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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 14:58
P._Kechichian.jpgPatrick Kéchichian, écrivain et journaliste. Il vient de signer dans La Croix un excellent article sur Chesterton. On recommandera son dernier livre, au titre si chestertonien : Petit éloge du catholicisme (Folio/Gallimard)



Le 17 mars dernier, La Croix, sous la signature de Patrick Kéchichian, a publié une excellente page sur Chesterton, à l'occasion de la sortie d'une nouvelle traduction d'Hérétiques et d'Orthodoxie, aux éditions Climats. Au début de cet article, que l'on peut lire ICI, Patrick Kéchichian a fait ressortir la place singulière de GKC, en écrivant :

« Même si on ne le sait pas toujours, le très Britannique Gilbert Keith Chesterton (1874-1936) est bien l’un des maîtres à penser du XXe siècle – mais un maître singulier, irrécupérable. Généreux, fraternel, infatigable, il installe dans nos têtes rétives une inquiète connaissance, remplace la somnolence par l’éveil spirituel, les multiples figures du mensonge par l’unique vérité. Il démontre enfin que la vélocité de l’intelligence peut avantageusement se substituer au ronronnement des habitudes. Sa pédagogie est méthodique, imaginative, puissante mais jamais pesante, chevillée au bien-fondé de la leçon dispensée. D’un naturel jovial et optimiste, il nous invite à être confiants et plein d’audace – sans ignorer que tous les mystères de la vie ne sont pas joyeux… Il insiste sur la nécessité de ne jamais se hausser du col, de toujours considérer l’orgueil comme « une faiblesse de caractère », une manière d’« assécher » le « rire », « l’émerveillement », « l’énergie » et « l’esprit chevaleresque ». Il dit aussi : « Si un homme veut élargir son univers, il doit sans cesse se rapetisser. »

Une perception parfaite de l'homme Chesterton et de son œuvre que la France rédécouvre ces derniers temps.
Dans un encadré que l'on ne trouvera pas sur Internet, Patrick Kéchichian annonçait également la sortie de A bâtons rompus, qui vient de paraître aux éditions de l'Age d'Homme ainsi que d'Utopie des usuriers qui vient également de paraître aux éditions de l'Homme Nouveau. Il recommandait également le livre du président des Amis de Chesterton, Pour le réenchantement du monde, en le qualifiant d'« excellente introduction à Chesterton ». Signalons que ce livre est toujours disponible et qu'il peut nous être commandé au prix de 20€. Philippe Maxence est également l'auteur de L'Univers de Chesterton, petit dictionnaire raisonné, qui permet de découvrir l'œuvre de Chesterton à travers un ensemble de citations classées. Cet ouvrage peut également nous être commandé au prix de 24€.
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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 17:54
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Les éditions de l’Homme Nouveau viennent de publier un ouvrage peu connu de Chesterton en France, et jusqu’ici complètement inédit : Utopie des usuriers. Paru en 1917, ce petit livre, auquel l’éditeur a ajouté dix-huit autres essais de l’écrivain, fit scandale lors de sa sortie en librairie. En fait, il s’agit même du seul livre de Chesterton qui fut publié directement aux États-Unis sans connaître une édition anglaise préalable.

 

Si les choses se présentent mieux aujourd’hui – Utopia of usurers est disponible en Angleterre désormais –, ce livre, qui s’insère dans la série des essais sociaux de Chesterton,  comme Le Monde comme il ne va pas (L’Age d’Homme) et Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste (éditions de l’Homme Nouveau), mérite lui aussi d’être découvert et lu alors que notre société est confronté à une crise de longue durée qui touche jusqu’à la conception de l’homme qu’elle induit.

 

À sa manière, toujours paradoxale et stimulante, Chesterton surprend son lecteur à chaque page de ce nouvel essai. On ne peut qu’en conseiller la lecture, d’autant que la traduction a été réalisée par Gérard Joulié (traducteur également du Plaidoyer et du gros volume des contes parus à l’Age d’Homme : La fin de la sagesse).

