’une telle société, à savoir que la terre serait exploitée de telle ou telle manière, que les lois obéiraient à tel ou tel esprit et que toute autre institution serait considérée comme une exception notable sur ce haut plateau d’égalité.

Si une telle idée est inconsistante, rien n’est consistant ; si elle est impraticable, c’est que la vie humaine elle-même est impraticable. Si quelqu’un désire avoir une roseraie, il plantera des roses là où elles peuvent le mieux pousser de manière à donner à son jardin le caractère général d’une roseraie ; cela ne veut pas dire que les roses envahiront son jardin ; elles se contenteront de le colorer. Il ne s’attendra pas à voir des roses pousser dans les cheminées, le long des grilles ou des arbres. S’il désire un potager au lieu d’une roseraie, il procédera autrement. Il sait ce qu’il veut réaliser mais il sait aussi, car il est intelligent, qu’il ne pourra pas le réaliser partout de la même manière, ou disons d’une manière unilatérale. Il sait qu’il devra composer avec d’autres réalités. Le jardinier ne reléguera pas les capucines dans le potager parce que certaines personnes aiment à les manger. Aussi n’exclurions-nous pas automatiquement de notre jardin social toute machine moderne, pas plus que nous n’en exclurions toute espèce de monastère médiéval. Mon apologue est assez juste, me semble-t-il, car il y est fait l’apologie de ce bon sens humain élémentaire que les hommes ne perdent qu’en perdant leur jardin, ainsi que l’a montré l’histoire de nos premiers parents, qui perdant la raison – je parle de cette raison supra-humaine dont ils avaient été dotés – ont en même temps perdu leur jardin.


Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste (traduction française de Outline of sanity) est uniquement en vente auprès des éditions de l'Homme Nouveau, soit par le biais du site sécurisé www.hommenouveau.fr
soit par courrier au 10, rue Rosenwald 75015 Paris, soit encore par téléphone au 01 53 68 99 77. Inédit en France, ce nouveau livre de Chesterton (traduction Gérard Joulié, 238 pages) est disponible au prix de 22 €.
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14 mars 2009 6 14 /03 /mars /2009 09:11
L'événement du moment pour les amis de G.K. Chesterton est constitué par la sortie de Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste, traduction française de Outline of sanity, livre que Chesterton fit paraître en 1926. Inédit en langue française, cet ouvrage complète ainsi la vision que nous pouvions avoir de l'écrivain, qui ne fut pas seulement un romancier, un apologiste, un essayiste chrétien, mais aussi un homme engagé pour une plus grande justice sociale.
Édité par les Éditions de l'Homme Nouveau, Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste, est formé de cinq grandes parties, comprenant chacune de deux à quatre chapitres. Il se termine par un ultime chapitre conclusif dans lequel Chesterton, conscient de l'aspect un peu éparpillé de ses essais, donne une synthèse générale de sa pensée.
L'ouvrage a une coloration nettement polémique, au meilleur sens du terme. Chesterton défend une vision de la société, argumente en sa faveur, mais, par le fait même, la distingue de conceptions opposées. Bien sûr, le contexte dans lequel furent publiés les articles réunis dans ce livre est aujourd'hui largement dépassé. Bien sûr, le vocabulaire a évolué et le monde est devenu largement plus complexe. Chesterton écrit à une époque où le monde est sorti de la Première Guerre mondiale depuis moins de dix ans. Le fascisme est au pouvoir en Italie depuis quatre ans seulement. En revanche, le monde libre regarde en direction de la Russie, devenue l'URSS, et affiche une grande crainte devant la menace communiste. En France, l'expérience du Front populaire n'a pas encore eu lieu; l'Espagne ne connaît pas encore la guerre civile. En Allemagne, le nazisme devra attendre 1933 pour parvenir au pouvoir. Deux grands modèles socio-économiques s'affrontent donc alors : le capitalisme et le socialisme étatique. L'un est incarné par les États-Unis et l'autre par l'URSS.
C'est face à ces deux conceptions que Chesterton propose une autre vision, inspirée directement de l'encyclique Rerum novarum du pape Léon XIII. C'est si l'on veut une vision chrétienne de la société, une conception conforme à la doctrine sociale de l'Église, mais qui, en même temps, ne nécessite pas forcément d'avoir la foi. Chesterton et ses amis, notamment Hilaire Belloc, lui ont donné le nom de « distributisme ». Ce terme n'est pas en soi très clair et il demande quelques explications.
Distributisme implique l'idée de « distribution ». Mais de « distribution » de quoi ? C'est ici que le contexte anglais est largement différent du contexte français. En France, les catholiques sociaux, également inspirés par Rerum novarum de Léon XIII, ont été amenés à porter leurs efforts dans une direction différente de celle qui fut prise par les catholiques sociaux anglais comme Chesterton. En France, l'effort sera mis sur la réconciliation des classes à travers la proposition d'un ordre corporatif, capable également d'améliorer la condition ouvrière. De ce fait, une partie des catholiques sociaux français estimera nécessaire de parvenir à changer les structures de l'État pour permettre l'émergence de cet ordre corporatif. En revanche, comme la société française est encore largement paysanne et que la propriété privée, même de petite dimension, y est présente, l'accent est moins mis sur cette question.
L'Angleterre se trouve dans une autre situation. La question du régime ne se pose pas. Mais les chrétiens sociaux sont confrontés à une organisation sociale qui réserve encore la majorité des terres à une petite classe : l'aristocratie. Il n'y a quasiment pas d'équivalent de la paysannerie française en Angleterre. Les prolétaires – c'est-à-dire ceux qui ne sont pas propriétaires (et d'abord d'eux-mêmes) – ne sont pas seulement les ouvriers de l'industrie, mais également les paysans qui peuvent du jour au lendemain se retrouver sans emploi. En gros, c'est cette situation que dénonce Chesterton, tout en tentant d'y apporter une réponse satisfaisante au plan humain et politique. Il lui donne le nom de distributisme puisqu'il s'agit de rendre les familles et les hommes vraiment libres en leur donnant à tous la propriété privée des moyens de production. À partir de là, il développe toute une conception de la vie sociale qui s'oppose au mythe du progrès, base commune de la conception « capitaliste » et de la conception « socialiste ».
En quoi, un tel livre peut-il concerner des Français du XXIe siècle ? Au-delà des mots et du contexte d'une époque, Chesterton montre bien que notre monde n'est pas le fruit du hasard. Il répond à un développement logique, dont il dénonçait les prémisses en 1926 et dont il voyait bien ce qu'il donnerait. Dans un monde globalisé, en partie grâce à la technologie, en partie grâce aux moyens de communication et en partie, en raison de la victoire de l'idéologie libérale, la situation dénoncée par Chesterton est devenue la nôtre. Alors que l'effort et le travail sont des valeurs mises en avant constamment, il semble que seuls certains en bénéficient. Alors que le monde de l'entreprise est exalté, seuls les grands groupes internationaux bénéficient de l'intérêt de l'État, au détriment des petits commerces, qui formaient encore naguère le tissu économique de notre pays. Alors que la famille traditionnelle n'est en soi ni une valeur de droite ni une valeur de gauche, celle-ci ne cesse d'être attaquée au point non seulement de n'être plus considérée comme la cellule de base de la société, mais d'être mis en concurrence avec d'autres formes de « famille ». Alors que la France est une terre paysanne, comprenant un large éventail de productions agricoles, notre agriculture n'a cessé de diminuer, transformant autant le visage économique de la France que le visage de la société.
La question qui se pose est donc de savoir si cette nouvelle situation a rendu l'homme plus heureux, la société plus stable, la paix plus assurée ?
En lisant les propositions de Chesterton – qui reste toujours habité de la flamme de l'espérance et d'une philosophie de la gratitude même en matière politique – il ne s'agit pas forcément de tomber d'accord avec chacune d'entre elles, mais de prendre le temps de réfléchir un instant en compagnie d'un auteur qui reste un grand écrivain. L'enjeu, c'est tout simplement notre propre liberté, notre capacité à redevenir réellement les maîtres de notre destin, à redevenir propriétaire de nous-mêmes.
Pour se procurer le livre, il suffit de le commander en ligne sur www.hommenouveau.fr (envoi immédiat) ou en écrivant aux Éditions de l'Homme Nouveau, 10 rue Rosenwald 75015 Paris ou en téléphonant au 01 53 68 99 77. Le prix du livre est de 22 €. Ce tirage est limité et il est offert en priorité à ceux qui commanderont le livre au mois de mars, avant que le reste éventuel soit mis en vente en librairie en avril.
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13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 09:06



