Cette semaine, c’était l’hebdomadaire Minute qui évoquait le Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste de Chesterton (traduction française de Outline of sanity). C’est maintenant Le Nouvel Observateur, sous la signature de Frédéric Vitoux, qui parle de ce livre, après un rapprochement surprenant avec… Louis-Ferdinand Céline, auquel Vitoux attribue la paternité des… 35 heures !
Ce n’est pas la première fois que Frédéric Vitoux parle de Chesterton. Nous l’avons déjà évoqué depuis le lancement de ce blogue. Bon connaisseur du père de Father Brown, il a su accueillir avec intérêt le regard politique et économique de notre auteur. Voici quelques extraits de son article.
« Chesterton monte au créneau
Le capitalisme, c'est le vol
Par Frédéric Vitoux
Si Céline a secrètement inspiré la loi sur les 35 heures, l'auteur de «Father Brown» fustigeait les excès du libéralisme avec humour C'est plus que jamais d'actualité.
(…)
Le «communisme Labiche» de Céline, le pavillon en meulières pour chacun et «l'égalité devant les ronds», c'est cela même, à sa manière, dont rêve l'écrivain anglais, en 1926, quand il se lance à sa façon dans un «Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste». Le totalitarisme stalinien comme les concentrations industrielles propres aux sociétés libérales, les grands magasins qui supplantent les petits commerces et les paysans chassés de leurs terres au profit des grosses propriétés, lui font également horreur. Contre Bernard Shaw et les Fabians, ces intellectuels socialistes britanniques proches des travaillistes, Chesterton bataille pour ce qu'il appelle le «distributisme». Autrement dit, des propriétés à peu près d'égale importance pour chaque fermier et l'appel à la mobilisation des consommateurs qui se regrouperaient pour défendre les petits commerces de proximité contre ce qu'on n'appelait pas encore à l'époque les super ou hypermarchés. »
Allez lire le reste ICI. Cela en vaut vraiment la peine.
L’article est disponible dans le numéro du Nouvel Observateur de cette semaine et sur Internet.