 

En attendant de découvrir plus en détail Utopie des usuriers, en voici la présentation de l’éditeur :

 

 

 

« Lecteur, attention ! Dans ce livre, Chesterton est en colère. Face à une société aux mains des puissances de l’argent, l’écrivain, habituellement si débonnaire, ne cache pas son écœurement et dissèque quelques aspects d’un système qui peu à peu donne tous les droits à l’argent au détriment des anciennes valeurs morales. À son habitude, il ne suit pas une démonstration rigoureuse et conserve son humour pour pourfendre les fauteurs de scandales, les puissants du moment.

 

Livre de colère, essai d’hier pour aujourd’hui, Utopie des usuriers nous apprend qu’il y a un moment où le silence se fait complice et qu’il faut se réveiller au moins pour respecter son propre honneur.

 

On trouvera aussi dans ce livre 18 autres essais à travers lesquels Chesterton aborde la question irlandaise, l’industrialisme prussien, la Révolution française, le mauvais journalisme ou la situation sociale de son temps.

 

Lors de sa publication en 1917, l’ouvrage ne fut pas publié en Angleterre, en raison de sa virulence, mais directement à New York. »

 

 

 

 Le livre venant de sortir, on a tout intérêt à le commander auprès de l’éditeur (tirage limité). Soit directement par téléphone au tel : 01 53 68 99 77 (jours ouvrables et horaire de bureau) ; soit sur le site ICI.

 

 