Après une longue interruption due à un déménagement et à plusieurs voyages à l'étranger, le blog des Amis des Chesterton reprend son activité. Avec une bonne nouvelle que nous avons déjà signalée : la parution d'un nouveau livre en français du grand écrivain français.
Si vous êtes abonné à la Lettre d'information, vous avez reçu la Lettre n°10, qui comprend en exclusivité la présentation de ce nouveau livre, en forme d'un long avertissement.
Pour ceux qui n'ont pas encore pris le temps de s'abonner – un clic suffit et c'est gratuit – voici le début de cette Lettre. N'hésitez pas à vous abonner et à nous demander (amis.de.chesterton@free.fr) de vous envoyer l'avertissement en guise de bienvenue.



Une fois n’est pas coutume, il y a un thème unique pour cette nouvelle Lettre d'information, réservée aux abonnés. Comme nous l'avons annoncé mercredi 4 mars, un nouveau livre de G.K. Chesterton vient de paraître en France. Il s'agit d'un inédit, remarquablement traduit par Gérard Joulié, fin connaisseur de notre auteur et qui avait traduit en 2007 Les Contes de l'arbalète (titre d'origine : Tales of the Long Bow) chez l'Age d'Homme. Gérard Joulié est également le traducteur d'un autre fort volume de Chesterton qui devrait paraître cette année, toujours à l'Age d'Homme, un recueil de Contes et nouvelles.
Pour l'heure, sous le titre Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste, les éditions de l'Homme Nouveau publient pour la première fois en France la traduction d'un des principaux essais politiques de Chesterton : Outline of sanity.
Nous publions, en exclusivité pour les abonnés à la Lettre d'information, l'avertissement de l'éditeur, qui explique ce qu'est ce livre qui a connu plusieurs rééditions dans le monde anglo-saxon. Pour l’instant ce livre, en tirage limité, n’est disponible que sur le site de l’Homme Nouveau (ICI)  ou par correspondance (10, rue Rosenwald, 75015 Paris). Il ne sera en librairie qu’à partir du mois d’avril.
N'hésitez pas à vous le procurer pour découvrir une face peu connue de Chesterton : sa verve, son humour, son talent et son sens du paradoxe mis au service d'une vision non conforme de la société.
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