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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 00:30
Nous venons de tomber sur le blogue de Martin Page, qui ce 14 février, a consacré quelques lignes à Chesterton. Qui est Martin Page ? Selon la biographie publiée sur son blogue : « Né en 1975, Martin Page passe sa jeunesse en banlieue sud de Paris. Son premier roman, Comment je suis devenu stupide, est publié en 2001. Suivront, au Dilettante, La Libellule de ses huit ans (2003), On s’habitue aux fins du monde (2005). Peut-être une histoire d’amour paraît en 2008 aux éditions de l’Olivier. Auteur d’un livre sur la pluie, il écrit également pour la jeunesse à l’Ecole des Loisirs (Conversation avec un gâteau au chocolat, Je suis un tremblement de terre…). Ses livres sont traduits dans une quinzaine de pays. »
Il vient visiblement d’écrire un article sur Chesterton – bonne nouvelle – et retire de cet exercice les réflexions suivantes :
« Article sur Chesterton terminé. Il a l’image d’un auteur brillant mais aussi d’un auteur catholique et réactionnaire. Il ne faut pas le laisser à la droite et aux catholiques ; ils le servent mal, on est pas loin du kidnapping. Je suis pour une collectivisation de Chesterton. Il est pour tout le monde. Une citation : “Ma première et ma dernière philosophie (en laquelle je crois avec une certitude inébranlable), je l’ai apprise dans mon enfance. Les choses que je croyais alors, les choses auxquelles je crois aujourd’hui, sont ce que l’on appelle des contes de fées. Ce sont des choses parfaitement raisonnables. Ce ne sont pas des fantaisies.” Plus loin il écrit : “L’arbre donne des fruits car il est MAGIQUE. La rivière coule de la montagne car elle est MAGIQUE”. Comment ne pas aimer cet homme ? »
Nous ne cacherons pas que nous sommes d’accords en grande partie avec cette vision. Oui, Chesterton est pour tout le monde et il n’appartient à personne en propre.
N’empêche ! Parler de « kidnapping » parce que des catholiques, comme lui s’en réclament, c’est un peu facile. « kidnapping » pour « kidnapping », l’inverse est aussi vrai.
Réactionnaire ? Voire ! Le mot est passe-partout et désigne davantage une étiquette accusatrice qu’une réalité profonde. Réactionnaire l’auteur de l’Utopie des usuriers, recueil d’articles parus dans le socialiste Daily Herald ? Réactionnaire l’auteur de Ce qui cloche dans le monde et Outline of sanity (Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste), charge contre le capitalisme des trusts ? Peut-être ! À condition de définir les mots et de s’entendre sur le sens qu’on leur donne. En tous les cas, l’ancien « radical » ne fut jamais un homme de droite au sens que ce mot a pris en France. Certes, ce beau défenseur des contes de fées fut un catholique, d’abord en pensée, puis en acte, à partir de 1922. Le livre où il présente une belle défense des contes de fées ; le livre d'où vient la citation – tronquée – de Martin Page, est aussi le livre de la défense du christianisme, livre qui fut jugé dans l’Angleterre de l’époque comme un scandale parce qu’il semblait crypto-catholique.
Oui, Chesterton est à tout le monde et oui, d’une certaine manière, faut-il le collectiviser. Mais si on apprécie celui qui écrit sur les contes de fées, prenons aussi le risque de ne pas oublier qu’il le fait en défense du catholicisme et que donc le catholicisme ne correspond peut-être pas à l’image facile que l’on s’en fait.
Il ne s’agit pas de croire ou de ne pas croire. La foi est un don, pas une marchandise d’occasion que l’on troque au terme d’une lecture et d’une argumentation. Ce n'est surtout pas un article publicitaire ! Il s’agit de savoir si l’homme qui défend cette vision des contes de fées et le catholicisme – les deux ensembles, il ne s'agit pas d'un supermarché où l'on prend à sa guise – n’a pas un regard plus juste que le notre sur le catholicisme. C’est d’ailleurs un effort qui doit être effectuer par tout lecteur de Chesterton. L’une des raisons qui nous pousse à l’aimer, au-delà de nos désaccords avec certaines de ses positions, c’est bien qu’il ne nous laisse pas tranquille avec notre médiocrité.
Pour finir, voici la citation intégrale sur les contes de fées dans la traduction d’Anne Joba (Orthodoxie,Idées/Gallimard, 1984, p. 72). Dès que nous le pourrons, nous donnerons aussi la nouvelle traduction de ce passage dans la nouvelle édition d’Orthodoxie à paraître chez Climats :
« Ma première et dernière philosophie, celle en laquelle je crois avec une certitude inébranlable, je l’ai apprise dans ma chambre d’enfant. D’une manière générale, je l’ai apprise d’une nourrice, c’est-à-dire de la prêtresse solennelle, désignée par les astres pour veiller sur la démocratie et sur la tradition. Ce à quoi je croyais le plus alors, ce à quoi je crois le plus aujourd’hui, c’est ce qu’on appelle les contes de fées. Ils me paraissent tellement sensés. Ils n’ont rien d’une fantaisie. »
et plus loin, il écrit :
« Un arbre donne des fruits parce que c’est un arbre magique. L’eau ruisselle de la colline parce qu’elle est encorcellée » (p.77).
Seulement, Chesterton veut simplement dire par là que le fantastique, l’extraordinaire et le miraculeux, pour peu que le regard ne soit pas embué, se trouvent dans les choses ordinaires de l’existence puisque la naissance même de chaque homme est un miracle. Face à un monde scientiste et rationaliste, il propose une défense enthousiaste du miracle. S’il y a un conte de fées, c'est aussi qu’il y a un conteur…
Voici maintenant l'original anglais  :
« My first and last philosophy, that which I believe in with unbroken certainty, I learnt in the nursery. I generally learnt it from a nurse; that is, from the solemn and star-appointed priestess at once of democracy and tradition. The things I believed most then, the things I believe most now, are the things called fairy tales. They seem to me to be the entirely reasonable things. They are not fantasies: compared with them other things are fantastic. »
et :
« A tree grows fruit because it is a MAGIC tree. Water runs downhill because it is bewitched. »

Que nous soyons catholiques ou non, que l'on ne nous empêche pas d'aimer et de lire Chesterton.
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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 13:28

Image-1-copie-13.pngLe dernier numéro de Minute nous apporte un excellent article de Joël Prieur consacré en une page à la présentation du recueil À bâtons rompus (Voir ICI et LÀ). Une recension enthousiaste, joyeuse et qui cache sous ce manteau d’émerveillement une très fine analyse de l’intelligence chestertonienne. Déjà Joël Prieur s’était signalé par un précédent article, paru également dans Minute, en mettant le doigt sur un élément essentiel de la pensée de Chesterton, à savoir son « soubassement anthropologique » (ICI). Son analyse était tellement juste que nous l’avions bien sûr signalée et qu’elle avait été reprise et saluée jusqu’aux Etats-Unis où les chestertoniens sont nombreux et avisés.

Joël Prieur donc récidive, et se plaçant peut-être sous les auspices de saint Thomas d’Aquin ou de l’un de ses brillants commentateurs, le cardinal Thomas de Vio plus connu sous le nom de Cajetan, il établit que le « génie chestertonien » se situe dans le maniement de « l’analogie » qui est au cœur du réalisme chrétien, de son esprit anti-système et de sa pertinence face aux nombreux problèmes que nous rencontrons. Mais, foin des commentaires et des présentation, la parole est à Joël Prieur lui-même, qui mène rondement sa barque sur la mer parfois agitée des saillies chestertonienne :

« Y a-t-il un secret de l’intelligence chestertonienne? On peut invoquer « l’esprit anglais » et cette manière « so british » de manier les concepts, mais cela ne me satisfait pas beaucoup plus que lorsqu’on met à l’origine du génie de Dostoïevski le fait qu’il écrive « des romans russes »

Non, ce qui caractérise le génie de Chesterton, c’est le maniement souple de cette figure bien oubliée que l’on nomme « analogie ». Exemple? A partir de la remarque banale d’un journaliste ordinaire qui avait eu le malheur d’expliquer que danser le charleston était une très bonne manière d’apprendre à jouer au golf, on a non seulement des considérations sur la danse en général et le charleston en particulier, mais une ébouriffante mise au point sur le rapport entre les fins et les moyens et l’inconvénient qu’il y a à mélanger moyens et fins.

Pour Chesterton (même si vous n’y aviez jamais pensé sous cet angle), il vaut mieux jouer au golf pour apprendre à danser que danser pour apprendre à jouer au golf. La raison? « La danse peut atteindre la beauté pure et absolue même si ce n’est pas toujours le cas des danseurs », tandis que la poursuite d’un club de golf… ce n’est jamais que « jouer à la balle ». La langue débridée de Chesterton est une merveilleuse école de vie, qui vous aide à discerner toujours l’extraordinaire dans l’ordinaire et la loi la plus générale dans le cas le plus particulier. L’éditeur a cru bon d’intituler ce livre A bâtons rompus, mais ce sont des lances que rompt ce Don Quichotte du verbe avec toutes les trivialités de l’existence. Lire Chesterton, c’est déclarer la guerre à la banalité! »

On peut lire (soyons clair, quand nous disons on peut lire, c’est une formule de politesse. Il faut bien sûr comprendre : il faut lire…) cet article dans le dernier numéro de Minute disponible en kiosque ou auprès de la rédaction (15, rue d’Estrées 75007 Paris).

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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 04:20

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Décapage est une « revue littéraire semestrielle hébergée par les éditions de La Table Ronde ». Créée en 2001, elle en est aujourd’hui à son 41e numéro. Selon Pierre Jourde, «  ce qui séduit dans Décapage, et qui fait en grande partie la différence avec la concurrence, ce n’est pas seulement le contenu, aussi sérieux et riche qu’on voudra, c’est l’emballage. L’indescriptible photo couverture, les petites bandes dessinées loufoques sur le monde de la littérature, l’humour des mini-commentaires disséminés un peu partout. »

 

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Avec un peu de retard, nous venons de découvrir que Décapage a proposé à ses lecteurs la traduction d’une nouvelle de G.K. Chesterton, dans son numéro 39 de l’été dernier. Intitulé Le Magasin de fantômes, cette nouvelle a été traduite par Thierry Beauchamp. Malheureusement, la revue n’indique pas le titre originel de cette nouvelle. Il s’agit de The Shop of Ghosts, publiée d’abord en 1909 dans le Daily News puis dans le recueil Tremendous Trifles (chapitre 37) la même année.

 

 

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Cette nouvelle a déjà connu une traduction/adaptation sous le titre Le Père Noël est immortel, publiée par Hachette Jeunesse, en octobre 1994, avec des dessins de Tony Ross et une traduction d'Olivier de Vleeschouwer.


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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 03:36
 
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Nous avons enfin reçu le dernier né « chestertonien » des éditions de l’Age d’Homme : « À bâtons rompus, propos débridés ». La première surprise est vraiment bonne : format plus petit, entre le format de poche et le format habituel des Chesterton à l’Age d’Homme. L’éditeur a repris le célèbre dessin d’Oliver Herford comme illustration de la couverture (dessin ci-dessus). L’impression est bonne et permet une lecture agréable.

Le volume contient au total 42 chapitres, organisés principalement à partir du titre « A propos de ». Ce qui donne :

  1. À propos des romans policiers
  2. À propos de la jeune génération
  3. A propos d’un refus
  4. À propos de l’Europe et de l’Asie
  5. À propos de la radiodiffusion
  6. Comment venir en aide au Golf ?
  7. À propos des Anglais à l’étranger
  8. À propos de la Pologne
  9. À propos des nouvelles capitales
  10. À propos du cinéma
  11. À propos des Enfants d’Hélène
  12. À propos des maisons « tout électrique »
  13. À propos du pilori
  14. À propos des drapeaux
  15. À propos du sentiment
  16. À propos de malentendu
  17. À propos du boudhisme
  18. À propos des coutumes funéraires
  19. À propos du loisir
  20. À propos de la Hollande
  21. À propos de Bath
  22. À propos de l’influence égyptienne
  23. À propos de l’archéologie
  24. À propos des mots maltraités
  25. À propos de la quête du plaisir
  26. À propos des domestiques
  27. À propos de la façon d’écrire l’histoire
  28. À propos de Noël
  29. À propos des chants de Noël
  30. À propos de l’esprit comique
  31. À propos des changements dans le goût
  32. À propos de l’impartialité
  33. À propos des principes moraux américains
  34. À propos de la prohibition
  35. À propos de l’abstention de toute boisson alcoolisée
  36. À propos du bon Roi Arthur
  37. À propos de l’architecture
  38. À propos de Shakespeare
  39. À propos d’Edwind Drood
  40. À propos de Byron et de Tom Moore
  41. À propos de R.L.S.
  42. À propos de Thomas Hardy

On le voit, les thèmes sont très différents et l’on soupçonne, rien qu’à la lecture de ce sommaire, les facéties, les surprises, les paradoxes, les réflexions, que nous réserve G.K. Chesterton.

Ces textes sont à l’origine des articles publiés dans l’Illustrated London News (ILN) en 1927. Comme on le sait (voir ICI et ICI), Chesterton collabora à cette publication de 1905 à 1936, en offrant un article hebdomadaire. Un tel livre nous permet  donc aujourd’hui de redécouvrir un Chesterton journaliste, chroniqueur très exactement, et qui élève cet exercice au rang d’art, offrant à ses lecteurs de 1927 comme à ceux d’aujourd’hui le plein épanouissement de son talent. Beaucoup de bonheur à l'état pur donc.

Les éditions de l’Age d’Homme ont puisé dans le volume 34 des Collected Works de G.K. Chesterton, édité par Ignatius Press. Ce  dernier volume contient les articles publiés dans l’Illustrated London News entre 1926 et 1928. L’avantage des volumes d’Ignatius Press tient dans le fait que les articles sont publiés dans l’ordre chronologique avec l’indication de la date de parution. Sans garder forcément l’aspect chronologique, puisqu’il s’agit dans l’édition du volume français d’un choix d’articles, il aurait été utile (et facile) d’indiquer la date initiale de parution. Autre avantage du volume d’Ignatius Press : il contient une présentation, des notes et un index des noms. Il y a vraiment très peu de notes dans le volume de l’Age d’Homme, pas du tout de présentation et une cruelle absence d’index, qui serait pourtant bien utile. Un seul exemple : les références à la France, à des auteurs français ne manquent pas. Retrouver facilement la page dans laquelle Chesterton évoque Gaboriau (p. 11) ou celle dans laquelle il disserte sur le jardin de Voltaire (p. 132) peut s'avèrer utile et même plaisant.

Image 3-copie-9En revanche, la traduction de Maurice Le Péchoux est agréable à lire et donne l’impatience d’avoir la suite. L’Age d’Homme nous annonce, en effet, sous le titre Le sel de la terre, un prochain livre de Chesterton. Autant dire tout de suite que nous l’attendons avec imaptience.
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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 18:00

Image-12.pngOuvrant par hasard Le vocabulaire de saint Thomas d’Aquin paru aux éditions Ellipses, nous avons eu le plaisir d’y voir mentionné Chesterton. L’auteur de ce petit livre, très utile quant au but qu’il poursuit, est Michel Nodé-Langlois, ancien élève de l’École Normale Supérieure (ENS), Agrégé de philosophie et professeur en Première supérieure (CPGE) au lycée Pierre-de-Fermat à Toulouse. Dans son introduction, il écrit notamment ceci :

« Pour s’acheminer vers une pénétration approfondie de la pensée de saint Thomas, on ne peut que recommander, dans la surabondante littérature qu’elle a suscitée, quelques titres dignes d’être classiques : de Gilbert Keith Chesterton, Saint Thomas du Créateur (Dominique Martin Morin) ; de Marie-Dominique Chenu, Saint Thomas d’Aquin et la théologie (Seuil) ; d’Étienne Gilson, L’Esprit de la philosophie médiévale et Le Thomisme (Vrin) ; de Jacques Maritain, de belles études dans De Bergson à Thomas d’Aquin (Hartmann) ; de Otto Hermann Pesch, Thomas d’Aquin, grandeur et limites de la théologie médiévale (Cerf) ».

Avez-vous remarqué ? Chesterton est le seul non spécialiste de cette impressionnante liste à être cité. Et en première ligne ! Une bonne nouvelle, non ?

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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 17:55

Image-3-copie-9.pngUn nouveau livre signé de Chesterton vient de sortir : A bâtons rompus. Édité par les éditions de l’Age d’Homme, il forme le numéro deux de la toute nouvelle collection « Revizor ». But de cette collection : « corriger la platitude de la lecture contemporaine ».

A bâtons rompus est un recueil d’articles, présenté ainsi sur le site de l’éditeur : « Un ensemble d’articles du grand écrivain anglais, le “prince du paradoxe”, sur les sujets les plus divers, écrits dans l’esprit caustique que les lecteurs de ses romans lui connaissent bien. »

Ce livre, annoncé pour mars prochain, est donc déjà disponible et vous pouvez le commander au prix de 15€ auprès de l’éditeur (ICI). Il comprend 270 pages. La traduction a été assurée par Maurice Le Péchoux. Nous vous en dirons davantage très prochainement.




Deux grands rendez-vous avec Chesterton sont encore à venir dans les mois prochains :

– l’édition dans une traduction nouvelle d’Hérétiques et Orthodoxie aux éditions Climats ;

– l’édition d’un inédit politique aux éditions de l’Homme Nouveau : Utopie des usuriers.

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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 18:04


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Le dernier numéro de la Chesterton Review, publication éditée par le Chesterton Institute, vient de paraître. Ce numéro double (3 & 4, Fall/Winter 2009) est, comme d’habitude, très riche et comporte pas moins de 440 pages.
On y trouvera notamment des textes de Chesterton sur Dickens, mais également des textes de Maurice Baring, le grand ami de GKC, d’Hilaire Belloc, son compagnon d’arme et… de Charles Péguy. Il s’agit du poème La Nuit, publié dans sa traduction anglaise et dans le texte original français.
Nombre d’autres articles forment ce numéro. Signalons notamment les interventions lors du colloque sur le distributisme qui s’est tenu à Oxford en juillet dernier (dont l’intervention de Philippe Maxence, publiée ici dans sa version anglaise) ainsi que les interventions en langue anglaise de la table-ronde qui s’est déroulée à Paris en octobre dernier.

Dans son éditorial, le Father Ian Boyd annonce d’ailleurs une parution en langue française d’un numéro spécial de la Chesterton Review, qui reprendra l’intégralité des communications du 15 octobre dernier à Paris.

Nous ne pouvons qu’encourager tous les passionnés de Chesterton à se procurer et à s’abonner à la Chesterton Review. L’Association des Amis de Chesterton dispose de quelques numéros à vendre dont les sommaires peuvent être communiqués sur demande. 

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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 14:22

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Sur l’excellent site Causeur d’Élisabeth Lévy (ICI), Basile de Koch, qu’il est inutile de présenter, consacre un article enflammé à Chesterton, en abordant ce continent par le biais de l’hypothétique canonisation de l’écrivain. Comme d’habitude, c’est enlevé, souvent bien vu, avec un côté vivant que l’on aimerait pouvoir imiter.

Pourtant, et au risque de déplaire une nouvelle fois à ceux qui n’ont pas apprécié quand nous avons relevé les erreurs de citations d’Éric Zemmour (ICI), Basile de Koch est allé un peu vite en besogne. Disons-le tout de suite, on ne lui en veut pas des petites erreurs de détail que nous avons décelées dans cette déclaration d’amour. À titre d’exemple, nous n’en citerons que deux, en vous invitant surtout à passer au-dessus de celles-ci pour lire ce qui constitue un bel hommage revigorant.

Pourtant, en bon Gaulois que nous sommes, nous aimons rendre à César ce qui est César. Après seulement, nous pouvons boire à la santé de nos héros et de nos amours. Donc, ce n’est pas le Chesterton Institute qui a organisé le colloque du 4 juillet dernier (voir ICI) intitulé « The Holiness of G.K.Chesterton ». L’organisateur est la Chesterton society d’Angleterre () qui retrouve une nouvelle vigueur sous l’impulsion de son président, William Oddie, auteur du dernier ouvrage important consacré à Chesterton (, et ). Il se trouve que le Father Boyd, président du Chesterton Institute, que nous interrogions en octobre dernier sur le sujet, ne se montre pas très enthousiaste pour cette histoire de canonisation. Il n’a rien contre la sainteté en général ni contre les saints, mais il craint qu’en élevant l’auteur d’Orthodoxie sur les autels, on le coupe de nombre de lecteurs potentiels. Paradoxalement, il risquerait en devenant un saint officiel de perdre de sa force apologétique.

Autre petite erreur : non Le Défenseur n’a pas été « publié la même année qu’Hérétiques ». Hérétiques (ICI, , et ) date de 1905 et le recueil d’essais Le Défenseur lui est antérieur de plusieurs années puisqu’il apparaît dans les rayons des librairies de Grande-Bretagne en 1901. Après deux recueils de poésie parus en 1900, Le Défenseur (ICI) qui rassemble des articles parus dans The Speaker est le premier livre en prose de Gilbert Keith Chesterton.

Voici au passage deux petites erreurs relevées. Ce qui nous rend d’autant plus libres pour dire combien nous sommes heureux de voir un site comme Causeur évoquer notre écrivain et le rendre aussi vivant sous la plume déjantée de Basile de Koch. Saluons le courage de celui-ci qui, en note, rend aussi hommage en passant à Hilaire Belloc, puissamment honni par tous les biens-pensants. Disons-lui aussi que nous avons aimé certaines fulgurances, comme cette chute finale : « Admettons-le une fois pour toutes en souriant : quelque chose ici-bas nous dépasse ! “Et si les plus vieilles étoiles n’étaient que les étincelles d’un feu de joie allumé par un enfant ?” ». À la manière de Chesterton, qui lui aussi se trompait dans les dates et qui inventait les citations ou les recomposait à sa manière, Basile de Koch a percé intuitivement le secret de GKC : « Journaliste, essayiste et romancier, “confesseur de la Foi” et auteur de polars, Chesterton fut d’abord, dans toutes ces entreprises, un incomparable théoricien mais aussi praticien du Rire (contrairement à l’ami Bergson, qui rit quand il se brûle) ». Il annonce (Basile, pas Gilbert) qu’il reviendra sur le sujet. Nous l’attendons avec impatience.

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